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  • De Monsieur Asselineau à l'U.P.R.: le retour populaire normal, logique et naturel au patriotisme.

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    Je suis régulièrement l'évolution du nombre d'adhérents à l'Union Populaire Républicaine et, là, en deux jours, 42 personnes s'y sont inscrites, passant de 29 084 à 29 126, du 2 au 4 Novembre 2017, ce qui, depuis la fin des dernières élections, ne s'était pas produit ( https://www.upr.fr/ ).

    (bien que je puisse être en désaccord relatif avec Monsieur Asselineau sur deux points:

    1) la France se débarrassera de l'Union-Européenne lors de l'effondrement de l'économie-monde, ce qui détruira l'union, bien qu'avec un petit peu de chance, le France-quitte puisse s'effectuer avant, ce à quoi je ne crois guère;

    2) la tentative de partition de la Catalogne d'avec l'Espagne montre, à mon sens, l'arrêt de la construction européenne des eurorégions, il est vrai également que le président de l'U.P.R. ne peut qu'avoir plus d'informations en main que ce que, derrière mon écran, je ne pourrais jamais récolter.

    J'ai toutefois remarqué que ce que j'annonçais pour demain pouvait se révéler vrai en un temps infiniment plus long.

    Pour le reste, je m'inscris en plein de ses positions politiques.)

    Le nom de ce parti fut bien choisi puisque nous sommes bien en une époque d'un retour au républicanisme tel que je l'avais pressenti il y a longtemps, d'un phénomène que j'appelle une rétrogression historique (je ne trouve plus le premierP1010056.JPG texte où j'y faisais mention mais ici j'y donne la définition ( troisiemes-aphorismes-et-quelques-billevesees-5848694.html )).

    A mon sens, l'existence de l'U.P.R. et, aujourd'hui, de son dynamisme présent, signe le renouveau d'une pensée politique qui fut abandonnée depuis quelques bonnes décennies.

    Ce renouveau s'accompagnera, s'accompagne déjà de celui de la religion séculière du pays, le catholicisme, ainsi que de celui d'un autre mouvement politique situé entre le formel et l'informel, l'anarchisme.

    Cela étant dû, comme je l'ai plusieurs fois mentionné, à l'effondrement idéologique qui, à cette heure, est en voie de son achèvement, ce que l'élection de Monsieur Macron marque de façon flagrante.

    Cet effondrement provenant de ce que les mouvements antérieurs, de gauche à droite jusqu'à ce qui se fait appelé les extrêmes, ne représente plus que les vagues traces de ce qu'ils furent et représentèrent par le passé.

    Ainsi, que Les Insoumis, à l'insoumission toute relative, puisse être dits de la gauche de la gauche par les journalistes bon teint, laisse sur mon visage de ce sourire narquois de celui comprenant toute l’ironie de cette appellation.

    Quand au F.N., l'éviction de Monsieur Philippot et de ses proche laisse dorénavant à ses cadres libre cours à des gesticulations ne cachant dorénavant que très peu leur affection immodérée pour l'U.E..

    Il ne reste donc plus, comme mouvement politique officiel, que l'Union-P1010071.JPGEuropéenne, même Lutte-Ouvrière est européiste (j'en ai discuté deux, trois fois avec quelques-uns de leurs représentants avec toujours le même résultat).

    Mouvement politique officiel, puisque l'autre, l'U.P.R., est le parti renégat  voulant que la nation se retire d'une union montrant autant une intransigeance idéologique manifestement néolibérale, une tyrannique tendance à la toute puissance de ses fonctionnaires et une vaniteuse arrogance face aux élus de la république et au peuple: de Monsieur Junker, pour rappel: "  Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ".

    Ce monsieur faisant mention aux G.O.P.E., soit les décisions unilatérales de l'U.E. faisant obligation pour les états (du type d'une réglementation de la cuisson des frites, démontrant la dimension délirante et débilitante d'une union sclérosée).

    Et dire que je me suis quasiment fait traité de facho pour avoir affirmé que la France devait quitter cette union sous une présidence asseliniste.

    Tiens, d'ailleurs, je vous offre ce néologisme, "asseliniste".

    Et puis, européistes contre asselinistes, ça sonne bien à l'oreille, non?

    Ceci dit, avant ces élections nationales, j'avais fait une erreur en pensant que la monté, à l'époque, du nombre des adhérents de l'U.P.R. serait exponentielle.

    Il va maintenant attendre un peu pour voir ce qu'il en sera de son développement.

    Pour en revenir à la raison de ce billet, je m'égare, je m'égare...

    Comme je l'avais noté il y a longtemps et plus haut ici, nous sommes entrés dans unP1010084.JPG processus de rétrogression historique, ce qui veut dire que notre société retourne partiellement et momentanément à une période passée que je situerais entre la fin du XIX° et début du XX° siècle.

    Ce phénomène, largement inconscient, visible par le retour de la mode masculine de la barbe, reprendra des thèmes passés, déformés par les représentations modernes que nous en avons, sans que nous perdions vraiment notre modernité.

    Ce sera un truc assez complexe, donc, qui, de plus, nous sera tout à fait naturel, ce qui nous ne le rendrait que très peu visible.

    Cela pourrait aller jusqu'au retour partiel à la traction animale, par exemple.

    Mais aussi à une inventivité débridée sur tous les sujets, ce qui ne sera pas un mal, une appétence forte à la politique, comme il se faisait d'antan, un remplissage des églises, donc, mais aussi, peut-être, une régression de la condition féminine, une réouverture des mines, un retour à l'alcoolisme, voire à des découvertes scientifiques stupéfiantes et un renouveau de la création artistique.

    La différence principale, mais de taille, d'avec ce passé, en sera surtout de la disparition des descendants décatis de la bourgeoisie de l'époque, ceux que nous nommons les oligarques.

    Ça se cristallisera après que l'économie globalisé heureuse fasse faillite et que les États-Unis-d'Amérique n'existent plus, soit en tant qu'empire, soit en tant que nation, soit même se retrouvant en pleine guerre civile.

    Le temps qu'il nous sera nécessaire pour refaire un tissus industriel avec toutes les difficultés que cela sous-tend et dont je vous ai entretenu P1010160.JPGauparavant en fin de ce texte ( de-la-geopolitique-a-la-geostrategie-le-present-de-la-france-5980618.html ).

    Quand à l'Allemagne, elle, pourrait bien se retrouver à se fragmenter comme cela se fut peu de temps avant la disparition du Saint-Empire-Romain-Germanique par la décision et les armes de Napoléon 1er.

    Quand à sinon, bon ben, je vous avoue que je ne sais pas vraiment quelle forme réelle cela prendra, tout ce que j'en dis c'est que nous ferons un petit retour en arrière pendant une à deux décennies, sur une base solide, de celle sur laquelle nous pourrons nous appuyer pour pouvoir repartir en avant, la première moitié de la troisième république.

    Avant l'époque où les ancêtres de nos notables commencèrent à croire que seule au-delà de la Manche puis de l'océan Atlantique régnait le bon goût, l'intelligence et la modernité, sans songer qu'en France aussi cela pouvait exister.

    Avant l'époque où nos élites commencèrent à se détester et à haïr ce qui fait la France, ce qui a doucement percolé jusqu'au fin fond des campagnes et au plus profond des âmes, aidé en cela par le traumatisme de deux guerres mondiales.

    C'est cela qui disparaîtra bientôt.

     

     

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