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L'Union-européenne ne peut que disparaître.

Pour ceux qui lisent mes lignes en ligne savent que, pour moi, l'Union-Européenne est une aberration de laquelle la France ferait bien de s'éloigner.

Mais au-delà de cette position somme toute personnelle, une autre approche me fait dire que cette union, dans sa conformation et en raison même de celle-ci, ne peut pas ne pas disparaître en un laps de temps qui , bien qu'indéterminé, n'en reste pas moins court.

Dès lors qu'une telle conception de la chose est telle, nous ne pouvons que réaliser que deux seuls choix s'offrent au pays:

-Une sortie dans la panique par sa disparition soudaine, puisque rien n'y est prévu;

-Un France-quitte, dès lors infiniment plus aisé, que même les eurolâtres les plus obtus se devraient d'en conceptualiser la possibilité par simple esprit pragmatique et pratique.

Mais, et je le conçois, il peut paraître vain de considérer de la sorte l'UE d'une telleP1030143.JPG fragilité.

Il est vrai que bien que des économistes de renom aient mis en doute la viabilité de l'euro, rares sont ceux qui, de même, en remettent en cause son existence.

Or, si nous nous penchons quelque peu sur sa structure constitutive, en y portant un regard de nature évolutive, sa fragilité extrême interne en devient évidente.

Mais, pour cela, il nous faut utiliser deux outils de mon cru: le principe de régulation et celui de rupture, dont je vous avais fait cas il y a déjà quelques années.

Le principe de régulation concerne l'évolution d'une structure politique au fur et à mesure que des contraintes internes, endogènes, et externes, exogènes, se font jour, ceci pour qu'elle puisse conserver sa structure interne.

Le principe de rupture, lui, survient lorsque la-dite structure se trouve dans une grande difficulté évolutive au-devant d'un choc violent, pouvant la mener à un écueil important face à de mêmes types de difficultés que précédemment, qui se révèlent, dès lors pour elle, soit insurmontables et elle disparaît, ou surmontable et cela la mène à muter en interne.

P1030194.JPGUn exemple proche est la III° république (1870/1940) qui sut fort bien réagir avec brio lors de la guerre 14/18 mais qui s'effondra en 1940, au début de celle de 39/45.

Or, comme je le fais remarquer depuis longtemps, l'Union-européenne est institutionnellement, politiquement et idéologiquement verrouillée depuis d'adoption du traité de Lisbonne en 2007.

Je ne renvoie à aucun site, préférant que chacun aille faire ses recherches par lui-même, du-moins le point principal, ici, concerne l’impossibilité adaptatif de l'U.E. face à toute crise grave.

Je laisse donc chacun à ses réflexions.   )

Le verrouillage institutionnel est facile à comprendre: étant donné qu'il faudrait l'accord de tous les chefs d'état et de gouvernement de l'ensemble des pays de l'U.E. pour changer la moindre parcelle de ce traité et que chacun a, naturellement, des intérêts, politique, économiques etc... différents des autres états la composant, aucun ne peut se permettre d'ouvrir une telle boite de Pandore qui ne pourrait que mener à une foire d'empoigne conduisant à sa cassure.

(   Sachant, de plus, que l'emplacement de la moindre virgule peut changer en tout point le sens d'une phrase:

-"Messieurs les anglais, tirez les premiers!" Dit le général français aux officiers de l'autre camp.P1030257.JPG

-"Messieurs, les Anglais, tirez les premiers!" Dit le général français à ses troupes.   )

Le verrouillage idéologique est plus complexe et tient en ce que je nomme l'effondrement idéologique dont je vous ai déjà entretenu.

Son origine se trouve lors de la décadence du communisme dès les années 70, suivit, vingt ans plus tard, par la disparition de l'URSS, mouvement qui était le complément indispensable à un capitalisme à la tendance naturelle à une boursouflure totalisante autodestructrice, qui, de par l'existence même d'une puissance politique adverse et inverse, était de fait canalisé.

La disparition de ce qui était d'antan la gauche, sinon dans le nom des partis politique, du-moins dans les faits, mène aujourd'hui à une unilatéralité idéologique de  tous les partis, vaguement compensée par un positionnement tiers-mondiste de ce qui fut la gauche, et d'un nationaliste confus d'une droite plus instable encore, celle-ci plus ou moins ponctué d'un racisme bon teint suivant son extrémisme affiché.

L'ensemble étant radicalement pro-Union-européenne, seule doctrine sur laquelle il leur est possible de se raccrocher, d'où ces enjeux électoraux vides de sens depuis des décennies où tous promettent de la réformer, tout en sachant que c'est P1030114.JPGimpossible, tout en y croyant au risque, sinon, de devenir fou.

Il est noter que cette fausse dualité politique ne peut pas ne pas exister dans l'ensemble des pays de l'union.

Le mouvement des gilettistes ayant mis à découvert autant l'aspect racialiste de ce tiers-mondisme de gauche que la faiblesse insigne et futile du nationalisme de droite, il souffrirent donc d'une réaction sous forme d'une violence policière égale à l'angoisse existentielle qu'ils avaient généré dans toute cette mouvance unioniste.

Ce phénomène, tout à fait compréhensible, mène à une instabilité psychosociologique très importante d'une part non négligeable du plus haut de la hiérarchie sociale des nations de l'UE, donc en France, fragilisant d'autant ces partis politiques anciens, en réalité fantomatiques, rendant supplémentairement impossible une adaptation réaliste à tous forts chocs que cette union se devra de se confronter un jour.

Ce qui est déjà le cas actuellement.

Ce qui nous mène au troisième verrouillage, celui politique.

Du fait de celui-ci pour les raisons évoquées plus haut, l'élection de Donald Trump,P1030108.JPG pour qui l'Union-Européenne n'est qu'une chimère inutile l'empêchant de constituer des accord pays par pays, et, concomitamment, le référendum britannique du brexit arrivant à sa conclusion après l'élection de Boris Johnson en tant que premier ministre, la crise des gilettistes en France loin d'être achevée, ainsi que la récession économique actuelle provenant de la désindustrialisation mondiale débutée en 2014/2015, ne peut que déstabiliser gravement l'union.

L'engagement des pays unionistes pour l'OTAN, intimement lié à l'UE par ce traité de Lisbonne, les forçant à obéir militairement aux États-Unis-d'Amérique, ceci lié à la détestation des dirigeants européens pour Trump, ne peut que les conduire logiquement à une perte de repère importante en raison de cette double et dissonante contrainte.

Ce qui  mène de fait à trois mouvances politiques contradictoires, sûrement au sein même des partis et de l'administration  bruxelloise, ceci pour tenter de faire survivre cette utopie qu'est l'union:

-Ceux qui sont et restent pro-étasuniens quoi qu'il se passe, même si c'est à leur dépend;

-Ceux qui, à la suite de l'Allemagne et sous son allégeance, veulent que l'UE prenne P1020884.JPGson indépendance des USA, ce qui entre en contradiction directe avec, nous l'avons vu, les traités, surtout le dernier;

-Ceux qui se tournent résolument vers la Russie, ce qui, là encore, pose les mêmes problèmes.

Cela étant perceptible lors des débats qui se jouent pour l'instant à fleuret moucheté mais qui, dans un avenir proche, pourraient bien devenir âpres et violents.

A ceci s'y rajoutant des mouvements anti-UE plus ou moins encore minoritaire dont l'UPR est le représentant français, seules vrai oppositions à cet ensemble, d'où leur diabolisation dans les médiats.

L'Union-Européenne ne peut pas survivre à ces gigantesques contraintes autant internes qu'externes, ses contradictions génèrent des incohérences s'accroissant qui lui deviennent insolubles.

Comment, par exemple, est-il perçu par les polonais et les pays Baltes le rapprochement de la France et de l'Allemagne de la Russie?

Ce qui la fait pour l'instant tenir debout c'est la crainte populaire d'en sortir et la croyance d'une part non négligeable de la classe-moyenne supérieur en son existence ad vitam æternam, mais surtout que cela sert leurs intérêts propres.

Mais le problème numéro un reste entier: que se passerait-il si l'union se dissolvait d'elle même et que, sans préparation aucune, chaque pays se retrouvait à devoir se réorganiser sans aucune préparation préalable?P1030202.JPG

Ceci faisant suite à une instabilité politique croissante autant de l'union que des états la composant, ce qui ne serait pas pour me surprendre, ou à une crise économique internationale sans équivalent par le passé et qui semble pointer le bout de son nez, voire à ce que ces deux possibilités s'expriment en même temps.

Parce que, songez-y, à cette crise économique viendra s'y surajouter une institutionnelle et politique pouvant se révéler très importante pour chacun des pays en raison même de la perte de confiance que les peuples auront, dès lors, de leur gouvernement respectif.

Quand à la France, cela fait depuis Octobre dernier que nous savons (de Marseille) formellement que la grande majorité de la population n'en a plus pour celui en place et à peine pour les partis politiques officiels.

Pour l'Instant l'équipe Macron et les médiats cachent encore la réalité du pouvoir monstrueux de l'Union-Européenne, le peuple s'est réveillé, certes, mais pas totalement.

Et quand le plus grand nombre aura compris son rôle elle n'en aura plus pour P1030280.JPGlongtemps d'existence, mais que fasse que cela se passe en une préparation en amont et non pas en un renversement sans que rien ne soit prévu pour la suite.

 

 

THEURIC

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