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  • Nous rompons!

    Nous vivons une extraordinaire accélération de la situation économique mondiale.

    Certes, contrairement à ce que j'avais pu pronostiquer il y a de cela plusieurs mois, les places boursières tiennent encore et même tendent à se boursoufler, ainsi Wall Street a-t-il battu tous les records le 19 Septembre 2014 avec 17 280 points.

    Cette boursouflure continuelle ne rend pas compte d'une quelconque réalité économique, mieux encore, elle semble s'enfler au même rythme que l'effondrement de l'économie réelle.

    Les fermetures d'entreprises en Europe, aux U.S.A., au Canada, au Japon, en Australie..., bref, en Occident, en accroissement constant, ne peuvent pas ne pas avoir leurs pendants dans les autres pays, qu'ils soient B.R.I.C.s ou pas.

    Il s'agit donc d'une faillite universelle.

    Dans peu de temps nous apprendrons la faillite de telle ou telle entreprise de transport maritime ou aérienne et nous traverserons des grands magasins vidés de leurs marchandises, pour ceux survivant encore...

    L'origine de cette banqueroute générale a de nombreuses origines, allant de la diminution d'approvisionnement de combustibles fossile à faible coût, surtout du pétrole déjà en baisse de production, aux déséquilibres dantesques entre les pays producteurs de biens et de services à moindre prix de fabrication et les pays consommateurs de ces mêmes biens et services, occidentaux, n'ayant plus de moyens d'achat que ceux dû aux "planches à billets" et à des banques réellement ruinées ne prêtant quasiment plus qu'à des états eux-mêmes en situation de faillite généralisée pressurisant toujours plus les peuples pour rembourser ces mêmes prêts, ceci afin de sauver des pseudo-investisseurs propriétaire ou créanciers de ces banques et, dès lors, de ces dettes des états.....

    En vrai, nous ne faisons tous que verser nos impôts dans le tonneau des Danaïdes des places boursières et de la spéculation mondialisée, impôts provenant de monnaies surproduites ne rendant aucunement compte d'un quelconque réalisme économique, et, donc, n'ayant absolument aucune valeur, places boursières et spéculations elles-mêmes ne se rapportant à aucune valeur et richesse réelle d'entreprise quelconque, n'enflant que grâce à divers expédiant comptables tel que l'effet levier (allez plutôt voir sur le net ce qu'est cette dangereuse ruse d'emprunt, vous y trouverez une description plus précise que je ne saurais le faire).

    Sans compter les banques d'état achetant des actions dont les plus pourries et, pourquoi pas, useraient des mêmes expédiant...

    A cette incommensurable bulle spéculative viennent se greffer diverses autres dont celles immobilières, en Europe et en Chine notamment, ou celle des prêts aux étudiants aux U.S.A., prêts jamais remboursables puisque le chômage y grimpe d'une façon telle que même les magasins d'alimentations et les super-marchés ferment les uns après les autres.

    N'allez pas croire que l'Allemagne, voire la Suisse, échapperaient à cette catastrophe monétaro-industrielle, cette double bulle spéculative, qui, en vérité, ne font qu'une, de plus les dettes des états ne sont que l'un des nombreux outils, pour la ploutocratie, de contrôler le pouvoir politique et de ponctionner la richesse des nations.

    Ces deux pays sont dans la même situation déplorable que partout ailleurs en Europe et leur tissu industriel souffre tout autant, mais de cela le silence se fait et les mensonges fusent d'une presse oppressée.

    Cette ruine des état, ruine des citoyens, des peuples, cet évidement des usines et fabriques, ce chômage d'au-delà de masse touchant autant l'ouvrier non qualifié que l'ingénieur, autant le policier que le militaire, autant le scientifique que le publicitaire, cette recherche imbécile et effrénée d'économie du moindre bout de chandelle d'une classe politique de partis dits de gouvernement perdue et affolée d’absolument rien comprendre aux événements, n'agissant plus qu'en faisant n'importe quoi, quand  ce ne sont pas de ces petits malins, élus ou ministres, pensant pouvoir  échapper à l'impôt en toute quiétude, de ces élus au garde-à-vous, se soumettant aux moindre désir de la ploutocratie, à l'échine souple et à la preste servilité, ou de cette ex petite amis du président générant encore plus de confusion en son ridicule esprit de vengeance (malheur par qui le scandale arrive)...

    Tout cela et encore plus, comme ce parti politique, copain comme cochon avec les médiats, dernier rempart défendant l'honnie Union-Européenne, le Front National, se voilant de bienpensance et de beaux discours mais qui jamais n'affirme officiellement vouloir quitter l'U.E. et l'O.T.A.N....

    Tout cela, au moment même où le monde entier est en proie à la plus terrible, la plus tragique déroute économique qu'il puisse exister, cela au moment même où s'agitent, à nos portes, de terribles mouvements d'intégristes musulmans dans ce proche-Orient si sensible de pétrole et de Suez qui vont jusqu'à faire trembler leurs anciens alliés du Qatar et d'Arabie-Saoudite, juste au moment où de déplorables gesticulations, en Ukraine, de l'européenne union et du gouvernement U.S. achève de ruiner l'ensemble des pays de l'U.E. en nous faisant risquer une guerre et nous éloigner de notre naturel partenaire, la Russie, juste au moment où notre maître à tous, les États-Unis-d'Amérique, se trouve dans une telle déplorable situation que la gouvernance allemande en profite pour enfin assouvir son rêve illusoire de domination de l'Europe en une étrange compulsion de répétitivité: la débâcle américaine sera inéluctablement suivie de celle de la Germanie, la ruine du premier nous libèrera du second.

    Et tout cela s'évaporera d'un coup lorsque les marchés s'écrouleront en un clignement d’œil, plus de dette, plus de banque, plus de paradis fiscaux, plus de pseudo-investisseur, plus d'Ukraine, éclatée ou absorbée par la Russie, plus d'U.S.A., plus d'U.E., peut-être disparue avant, plus d'internet, peut-être, aussi...

    Mais nous aurons à gérer tout un recommencement:

    Il nous faudra tout reconstruire sur les ruines fumantes d'une guerre économique qui nous aura laissés exsangue, des infrastructures à l'agriculture en passant par l'industrie des métaux, des plastiques, du bois et de que sais-je encore, en étant gouverné par des responsables politiques pour la plupart décrié de trop de lâcheté, de négligence, d'obéissance, de dogmatisme, d'aveuglement, d'esprit de lucre quand nous aurons besoin de décisions rapides et sûres venant de personnalités respectées et respectueuses.

    Les jeunes et les moins jeunes ne sont formés que de métiers inutiles tel celui de commercial  quand il nous faudra des tourneurs-fraiseurs et des agriculteurs...

    Il nous faudra réapprendre la politique, les frontières, la loi pour tous, du miséreux au puissant, juste en terme de justesse autant que de justice, la démocratie dans sa complexe simplicité, il nous faudra la redéfinir, aussi.

    Il nous faudra une armée puissante, du peuple, pour le peuple, par le peuple: le service militaire risquerait bien de redevenir nécessaire, refaire une marine, marchande et militaire, une aviation aussi, recomposer une science digne de ce nom, une médecine à l'adresse du plus riche au plus pauvre...

    Il nous faudra une police bien formée proche des populations quand nous savons qu'en huit mois seulement de formation le policier se devrait d'être prêt à servir, au regard des deux ans nécessaire pour former au moindre métier manuel.

    Il nous faudra redéfinir le statut d'un service publique (eaux, énergies, communications) efficace et efficient, hors du champ concurrentiel, sans lequel aucune société complexe en sa modernité ne peut fonctionner convenablement.

    Il nous faudra tout autant apprendre à être moins dispendieux autant en énergie qu'en matières premières, découvrir et apprendre à ne plus, sinon à moins souiller les sols et l'air de produits néfastes pour l'homme, l'animal et la plante, et que dire de ces ondes des antennes téléphoniques 4 ou 5 G rendant inhabitable le lieu le plus commun?

    Mais surtout, il nous faudra faire attention à ces géants d'Asie, d'Amérique et d'ailleurs devenus fous de douleurs d'avoir cru aux rêves d'Occident, eux pris à contre-pied tout juste après avoir connu le début du parfum de richesse d'une classe moyenne en tout début d'édification, aux gouvernances craignant le courroux de leur peuple de voir cette promesse s'échapper de leurs mains et les détournant de leur vindicte par quelques aventures guerrières pouvant tourner au tragique et au  drame, jamais deux sans trois, il y a eu deux guerres mondiales.

    Tout reconstruire, tout apprendre et réapprendre, tout recomposer, les idéologies, nos manières de faire et de percevoir, nos rêves, même...

    Et puis, ne nous étonnons pas, du retour du religieux, des églises remplies, des musiques militaires, révolutionnaires aussi, de modes anciennes, parfois très anciennes, de découvertes fracassantes et des querelles qui les accompagneront, d'un art suranné bien que de qualité, de nombre d'abandons, du jour au lendemain, de ce qu'il se fait aujourd'hui, de couples traditionnels, papa, maman, fiston, fifille, de l'ouverture de bagnes qui ne porterons pas ce nom mais en seront de lignées, du voyage en trains bondées du matin jusqu'au soir parce que l'essence n'arrive plus jusqu'au réservoir...

    Mais, pour commencer, pendant environ un an, ce sera plus dur encore:

    Parce qu'il nous faudra commencer par  gérer la pénurie de tout, parfois même de nourriture, préparez votre jardin potager si vous le pouvez et en avez la place, achetez les graines et les outils maintenant, le poulailler ne sera pas de trop, l'hiver risque d'être long et froid si cet effondrement survient les mois qui viennent, faites des réserves et pensez au troc.

    Le papier manquera, la batterie du téléphone, les pièces de rechange pour la voiture en panne si il y a encore essence et gasoil, plus de chocolat ni de banane, pas plus de céréales au petit déjeuné, le trivial P.Q. sera rare tout comme l'eau de javel, le téléviseur, le mixeur, le rasoir électrique, la machine à laver et l'ordinateur seront à réparer, il y aura de quoi ouvrir boutique, les lames de rasoir seront introuvables, les barbes fleuriront et les femmes auront des poils aux pattes, pas même de cire pour s'épiler, le ciment aussi manquera, comme l'acier, le cuivre, le zinc, la peinture, le papier peint, les lampes, le verre, l'assiette, la fourchette, le couteau, la cuillère, la casserole, le drap et la taie d'oreiller, le pantalon, le chapeau, la chemise et le chemisier, les cigarettes, le briquet, les billes, la voiture qui fait pouet-pouet, la poupée qui dit maman et la corde à sauter pour les enfants manqueront...

    C'est bien simple, tout ce que la France ne produit plus ou peu nous manquera et la France ne produit plus grand chose...

    N'écoutez pas les sirènes contant que demain on rase gratis, demain ne sera pas simple, pour personne, même le milliardaire pourrait devenir simple gueux, fiez-vous à celui posant les paroles de réalité: "Nous sommes dans la pire des mouises et nous nous en sortirons ensemble, je vous la dit, cette réalité et vous la connaissez, voici ce que je vous propose, retroussons nos manches!"

    Peut-être certains devront-ils faucher le champs à la faux, se laver à l'eau froide et ne se chauffer qu'au bois, que chacun subsistera par une économie souterraine, des amitiés, des contacts, des voisins...?

    Il sera difficile pour les plus jeunes de redécouvrir la vie sans portable ni jeux d'ordinateurs, combien de batteries tomberont en panne, les ordinateurs les plus plats n'ont une durée de vie que de deux à trois ans et ils sont irréparables et sait-on jamais si internet fonctionnera parfaitement bien?

    Hier encore je fus moqué en raison de mes réserves en savons, produits d'entretien, P.Q., éponges et d'autres choses encore, cet ami avait dit que je préparais la prochaine guerre mondiale, je n'ai fait que lui rétorquer que je ne craignais juste que l'effondrement de l'économie mondiale (en vérité, plutôt celui, généralisé, de toutes les monnaies et du commerce international, ce qui revient au même [je suis curieux toutefois de savoir quelle forme cela prendra]).

    Une prochaine guerre mondiale, peut-être, mais pas avant cinq à dix ans minimum, le temps pour tous les pays de se reconstruire et/ou de se réorganiser sauf une situation explosive toujours possible de type attentat de Sarajevo, mais je ne pense pas l'Europe sur cette pente, je le répète, les véritables tensions se trouvent entre la Chine et l'Inde ainsi qu'au Proche-Orient, mais ni en Ukraine, ni dans les Balkans, ni en Belgique.

    Notre monde se rompt, profitons en pour penser notre futur en ne rêvant plus, ne cherchons plus ce que nous voulons mais voulons ce que nous pouvons, ce qui est déjà beaucoup.

     

     

    THEURIC