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De la fin de l'économisme dogmatique.

Par nature, un système politique d'une époque, d'un pays, d'un lieu donnée s'appuie sur un ensemble de représentations collectives, idéologiques, certes, mais plus encore, symboliques.

P1000840.JPGIl ne pourrait en être autrement, sauf à ce que le dit système ne disparaisse rapidement.

C'est lorsque celui-ci se retrouve proche de sa fin que ces représentations tendent autant à leur caricaturisation (je vous l'ai dit, j'aime les néologismes) qu'à leur délitement.

Et c'est dans ce même temps que sont formulés les premiers traits d'un renouvellement doctrinal annonçant une refondation des-dites représentations et, donc, des structures politiques, mais aussi religieuses, des pays et des peuples.

Ainsi ne serait-il pas surprenant que des philosophes grecs ou romains antiques aient anticipé ce qui serait plus tard la féodalité.

Au même titre que ce furent ceux de notre XVIII° siècle, dits des lumières, qui présagèrent ce qui deviendra plus tard la démocratie libérale.

Démocratie libérale qui, en réalité, se relève de deux composantes distinctes:

-D'une part le capitalisme sous toutes ses formes, fascisme compris (le franquisme espagnole de 1939 à 1977 ayant plutôt ressemblé à un absolutisme néo-féodal), ainsi que son inverse, la démocratie populaire, là encore sous toutes ses composantes;

-D'autre part la démocratie représentative qui se révèle avoir été, dès le XIX° siècle, peu ou prou, dominé et régenté par le dit capitalisme ou par ses diverses opposésP1000886.JPG que furent les nations communistes.

Si nous prenons en compte cela, alors la déduction en est simple à comprendre:

Aucune société n'a, jusqu'à présent, jamais pleinement réalisé une société réellement démocratique, représentative ou de toute autre forme, puisque toutes celles qui, jusqu'à maintenant, se sont formulées comme telles furent, d'une manière ou d'une autre, régentées par la et/ou les pensées de l'économisme dogmatique ( qui est de considérer les questions économiques comme étant principiel à toute autre considération politique ).

Voilà le piège dans lequel  nos anciens se sont enferrés et dedans lequel s'enferrent toujours l'immense majorité de nos contemporains:

La démocratie et l'économisme dogmatique sont, comme je l'ai écrit plus haut, de nature totalement dissemblable, quand bien même se sont-ils développés à la même époque et se furent rapidement intimement liés, à tel poins que maintenant nous ne savons plus discerner ce qui est de l'esprit de la première comme de la seconde.

Donc, notre époque n'est pas caractérisé par la disparition des principes démocratiques qui, bon an mal an, traversent et irriguent le conscient et l'inconscient des peuples européens (dont russes), occidentaux (dont japonais), et P1010086.JPGmondiaux, mais bien par la disparition en cours du dernier représentant de cet économisme dogmatique, celle de sa dernière et finale représentation qu'est le néolibéralisme en un syncrétisme économico-politique parfois ubuesque (l'administration de l'U.E. ayant, par exemple, mis en place une norme sur la cuisson des frites).

Néolibéralisme, d'ailleurs, qui lui aussi existe sous ses deux formalismes contradictoires et non pas inverses: monétariste et industriel.

Eux aussi en confrontation, ce qui est largement perceptible aux U.S.A. par ce conflit entre le président de cette union, Monsieur Trump, et ses deux chambres législatives, quoi que nous puissions penser des positions politiques de chacun.

Mais aussi de l'antagonisme dure entre la Grande-Bretagne du brexit et l'Union-Européenne, de celui entre les États-Unis-d'Amérique et la Russie et la Chine, celui aussi qui se joue au Vénézuéla, ainsi, même, entre celui qui commence à se faire jour, en France, entre une oligarchie bancaire et/ou mondialisée d'un coté, et industriel nationale, voire parfois patriotique, de l'autre.

Ce que nous devrions rencontrer, bientôt, au sein même de ce nouveau parti politique protéiforme et incohérent, voire à la limite de l'irrationnel, qu'est la République En Marche (arrière).

Il est à noter les choses suivantes:P1000881.JPG

-Ce conflit entre monétarisme et industriel ne peut que se rencontrer partout en de multiples degrés puisque le néolibéralisme, idéologiquement et institutionnellement, s'est, si je puis dire, immiscé dans quasiment tout les pays.

Ces forces industrielles représentant, ce qui peut paraître contradictoire, l'une des composantes de la structuration progressive d'une démocratisation réelle des sociétés humaines encore en ébauche.

-La fascisation actuelle de la politique française est logique, autant, entre-autres, parce que le fascisme est l'une des formes que peut prendre l'économisme dogmatique, aussi en raison de la crainte que le peuple inspire aux oligarques nationaux, européens et étasuniens, de la situation industriel et agricole déplorable du pays, des frayeurs d'explosion de l'Union-Européenne qu'inspire à la synarchie européiste ( synarchie, gouvernement de plusieurs prince) le brexit britannique, d'où les tentatives de Monseigneur Macron de réformer ou, au moins, aménager les règles des travailleurs détachés de l'U.E. ...

Ce qui est soit impossible, soit destructeur de l'union, puisque réformer un système politique triplement verrouillé, institutionnellement, politiquement et idéologiquement, ce qu'est l'Union-Européenne, ne peut qu'inéluctablement mener à son anéantissement, ce que l'U.R.S.S. nous démontra lors de la prise de pouvoir de Monsieur Gorbatchev.  )

P1010040.JPG( Il est à remarquer que Natixis met en garde ses investisseurs d'un risque de révolution des seuls salariés en France ( https://lesmoutonsenrages.fr/2017/08/23/inegalites-cette-note-qui-fait-craindre-une-revolution-des-salaries-en-france/ ), confondant allègrement, comme le fit remarquer un commentateur de ce billet présenté en renvoi, révolte et révolution, comme quoi l'oligarchie mondialiste est, et de beaucoup, bien plus sotte et acculturée que beaucoup le pense.

Il faut, en effet, pour qu'il y ait révolution, une alliance objective au sein de toutes les strates de la société, même au plus haut de l'échelle hiérarchique, les plus déterminantes étant qu'une telle alliance se fasse entre une bonne partie de celles liées aux métiers des armes, du savoir, de l'administration et du juridique d'avec le peuple, ce qui peut être possible, sinon cela ne reste qu'une révolte.

Je vous renvoie aussi au site de l'U.P.R. ( marche-vers-repression-de-restrictions-budgetaires-22-millions-deuros-preparer-gazage-manifestants ) où y est exposé le bientôt achat par le ministère de l'intérieur, pour 22 millions d'euro (22 000 000€), d'armes et de munitions pour le maintien de l'ordre, ce qui montre bien combien nos oligarques savent le gouvernement et la majorité de l'assemblée nationale actuel comme illégitime et preuve s'il en est que les élections de cette année furent, d'une manière ou d'une autre, truquées. )P1010127.JPG

-Enfin, vous remarquerez qu'il y a une concomitance, dès la seconde moitié du XVIII° siècle, entre la monté en puissance de la bourgeoisie, devenant progressivement le capitalisme, et celle des maffias.

J'émets l'idée que cette concomitance est d'un abord logique si nous songeons que l'attrait à l'argent est le même moteur pour l'un comme pour les autres.

La différence entre les deux résultait de ce que la bourgeoisie, ainsi que les capitalistes dans une moindre mesure, contrairement aux maffiosos, avaient le sens de la loi et de la raison, ce que leurs descendants, les néolibéraux, n'ont plus.

La violence des pieuvres maffieuses de tous temps pouvant être mise en parallèle avec la (pas seulement) violence économique des néolibéraux d'aujourd'hui, impériaux (U.S.), européens et nationaux, la Grèce en connaît quelque chose, la France suivant bientôt.

C'est pourquoi, là aussi, le renflouement, plus ou moins partielle, des banques par ces maffias, leurs liens tissés maintenant, l'aveuglement, voire le silence des gouvernements ( blanchiment-antonio-costa-criminels-col-blanc-9381.html ), créatures des banques, ne peut être qu'en cohérence avec ma théorie d'une P1010066.JPGréunification de toutes les anciennes formes que prenaient cette ancienne monté  en puissance de l'économisme dogmatique.

C'est pourquoi également j'émets le postulat que ces maffias disparaîtrons en même temps que cet économisme dogmatique, puisque faisant parti du même terreau doctrinal.

 

Tout ceci, tout ce que je viens d'exposer ici, montre la complexité de ce que fut hier l'économisme dogmatique, mais aussi que sa disparition actuelle ne peut qu'être qu'accompagnée que par un effondrement des mouvements de toutes sortes inhérent à la bourgeoisie puis au capitalisme d'antan qui, dès le début de ses phases d'émergence puis d'expansion, parurent.

Ce processus pouvant être plus ou moins rapide suivant la nature de ces formations et de leurs idéologies.

Notons tout de même que le communisme et les démocraties populaires furent les premiers à s'éteindre, bien que subsiste diverses groupes et pays qui s'en réclament, mais bon, pouvons-nous parler de démocratie, même populaire, en Corée du Nord, et de mouvement maoïste en Inde?

 

 

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