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Signes annonciateurs de l'effondrement qui vient.

Ce billet est la reprise d'un commentaire sur le site "Businessbourse" que je vais compléter ici.

J'y réponds à un certain Monsieur Perrin qui y expose, le pauvre chou, que tout ce qu'il se passe est de la faute des méchants politiques, états, gouvernements et banques-centrales, en oubliant au passage que ce sont les oligarques, ceux qui sont surnommés les "riches" (terme que je trouve vulgaire et aujourd'hui pas très exacte), qui les contrôlent (en France), ou tentent de les contrôler (aux U.S.A.).

Ces pleurnicheries oligarchiques m'indisposent et m'agacent au plus haut point, les mêmes qui eurent lieu en 2008: "Sauvez-nous, Monsieur Sarkozy, sinon nous seront ruinés, ouinininin.".

Vous remarquerez que ce monsieur ne dit pas que les surproductions monétaires font perdre aux monnaies leur valeur intrinsèque, mais juste que cela va le mener à sa faillite, à lui, mais que sa façon de se conduire ruine des millions de gens, il en a rien à faire.

En fait, pour qui lit entre les lignes, il a  une trouille bleu, il n'y a pas de colère dans son texte mais du désespoir, un désespoir accusateur, certes, mais du désespoir, c'est que la situation doit vraiment être catastrophique.

Il a joué la domination de l'Union-Européenne par l'empire étasunien, la nomination, par les oligarques eurolâtres et américanolâtres, du ci-devant Macron contre le peuple, il a joué sa fortune contre les intérêts de la France, et maintenant il pleurote, geint, larmoie, mais pour qui se prend-il?

Que quelques-uns soient riches dans le pays, je ne vois pas le problème si et seulement si cela profite à tous, que surtout cela ne devienne pas un accaparementP1000448.JPG tel que cela détruit l'économie du pays et le pays lui-même.

Et là ce n'est pas seulement à la France que cela mène à la catastrophe mais bien toutes les nations à l'échelle mondiale (sauf la Russie, et encore).

La vulgate néolibérale dont il fait l'emploi me révulse au plus haut point, d'autant plus qu'il cherche à se justifier, en usant et abusant d'une grille de lecture qui, à y regarder de près, ne peut que se révéler fausse, simplement par les effets désastreux vers lesquels cela nous a conduit et, d'autant plus, nous conduirons sous peu.

Voilà donc ma réponse que je lui aie laissé, que je vais, de plus, compléter ici.

Pauvre Monsieur Perrin, ce cher oligarque, qui ne comprend rien à ce qui fait la base de son métier, la monnaie et l'état.

D'ailleurs toute ma philosophie la-dessus ne vient pas de moi mais est juste le souvenir de ce que j'ai pu apprendre étant jeune, de par mes lectures et mes oreilles grandes ouvertes.

Ce qu'oublie le p'tit père des peuples boursiers, cet anarchiste milliardaire, ou qui PICT0200.JPGrêve de l'être, c'est qu'une monnaie perd de sa valeur en fonction de sa production, l'inflation, ce n'est pas tant que les marchandises voient leur prix monter mais plutôt que la monnaie perd de sa valeur, ce qui revient au même me diriez-vous.

Ce n'est pas tout à fait ça en fait.

Si, dans un pays donné, pour une même valeur de la masse des marchandises et/ou des actions boursières, vous y déversez plus de monnaie, comme ces marchandises et actions vont conserver, elles, leur valeur propre, il faudra donc mécaniquement plus de monnaies pour que se fasse l'échange marchand ( Bien qu'il soit visible que les actions des entreprises ne reflète absolument plus leur valeur mais en leur croyance supputative, ne se jaugeant que grâce aux échanges spéculatifs qui se produise au sein des bourses au-travers des hyper-productions monétaires, ce qui, bon an mal an, revient presque au même puisque ça reste de l'hyper-inflation.).

C'est ça l'inflation, quelle que soient les raisons de cette surproduction monétaire et même si, plutôt que d'utiliser la planche à billet, l'augmentation de l'unité monétaire serait directement inscrit sur les billets, comme dans l'Allemagne de Walmart, ou si cette monnaie ne serait que le produit de flux informatiques, ce qui est le cas actuellement.

Cette hyper-production monétaire ayant eu de but, à l'origine, en 2008, que de sauver des banques qui se retrouvaient au bord de leur banqueroute, parce que chacune n'avait plus confiance aux autres et qu'aucune ne voulaient prêter à sa voisine: toutes ayant fait acquisition de machins titrisés dont personne ne savait plus, et ne sait toujours pas, ce qu'ils contenaient.

En fait, des morceaux des crédits pourris que les américains avaient distribués aux pauvres de leur pays, qu'ils avaient mélangés à des bidules plus sains pour donner le change et truander les autres banquiers.P1010537.JPG

Cette histoire n'ayant été que la plus fabuleuse et extraordinaire escroquerie que le monde n'ait jamais connu, mais personne n'a été embastillé, sauf quelques pauvres lampistes, en France notamment.

Celle au Vénézuéla vient de ce que le personnel politique n'a que peu de contrôle sur sa monnaie, liée comme toutes les autres au dollar, et que sa politique trop spécialisé dans le pétrole fait que ce pays doit beaucoup trop importer du nécessaire.  )

( Rajout 4 heures plus tard: dans une économie pérenne au sein des frontières semi-poreuses, comme en Suisse, il y a une inflation naturelle de 4 à 7% due à la plus-value générée par son dynamisme économique, inflation compensée par une augmentation salariale idoine et que nous pourrions considérer comme étant l’entropie économique du pays.

C'est pourquoi il a fallu régulièrement que les états fassent évoluer les monnaies, ainsi en France le sou a disparu et que dans les années cinquante nous étions passé de l'ancien-franc au nouveau-franc.

Si, en revanche, il n'y a pas de revalorisation salariale, cela déclenchera un phénomène de déflation, ce dont je parle juste plus bas. )

A ceci, rajoutons-y la déflation.

On nous parle de "ralentissement de la circulation monétaire", ce qui est digne de la neuvlang actuelle, moi j'appelle ça de la déflation.

Mais dire qu'il y a déflation et vous verriez tout de suite des goutes de sueur perler au front de tous ces beaux messieurs et belles dames, parce que l'histoire est là qui montre que çà, ça vous détruit une économie vite-fait.

Il est vrai que cette déflation vient d'une désindustrialisation, et comme celle d'aujourd'hui est d'échelle mondiale, elle prend plus de temps pour que l'inéluctable se produise: la banqueroute généralisée.

Le mécanisme de la déflation est, là encore, facile à comprendre.

Si, pour une raison ou une autre, vous avez une flopée d'usines et de fabriques qui commencent à fermer, à diminuer les émoluments des salariés et/ou à en diminuer P1000189.JPGle nombre, vous aurez plus de chômeurs et moins de salaires convenables.

Donc les gens achèteront moins, ce qui mènera d'autre usines et fabriques à faire de même, ce qui génèrera encore de plus bas salaires et fera encore plus monter le chômage, donc plus d'usines et fabrique suivront les précédentes dans leur ralentissement et fermeture, il y aura encore plus de chômage et de bas salaires, etc, etc, etc..., en une  boucle de rétroaction continuelle.

C'est çà la fameuse spirale déflationniste qui fout plus qu'une frayeur, un immense effroi à l'économiste et politique ayant un tant soit peu de jugeote, parce que ce phénomène est pire qu'une hyper-inflation.

C'est ça qui, en réalité, avait coulé la république de Walmart, et non pas l'hyper-inflation qui l'avait précédé.

Hyper-inflation, surtout centré dans les spéculations, détruisant les monnaies, déflation due à la désindustrialisation générale qui appauvrit les population et les pays, bravo les mecs et les nanas ( ne faisons pas de sexisme dans la sottise, bougre de calembredaine, les femmes aussi ont le droit d'être sottes), c'est le monde entier que vous amenez au désastre avec vos imbécilités!

Vous allez voir quand l'état reprendra ses droits, au gnouf que vous vous retrouverez, parce que c'est la politique qui remonte du fossé où vous l'aviez rejetée.

Bon, je comprends Monsieur Perrin et ses semblables, il leur faut se justifier de choix qu'inconsciemment ils savent délétères, et trouvent deux boucs-émissaires pour pouvoir projeter leur malêtre: les populations (oserais-je dire la populace) et l'état, état d'ailleurs qu'ils ont phagocyté, il n'est qu'à voir d'où vient Mr. Macron.

Cherchez l'erreur...P1000191.JPG

Alors, comment cela va-t-il se finir?

La monté du prix du pétrole montre une chose et en annonce une seconde:

Les spéculateurs boursiers et obligataires ayant peur, avec raison, que les bourses ne plongent gravement parce que les taux des banques centrales remontent ou qu'ils le craignent, sont en train, comme en 2007, de se reporter sur les matières premières et, dès lors, sur les carburants, ce qui, bien entendu, va encore plus détruire l'industrie mondiale (si nous avions conservé nos frontières, ce phénomène aurait été plus lent et infiniment moins uniforme).

( Ce qui pourrait sembler un paradoxe mais n'en est pas un: la monté des prix des matières premières va gravement pénaliser des entreprises mondialisées déjà fragilisées, soit, donc, elles fermeront définitivement, réduiront leur masse salariale, donc chômage et baisse des émoluments, soit chercheront à s'expatrier là où les salaires sont plus bas, donc maintenant les pays africains, le bout du bout des petits salaires, ceci pour pouvoir encore vendre, l'Afrique étant devenu la fin du voyage du néolibéralisme. )

Mais surtout, cela signifie que nous entrons dans la dernière phase d'effondrement économique cataclysmique, sauf si, bien sûr, une nouvelle ruse est mise en place pour tenter de redresser momentanément la barre.

Comme il en fut il y a quelques années, où les gouvernements ont effrayé les gens en disant que les banques auront le droit de confisquer les économies des particuliers (ce qui est parfaitement vrai par ailleurs), ce qui fait que beaucoup les ont dépensées.

Alors, quels seront les signes avant-coureurs de cet effondrement?

Et je crains que nous soyons déjà entré dans ce processus.

Le plus visible sera l'instabilité des prix boursiers et obligataires, cela proviendra de ventes des acteurs rapidement compensé par le rachat des titres par les banques centrales, descentes et montés qui se feront en quelques jours, en quelques heures, voire en moins de temps que cela, puisque cela se fera par l'informatique.

P1000790.JPGMonté, donc, des prix des matières premières, c'est le premier refuge, logique, des acteurs spéculatifs, puis rapidement, là encore, une instabilité des prix sera généré puisque l'accélération de la désindustrialisation internationale en fera baisser la valeur, déflation rapidement compensée par l'inflation spéculative, de cette monnaie provenant du rachat des titres boursiers par les banques centrales.

Ce qui, bien sûr, déstabilisera les états puisque les peuples, ne comprenant pas ce qu'il se passe, se retourneront contre eux qui soit se démettront, soit arrêteront les banquiers les plus corrompus, s'ils le peuvent.

Baisse des prix de l'immobilier en centre ville des grandes capitales, ce qui commencera à faire exploser la bulle immobilière mondialisée.

Et oui, cette bulle provient de ce que l'immobilier des centres-villes des capitales intéressaient l'oligarchie internationale, ce qui fit que, progressivement, les fortunés nationaux durent déménager et s'éloigner, ce qui avait repousser les classes-moyennes supérieurs, qui elles-même éloignèrent les classes-moyennes intermédiaires, et ceci par la monté des prix régulière du mètre carré.

Là se trouve la cause principale de la bulle spéculative immobilière dans les capitales de pays considérés comme étant représentatif d'un certain standing (tiens, un anglicisme, allez, celui-là je le garde, c'est un bon pépère, il doit avoir un bon siècle d'âge en France).

Or, si ces plus riches acteurs sautent, ce qui veut dire qu'ils vendent leurs biens pour essayer de rembourser leurs dettes, c'est toute la chaîne qui fit monter ces prix qui sautera avec eux et donc nous verrons s'effondrer aussi la bulle immobilière.

La raison en est simple, tout le monde va y laisser des plumes et, pour payer l'ardoise, la vente des biens inutiles deviendra la règle.

Il en sera de même des œuvres-d'art, de voitures et de bateaux de luxe, de bijoux et de tout un tas de trucs du même genre.

(D'ailleurs les moins sots rachèteront tout ce qu'ils peuvent, du moment que ce soit de petite taille, une rivière de diamant doit bien valoir un lingot d'or, en moins lourd et plus petit.)

Pour nous, les signes en deviendront évidents à un moment donné.

La fermeture des magasins actuelle, pas seulement dans les seuls centre-villes P1000409.JPGmais aussi dans les centres-commerciaux, s'accélèrera.

A la monté des prix, due aux spéculations, en ce moment celle du beurre pose déjà de graves problèmes aux industriels et aux particuliers, viendra aussi s'y rajouter la difficulté progressive de se fournir en produits quotidiens: les rayons des grands magasins se raréfieront.

Pour les médicaments, il en sera de même.

Ceci à cause du ralentissement du commerce international, comme en 2008, maritime d'abord, puis aérien et routier, ceci expliquant cela.

Puis il cessera son fonctionnement plus ou moins rapidement.

Les particuliers verront diminuer la quantité d'argent qu'ils pourront obtenir des banques, comme il en fut en Grèce, phénomène qui se passera un petit peu partout en Union-Européenne au moins et qui ne fera qu'accentuer la désindustrialisation, nous ne pourrons plus acheter que l'essentiel.

Puis, tout comme en 2008, nos médiats nous relateront les méfaits de quelques employés bancaires qui ne seront, en fait, que des lampistes, ce qui nous démontrera les fragilités oligarchiques.

Au vu de leur contrôle par l'oligarchie et le gouvernement, qui sont intimement liés, à quelques exceptions près, les médiats ne parleront que tardivement de la crise, ou alors de manière détournée, de ce qu'il se passe hors de France, sûrement hors de l'Union-Européenne, par exemple.

Nous verrons ainsi des reportages sur des émeutes en Afrique-du-Nord ou dans d'autres régions.

P1000447.JPGEn fait, ensuite, tout dépendra de la rapidité avec laquelle le système cessera de fonctionner, et çà, il est impossible de le prévoir puisque celui-ci est dans un processus chaotique dans le sens scientifique et déterministe du terme.

Toutefois, comme je le fis remarquer il y a deux ans environ, au vu de la masse monétaire produite et la vitesse avec laquelle cela se fait, l'économie mondialisée ne tient que parce qu'elle est entrée dans un mécanisme de surfusion.

Ce qui veut dire que son instabilité intrinsèque est contrebalancée par les hyper-productions monétaristes qui, je l'ai dit, ne sont d'aucune valeur, mais viennent, cahincaha, compenser momentanément cette instabilité.

Ce qui veut dire qu'au moment même où ce phénomène sera compris par des acteurs majeurs, ou de toutes autres raisons, cette faillite généralisée pourrait survenir de manière soudaine, si tant est que cela soit compris, bien sûr...

Mais dans combien de temps, personne ne peut le dire.

Je dois souligner que de ces signes, je peux en avoir oubliés.

Mais quoi qu'il en soit, le principal étant de se préparer à un tel événement, puisque quoi que nous puissions faire, pas grand chose ne pourra s'améliorer, le système étant parvenu à un état d'instabilité total.

 

 P1000589.JPG

THEURIC

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