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Le système économique mondialisé reprend sa descente aux enfers.

 

Le système économique mondialisé reprend sa descente aux enfers.

Ce n'était pas tant que ce processus avait cessé mais juste qu'il s'était ralenti.

Géomètre à barreau, semiothisa clathrata.JPGCe ralentissement avait d'origine les lois et directives (de l'U.E.) occidentales, quasiment tous pays confondus, autorisant les banques à ponctionner les avoirs des particuliers quand ceux-ci avaient plus de 100 000 euro dans leurs comptes épargnes.

Ces derniers avaient donc, pour les plus malins et informés d'entre-eux, dépensé leur argent plutôt que d'attendre d'en être délesté.

D'où la brève reprise, dont les médias français ainsi que le gouvernement se firent les gorges chaudes, annonçant même que la "crise" était derrière nous, ce qui nous montre combien ceux-ci comprennent bien peu de ce que le dynamisme de l'économie globalisée est en réalité.

Vu qu'en Union-Européenne, la directive du bureau européen fut émise début Janvier, les trois mois nécessaires pour que celle-ci fut appliquée en tant que loi dans les pays de l'U.E. et que les-dits particuliers malins et informés, ayant quelques économies, en apprennent l'existence puis agissent en conséquence, cela nous amena en Mars.

Les deux mois suivant, Avril et Mai, concernèrent la livraison des commandes et les travaux de réfections immobilières (deux dans le seul immeuble où j'habite), rajoutons y, par sécurité, un mois de cette brève et légère surchauffe industrielle et cela nous conduit en Juin.

Ensuite, ben... ensuite, l'inexorable désindustrialisation d'échelle internationale reprendra son cours logique, d'autant plus rapide que la baisse de production pétrolière, en en faisant remonter le prix, affectera d'autant plus les entreprises, autant ceux des transports internationaux que ceux des usines et fabriques.

A n'en pas douter, le coup sera rude pour le personnel politique lorsque les chiffres statistiques de la santé économique du pays et de l'union, de Mai et Juin, sortiront.

Mais cela ne touchera pas seulement la classe dirigeante, les acteurs économiques recommenceront également à avoir des sueurs froides, eux qui pensaient majoritairement que ce sursaut momentané était le début de la fin d'une crise ayant commencé en 2007.

Quelle erreur...

Ce qui est le plus à craindre dans cette histoire c'est le contrepied dedans lequel ilsIMGP0198.JPG se trouvent, sans comprendre, de plus, que la machinerie monétaire est elle aussi dans un état épouvantable en raison, comme j'ai pu l'écrire de nombreuses fois, d'une continuelle planche à billet faisant perdre aux monnaies l’entièreté de leur valeur.

 

En fait de planche à billet, il ne s'agit pas de rotatives créatrices de papier monnaie, mais plutôt d'argent virtuel viré, et non pas livré, directement dans les caisses des banques.

Là, la question nous revient donc de nous demander quelle est la définition du mot "virtuel", alors, la voici provenant du Littré : Qui est seulement en puissance et sans effet actuel.

Il devient intéressant de se pencher, ensuite, sur le mot "potentiel" dont voilà également la définition par le même dictionnaire : Terme de logique, provenant d'Aristote. Qui est en puissance, virtuel, par opposition à effectif.

Dès lors, nous nous devons de comprendre que toute création virtuelle n'a pas d'existence effective mais a un potentiel d'existence, nuance.

J'avais, dans mes "aphorisme" ( search?s=aphorismes&search-submit-box-search-16212=OK ), écrit ceci: Considérer l'argent comme un bien, quelle drôle d'affaire, non, il est la représentation d'un bien potentiel, nuance.

Dès lors, toute monnaie électronique peut être considérée comme étant la virtualité d'une virtualité, soit la représentation de la représentation d'un bien potentiel, ou dit autrement, le potentiel d'un potentiel d'achat d'un bien.

Donc, si nous prenons en compte les surproductions monétaires, à quoi nous pouvons rajouter l'immensité des crédits de toutes sortes, également d'une grande virtualité,  mettant le monde entier en situation d'être débiteur de quelqu'un d'autre ou d'une entreprise monétariste, en sachant qu'une majorité de prêteurs sont tout autant emprunteurs, de plus ceci gravé sur de seuls mémoires électroniques, donc tout cela n'est que seulement du potentiel de potentiels... infiniment...

P1000164.JPGDonc, si nous prenons en compte tout ceci, nous ne pouvons considérer cette masse monétaire virtuelle que comme n'ayant d'existence que par les seuls effets délétères qu'elle produit sur l'économie réelle, parce que n'ayant qu'une réalité effective réduite, puisque seule une infime partie de celle-ci est utilisée pour des achats quelconques, le reste n'ayant d'existence que dans la tentative, vaine, de sauver la globalisation monétaire et les bourses.

Considérant cela, j'en conclus que cette surproduction monétaire n'est que l'une des insignifiantes causes, car simplement indirecte, voire même seulement l'un des effets de  nos infinis problèmes économiques.

Et que la réalité de leur cause est plus sûrement à rechercher dans les anciennes et actuelles béances frontalières des pays, ceci doublées des déséquilibres salariaux monstrueux entre les populations, au sein de l'Union-Européenne, d'abord, mondiaux, ensuite, ayant généré ces fantastiques déséquilibres des rétributions et d'impositions entre les populations, ce qui amena chômage et baisse salariale en Occident, seuls lieux où pouvaient se vendre les productions manufacturières.

L'U.E. n'étant, bien entendu, que la réplique en miniature de ce qu'il se passe économiquement à l'échelle mondiale.

 

Pour en revenir à l'actuelle désindustrialisation internationale, ce sont les classes-moyennes intermédiaires, mais surtout hautes, qui réagirent quand elles apprirent les nouvelles lois bancaires.

Évidemment, ce sont les classes-moyennes économiques, soit les petits entrepreneurs, les cadres, professions libérales et bien d'autres... qui furent à l'origine de cette brève reprise, celles qui commencent à comprendre que leur sort est lié à celui  de ceux ayant des émoluments moindres ou rachitiques, qui commencent à comprendre que leur déclassement ne va pas tarder à suivre celui subit par le reste du peuple.

D'ailleurs, ce sont leurs enfants et ceux des classes-moyennes intellectuelles qui manifestent en ce moment lors des nuits debout.

 

Pour lire régulièrement les traductions de nombreuses mises en gardes d'économistes outre-Atlantique du prochain effondrement économique global, je suis frappé par le fait que ces avertissements ne font cas que des surproductions monétaires ou des faiblesses bancaires, mais quasiment jamais de la désindustrialisation actuelle.

Lorsque cela survient, aucun lien n'est fait entre les différentes informations obtenues portant autant sur la-dite désindustrialisation, les Q.E. officiels et officieux, liés, les taux d'intérêt des banques centrales à zéro ou négatif (ce qui veut dire que de l'argent est donné par le prêteur à l'état emprunteur) et la monstrueuses bulle des crédits mondiaux, les faiblesses morbides des banques et tutti quanti.., or, c'est cela qui peut permettre de comprendre ce qu'il se passe réellement aujourd'hui.

Rarement n'est montré que la valeur d'une monnaie ne peut que diminuer au même rythme qu'elle est surproduite, d'autant plus quand l'économie du pays ou de l'union dont elle est issue se voit s'affaiblir.

Encore plus rarement, sinon jamais, du-moins de ce que j'ai pu en lire jusqu'à présent, la désindustrialisation mondiale a fait le sujet d'un article, certes la monté du chômage est montrée, celle de la baisse salariale et de la pauvreté également, mais les mécanismes ayant conduit à cette situation n'est jamais clairement abordée, et les critiques sont, pour l'essentiel, porté sur les banques centrales.

Ainsi, ne faire que porter le chapeau de la responsabilités de cet effondrementP1000646.JPG économique généralisé actuel qu'aux seuls banquiers centraux et aux personnel politique, en les critiquant de leurs surproductions monétaires et de leurs décisions, ceci de la part de professionnels de la finances et/ou de l'économie, sans que ces derniers ne daignent reconnaître la moindre de leurs infinis erreurs, égarements idéologiques et avarices, passé et présent, montre à qui veut bien le voir, l’abyssale hypocrisie dont ces personnages font preuve.

D'autant plus quand nous savons que tout ceci ne fut antérieurement entrepris que pour leur sauver et leurs mises, et leurs entreprises.

Ce qui ne retire en rien des responsabilités écrasantes des banquiers centraux et du personnel politique en ce qui concerne la faillite généralisée venant.

Maintenant, l'avant-dernière cartouche, soit la loi sur la confiscation des avoirs des particuliers, fut tirée pour tenter de sauver les banques et les bourses de nombreuses nations.

Elle ne fit que retarder un petit peu l'échéance du bientôt effondrement et ne servira strictement à rien pour renflouer les établissements de crédit lors de leur irrémédiable faillite.

La dernière de ces cartouches sera une hyper production monétaire qui, elle aussi, sera totalement inutile, ne faisant, celle fois là, que faire perdre définitivement, aux monnaies, leur valeur intrinsèque.

IMGP0205.JPG

 

Politiquement, deux mouvements se font jour en Union-Européenne et en France, en raison de la désintégration lente des États-Unis-d'Amérique: un retour vers le nationalisme et une tentation de remplacer la domination de l'empire U.S. par une Russie remportant, pour l'instant, tous ses combats.

Je ne pense pas que cette dernière se risquerait d'accrocher l'U.E. à ses basques, elle qui, déjà, attire les U.S.A. par le fond, même si tous veulent que le T.I.P.P. soit signé, et fait montre d'une totale incapacité de se gouverner.

Ce monstre européen, imbécile et sans gouverne réel dès que l'Allemagne de Madame Merkel fit rentrer ce flot de réfugiés sur son sol, se désagrège au même rythme que les étasuniens s'appauvrissent.

Entre la loi de perte de nationalité qui fut retiré des débats législatifs sans tambour ni trompette et celle sur le travail, le gouvernement français se trouve au centre de toutes les tourmentes, d'autant plus que d'avoir écarté la première juste avant que la seconde ne soit mise sur la table législative a fait plus que troubler la population, en lui montrant une faiblesse tragique: avoir retiré une loi, décriée, de la votation parlementaire, pour la remplacer par une seconde encore plus contestée (et contestable).

Cette bourde, qui a pour origine de vouloir à toute fin obéir aux directives bruxelloises, fait définitivement perdre au gouvernement Valls et au Président toute légitimité.

Il est bien possible que, dorénavant, les événements politiques viennent bousculerP1000664.JPG une situation économique européenne et internationale déjà perturbée et inquiétante, d'autant plus que bon nombre de peuples européens attendent avec impatience la réaction du peuple de France.

Que voulez-vous, autant les gouvernements français craignent depuis des siècles ses ruades parfois révolutionnaires, autant les autres peuples d'Europe n'attendent que cela pour se mettre réellement en branle.

1848 reste dans bien des mémoires, même si le printemps s'éloigne.

 

 

 

THEURIC

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