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Le mur de Pierre et autres galéjades.

Il me semble, chers lecteurs, que ces poème vous nécessiteront un travail de décryptage, le sujet traitant du mur qu'il est toujours possible de contourner ou gravir d'une manière ou d'une autre.

Écrits il y a de cela d'années passées, je les republie maintenant, accompagné d'un nouveau, ceci sentant le vent tourner.

 

Bonne lecture, amis lecteurs.

 

Disposer de l'âme d'autrui par machinerie

C'est de s'indisposer

L'esprit.

 

Aux superbes d'importance

 

Voici que par trois fois mon  âme sensible

Perçut, en bel instinct, le risque d'aléas

D'algorithmes voyeurs m'en faisant la cible,

De quelconque guêpier, peut-être lauréat.

 

Ces triples recensions séant, ma foi, le requiers: 

D'opprobre de ceux-là dont je conte la course

De leur saugrenuité au fiel ordinaire 

Minant tous les péquins, flétrir leurs ressources.

 

Le doigt de l'index, là, sur toutes proses posé

Nous mène qu'à gauchir cette Anastasie,

De tâcher bien faire net en traits déposés

Pour pourvoir en plis ce risque d'aphasie.

 

L'automate se perd en ces mots si retords,

Le cuistre s'égare de son impéritie:

Ce dédale ci façonne pléthore

De termes abscons en très larges glacis.

 

Du bon mot, contrepet et autres à-peu-près,

Boutades, galéjades ainsi qu'évocations 

Ne peuvent que vaquer, de trames aux apprêts,

A clamer, manifeste, humeur, rescisions.

 

Je rime en quatrain, une geste malicieuse,

Ce verbe si désuet pour empaumer le fat,

Sentir ce baragouin est action malgracieuse, 

D'entortiller ces buses, mais quelle nouba!

 

PS: Sans être un sonnet en est alexandrins.

       Vous est recommandé le dictionnaire en main.

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 Quand on a plus que patates

       Pour toute votation,

Il n'y a plus que cornichons

 

 

 

Le vote des légumes

 

Dans le potager d'une humble chaumière,

Une élection s'y fait affin d'élire

Quelle plante parmi celle à choisir

Serait la plus belle, serait première.

 

Toutes en sont à extrapoler en son mieux

Celle qui, de ces fruits, aurait le plus beau bleu,

Celle qui, lors, serait d'un bleuir si radieux.

 

Elles furent deux premières, morbleu,

Ni persil, ni radis, ni chou, si chatouilleux,

Ne surent arbitrer ces produits fabuleux.

 

Ce fut le bel azur d'un cucurbitacée,

Un beau pied de courge qui en reçut ce prix

Et un framboisier d'un cyan qui surprit.

L'humus qu'ils obtinrent fut leur panacée.

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D'une raillerie facétieuse

J'en fis cette fable

Narquoise et affable

 

Le paysan et les grandes oreilles

 

Jamais de machine ne doit faire sa loi,

Nul humain ne doit lui obéir:

Voilà qu'une affaire ayant beaucoup fait rire

Montra, de sa raison, le vrai de son éclat.

 

En province lointaine du monde parisien,

Là où vit encore le fermier ancien,

Un rural habitant, humble cultivateur,

Voyant frimas venir, s'amener la fraîcheur,

Voulu faire un stock de bois de chauffage.

En allant rechercher ses quelques outillages,

Il prévint sa femme vers où il cheminait,

De son bigophone, il lui téléphonait:

"Voici, mon adorée, je me rends en scierie."

Aussitôt raccrocha et chemin poursuivit,

Ne pensant pas à mal, de cette courte phrase,

En échanges communs des rives ardéchoises.

Lors, dans quelques coins aux obscures secrets,

Un computer vaste, juste un grand objet,

Machine sans esprit et sans intelligence,

Servant à écouter malandrins et engeances,

Assassins, criminels et autres scélérats,

Mais parfois, tout autant, ceux qui gène l'état,

Confondit, sans âme, le nom de l'établi

Avec l'autre, lointain, celui de ce pays

D'où se réclamaient les auteurs de tueries

Et d'une religion trahie par ces sicaires:

Syrie ou bien scierie, le son est similaire...

Et voici que le robot alarma tout à trac,

Sans que nul ne saisisse cet absurde couac,

Le ban et l'arrière ban de la maréchaussée,

Aussi les pandores et autres policiers.

L'homme désigné des foudres automates

Se retrouva séant en sombres casemates

Par des gendarmes honteux demandant l'indulgence

A celui qui, des heures, vécu cette démence.

Si peu d'écho se fit de cette rigolade:

Les agents remisèrent leur panier à salade

Et leur hiérarchie furent d'infinies pudeurs,

Jurant, je l'escompte, d'être seuls commandeurs

Du simple instrument de télédétection,

D'espionnage et autres intoxications.

 

Une machinerie, quelque-en soit sa puissance,

N'a pas de jugeote et aucune vaillance:

De la vouloir humaine est là faute bien grave,

La vouloir plus qu'humaine c'est s'en faire l'esclave!

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Le renouveau est chansons

De l'aube au couchant

Éternellement

 

Le printemps

 

Voilà, le soleil montre son visage,

Haussant son zénith en son suave réveil,

Délaissant les frimas en vagues usages

Il échauffe le temps, la terre, la fleur et l'abeille.

 

Dedans de chez moi j'entends bruire gentes ailées,

Pépiant à qui mieux-mieux en un joyeux regain.

Qui construit son nid, qui cherche l'arbre percé,

Briguant leur possession en ces si beaux refrains.

 

Les ventres gros des bourgeons laissent deviner,

Des arborescences aux moindres arbustes,

Les feuillages futurs, les fleurs bientôt nées,

Plein de promesses d'une vie robuste.

 

Au ciel se perçoit chanter les oies qui rentre

De leur lointain voyage tout au loin au sud,

Elles volent et chantent comme d'enjoués chantres

Heureuses de rallier l'aire d'habitude.

 

Hommes et femmes délaissent leur lourds manteaux,

Les belles dévoilent leurs ronde sublimes

Aux messieurs extasiés de tant de douces peaux

Que peignent ces habits que leur pas animent.

 

Les amoureux s'émeuvent de leurs chauds baisés,

Main dans la main cheminent de même foulée,

Ont corps léger des éteintes apaisées

D'une nuit secrète de passion étoilées.

 

L'hiver s'est absenté le printemps revenu,

La vitalité revient de l'esprit au destin.

Le temps n'en peut plus de ces froides révolues

Qui pèsent à l'âme en ses chaque matins.

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Voir plus loin qu'à la marge,

Montre qu'au-delà des brumes vaporeuses

Ce que content les nuages

 

Le moment

 

Le moment s'escompte suivant ce qu'il se fait:

D'attente bien pesée ou bien de mouvement,

D'en saisir l'apprêt aussi qu'accordement

Conduit au remuement ou à l'arrêt bien-fait.

 

Choisir est d'en penser toutes circonstances

Ceci quand se presse en pages tourmentées

Les âpres tirages, les aigres inconstances.

 

Déterminer au mieux la chicane fienté,

Entendre en raison les piètres instances

Fait là en bien le bon choix en volonté!

 

Attendre et voir ou au temps s'activer

Suivant ce bon moment compris de son état,

Au-delà  des abîmes des actes bêtas,

Trouve là l'instant de décision motivée.

 

 

THEURIC

 

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