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philosophie

  • idée n° 7): Les dualités complexes: l'économisme dogmatique.

    (Texte publié le 2 Avril 2012, imprécis et bâclé, réécrit et largement remanié ce jour.)

    Il est dans la nature maints exemples de relations duales, que ce soit dans le monde de l'énergie, plus, moins pour la charge électrique, chaud, froid pour la température (relatif à une moyenne), dans le monde des particules, l'atome composé d'un noyau positif et d'électrons négatifs, dans le monde du vivant, mâle et femelle pour la reproduction, végétaux, herbivores puis herbivores, carnivores pour la prédation au sein des animaux supérieurs, le lichen, cette symbiose entre un champignon et une algue en exemple d'un lien symbiotique, la tique et son hôte en exemple de parasitisme... .

    Mais bien entendu, quelque soit les divers échelles, et natures de notre univers, l'entrelacement des relations entre les différentes parties le composant est ô combien plus complexe que de simples dualités, mais peut-être pourrions-nous nous demander si ces relations duales ne seraient pas la plus petite dimension inter-relationnelle entre deux composantes de la nature, une unité inter-relationnelle?

    Nous retrouvons de même types d'unités dans les sociétés humaines, notamment la représentation opposée et duale d'un même dogme ordinairement en constante confrontation.

    J'émets l'idée que, bien avant la guerre froide, une idéologie s'est progressivement développée en Europe puis dans le monde, mettant au-dessus de toute autre représentation sociale l'économie sous les deux formalismes que furent le libéralisme économique et le communisme et, ce, sous des formes variées et changeantes suivant les époques et les pays: l'économisme dogmatique.

    La deuxième idée émise est que cet économisme dogmatique n'est en rien lié à la manière de gouvernance qu'est la démocratie mais, bien qu'ils aient cru en concomitance, sont d'essence dissemblable puisque le premier est d'une considération purement économique et la seconde une façon autant de régenter une société que de réguler l'ensemble des rapports de forces sociales et politiques.

    Notre malheur d'aujourd'hui vient de ce que dès le XIX° siècle et peut-être avant la puissance d'argent (la bourgeoisie d'alors, devenant plus tard le capitalisme et pour ensuite, ce jour, se transformer, un petit peu avant la chute de l'U.R.S.S., en néolibéralisme) et son idéologie encore balbutiante d'économie libérale que nous pouvons nommer l'économisme de droite a commencé à prendre de l'ascendance et de l’influence sur les autres corps sociaux en en appauvrissant les strates les plus fragiles des sociétés, le prolétariat, et entrainer certains gouvernements à la colonisation (bien que les causes de cette colonisation soit sûrement plus complexe que cela), ce qui, en réaction, à fait émergé un économisme de gauche sous la forme, d'abord du socialisme puis, à son extrême, du communisme.

    La démocratie libérale aux États-Unis, le communisme en U.R.S.S. se sont développés, le premier dès la fin du XVIII° siècle, 1776, lors de la fin sa guerre d'indépendance contre les Anglais (advenue en raison du refus de taxes), le second en 1917 et la révolution bolchevik, c'est, dès 1946, la froide confrontation de ces deux bloques qui a cristallisé cette scission duale et tendue qui s'est étendue à l'ensemble de la planète.

    Après la fin de la seconde guerre mondiale et le début de la guerre froide s'est construit, en Europe de l'ouest, la sociale-démocratie, dans une tentative d'harmoniser le capitalisme en piochant dans ces deux puissances antagonistes les éléments les plus efficaces.

    Elle a  ainsi émergé sous des formes multiples suivant les sociétés et n'a pu être que différente suivant les nations, qu'ils soient pays nordiques, germaniques ou latins.

    Ce fut pendant la même période que la Communauté-Européenne se construisit sous l'ascendance progressive des États-Unis-d'Amérique.

    En cette période nous avions donc trois types de démocraties, libérale, populaire et, en leur centre, sociale.

    (Les extrémismes de droite qui furent au centre de la deuxième guerre mondiale, nazisme et fascisme ainsi que le pétainisme, ne furent que la tentative psychopathique et meurtrière de replacer la société allemande et italienne ainsi que française dans son état originel, d'où l'aversion de ses fanatiques pour les démocraties, quelles qu'elles soient.)

    Mais, et je le répète, ce terme de démocratie était déjà pour partie usurpé puisque ces trois gouvernances, même si personne n'en avait conscience, étaient pour l'essentiel sous la gouverne de la doctrine de l'économisme, c'est de cela que des hommes tel que De Gaulle voulaient nous prévenir dans les années soixante, la politique devenant avec le temps subsidiaire, la dépendance de l'Union-Européenne à l'asservissement américain ne faisant que s'accroitre et s'étendre pour aujourd'hui être devenu une colonie en déshérence de comprendre la prochaine disparition de son maître.

    La raison pour laquelle je parle ainsi de dualité complexe vient de ce que cette dualité qu'a représenté la confrontation est/ouest lors de la guerre froide, et même avant, ne s'est pas faite au travers de seulement deux forces antagonistes mais, au contraire, que cette opposition s'est établie dans un complexe rapport de force où, mis à part les deux belligérants principaux et dans une moindre mesure leur peuple, chaque pays, chaque société, chaque individu, même, définissaient un entre-deux composite souvent enchevêtré et parfois réagissaient par un rejet plus ou moins formel sur des bases archaïques, c'est cet ensemble idéologique que j'appelle "l'économisme dogmatique".

    Maintenant que nous avons vu, en bousculant quelque peu les conceptions préétablies de ce que chacun d'entre nous pouvions avoir de ces trois types de sociétés, que démocratie libérale, populaire et sociale sont de même ordre, voyons maintenant pourquoi, dès les années 1980, la folie néolibérale, sous toutes ses formes, s'est emparée autant des sociétés que des esprits.

    Pour cela je me dois, là encore, de renverser les notions usuelles telles qu'elles nous le sont démontrées continuellement: mon avis est que les U.S.A. se sont effondrés en même temps que l'U.R.S.S. mais pas de la même façon!

    Le début du basculement qui allait conduire irrémédiablement au futur désastre de l'économie mondiale ne se situe pas au début des années 90  mais bien 80 et si Madame Thatcher, Premier Ministre d'Angleterre et Monsieur Reagan, Président des États-Unis-d'Amérique prirent tous deux les décisions de libéralisation boursière qui furent aux origines de la bientôt débâcle économique, ce fut bien en raison de la lente dégradation d'alors de ces deux pays.

    Le reste de l'Europe, aussi, en connaissait déjà les prémisses, il m'était arrivé, dès la fin des années 70, de rencontrer un entrepreneur en confection désirant, dès cette époque, de faire fabriquer sa lingerie de l'autre coté de la Méditerranée.

    De fait, c'était en réponse à la déchéance économique de l'Occident que tout cela fut décidé, dans le souci de maintenir notre dynamisme, en France, il en est de même sauf que ces décisions furent d'un autre ordre, plus étatique, ce fut le "programme commun de la gauche" mis en place lors de l'élection de Monsieur François Mitterrand et dont le plan consistait en une relance de l'économie par la consommation, ce qui devait faire repartir les entreprises de la nation, d'où l'embauche d'employés dans les services publiques et autres entreprises d'état, ce qui devait naturellement s'accompagner de la nationalisation des banques puisque il n'était plus possible, depuis 1973, d'emprunter à la banque de France, l'état empruntait donc directement aux banques.

    Ce fut un échec parce qu'il aurait fallu fermer les frontières pour permettre à nos marchandises d'être compétitives, au moins dans le pays et alors, adieu l'Europe (du-moins est-ce ce que j'ai déduit des différentes informations que j'ai pu glaner).

    Ensuite, le gouvernement Mitterrand fit, à l'époque, ce que les allemands firent quelque vingt ans plus tard: une dévaluation compétitive en faisant baisser les salaires et les prestations sociales pour retrouver une compétitivité à l'exportation.

    Seul problème, et de taille, qui rare est soulevé et peut être formulé d'une phrase: il est toujours possible de trouver plus compétitif quelque part.

    En effet, nous aurons beau faire baisser salaires, prestations sociale, administrations publiques et n'importe quoi d'autre, appauvrir des légions d'habitants, ruiner les commerces de centre ville, diminuer drastiquement le nombre de militaires, de policiers, de médecins, de postiers, de professeurs, de scientifiques il sera toujours possible, facile, même, de trouver un pays, quelque part, où une paye de moins du dixième du S.M.I.C. sera considéré comme considérable.

    Ce qui engendre un deuxième problème là encore résumé simplement: ensuite, qui va acheter?

    Aujourd'hui nous en sommes là, une économie saine est celle où tout le monde peu acheter parce que gagnant suffisamment, si le chômage monte et que les salaires descendent, les gens achètent de moins en moins, donc les usines ferment pour ouvrir ailleurs, là où les salaires sont au plus bas, pour vendre cette marchandise là où les usines ont fermé et les salaires baissé, donc il faut encore baisser les prix, donc déménager les usines dans des pays encore plus pauvre, etc...etc...etc... .

    Les américains avaient, depuis trente ans, trouvé le truc, eux qui, bien avant nous, s'étaient, petit à petit, débarrassé de leurs usines (sauf militaires): faire des crédits, à tous et pour tous, d'abord pour ceux qui travaillaient et avaient quelques fonds en banque, puis, au début de ce siècle, à toutes les classes de richesse, appuyés sur le prix de l'immobilier qui, là-bas, ne cessait de grimper, maisons que chacun achetait et mettait en hypothèque, avec des histoires de taux de base du crédits au plus bas (je vous laisse vous renseigner la-dessus), comme est pris en compte, dans le P.I.B., qui représente, paraît-il, la richesse, l'achat de bien de consommation même importé autant que les productions et ventes des entreprises même en disparition, tout allait bien, il nous était dit que l'U.S. était riche surtout que le dollar en tant que monnaie de change ultime pouvait permettre à l'Oncle Sam d'acheter ses marchandises et ses guerres à crédit, ce pays ne produit plus rien mais achetait à crédit et ce depuis les années 80, de plus en plus, comme les anglais et après chaque crise la folie du crédit augmentait encore jusqu'en 2008.

    Badaboum, le prix des maisons commença à chuter et nous avec.

    Ce bref résumé pour vous expliquer que maintenant tous les décideurs, sauf les imbéciles et ils sont nombreux, comprennent que nous sommes au bord du gouffre parce que, pour soutenir les banques, il a fallu que tous les pays mettent les milliard sur la table (paraît même que les cartels de la drogue en firent autant) mais milliard qui ne valent rien puisque les pays occidentaux n'ont quasiment plus d'usine et que l'usine est la réelle valeur d'un pays (quand il vend les marchandises d'abord chez lui) et que, maintenant, arrêter le robinet à dollar, livre, yen, euro et d'autres ferait véritablement exploser toutes les bulles spéculatives existantes à l'échelle mondiale, surtout que de nouvelles apparaissent.

    C'est pourquoi nous sommes ponctionnés, pour empêcher la machine de périr, il faut rembourser encore et encore, nourrir la bête sinon elle meurt.

    Et là c'est le troisième problème, incontournable: la bête mourra, bientôt, d'une indigestion de dettes!

    Mais pourquoi ai-je dit plus haut que les U.S.A. se sont effondrés en même temps que l'U.R.S.S.?

    Parce que leur effondrement a pris la forme de la dette, de toutes leurs dettes, colossales et qu'ils nous y ont entrainé, yen, livre sterling, euro et d'autres, nous ployons tous sous des tombereaux de dettes.

    En 1991 les U.S.A. en étaient déjà pourri, aujourd'hui c'est la gangrène et ils en ont infecté l'ensemble des pays, qui soit sont endettés, soit fabrique des produits qu'ils ne peuvent que de moins en moins vendre à qui que ce soit à bon prix et un jour, ne vendrons plus à personne.

    U.R.S.S., U.S.A., tous deux se sont ruinés à force de forger des armes toujours plus puissantes ainsi que de vouloir prendre l'ascendant sur l'autre, le premier en ponctionnant son pays et ceux sous sa domination, le second en générant une chaîne de montagne de dette, tout le monde à cru que les américains avaient vaincu par K.O., c'était faux, ils étaient tout simplement dopés à la dette.

    Je finirais par une remarque, un outil intellectuel sert, entre autre, à définir l'événement, dès que s'amorce une nouvelle découverte fondamentale, c'est le regard porté sur l'événement qui évolue, de plus, ce regard évoluant est plus à même de porter plus loin, de mieux comprendre ce qui suivra, d'avoir une portée prédictive plus efficace.

    Mais ces nouveaux outils portent en eux-mêmes un risque, celui de marginaliser celui qui l'utilise et/ou qui en fait la recherche.

    Ce risque, ne serait-il temps que nous le prenions, en fin de compte, que risquons-nous?

     


       

     THEURIC

  • Remarque, mais pas seulement, sur notre temps présent!

     

    La guerre du Mali, puisque c'est ainsi qu'elle risque bien de s'appeler dans un petit peu de temps, montre à quel point le néolibéralisme a militairement affaibli la France, l'Europe et surtout combien les États-Unis-d'Amérique et l'Angleterre n'ont plus de capacités opérationnelles hormis l'évacuation de leurs troupes.

    Du-moins se montrent-ils tel, eux qui aimeraient tellement cacher cette faiblesse.

    Les islamistes, bien que cette dénomination recouvre une réalité fort complexe, offrent à l'Europe le réveille dont elle avait besoin.

    L'économie-politique anglo-saxonne dont elle s'était, s'est entichée dans son aversion existentielle de vivre l'évènement, le sentiment que les U.S.A. resteront, jusqu'à la fin des temps, le garant d'une paix éternelle l'a persuadé que la chose militaire n'était plus que dérisoires souvenirs des époques où les conflits européens faisaient ceux du monde, où les siècles de chocs puissants et mortels répandaient morts et terreurs, où le souvenir du cataclysme exterminateur pervers et cruels de l'hitlérisme générât une culpabilité sans nom, où la scission en deux Europes en firent sœurs ennemies dans le même sentiment de devoir payer leurs fautes.

    Tout cela se fit avec de logiques raisons mais les temps changent!

    De puissants mouvements émergent dont l'extrémisme religieux, le plus visible vient de l'Islam, n'en n'est qu'un modeste échantillon.

    Le catalyseur en sera l'effondrement des U.S.A., du Royaume-Uni; l'Angleterre, elle, bien qu'elle traversera des années très difficiles, saura trouver le moyen de se sauver d'une totale décrépitude.

    Déjà tout le monde comprend que le roi est nu, l'Amérique n'est plus.

    Et ce magnifique bouclier, qu'il était, nous protégeait jadis sans effort des vicissitudes de la violence commune des états et des peuples, de l'histoire.

    Il n'est plus là pour nous offrir de cette paix éternelle à laquelle depuis tant de temps nos aïeux aspiraient, l’Éden.

    L’angoisse monte!

    Plus encore, bercés, hier, comme des enfants, par cette quiétude tiède dû à la rassurante mais apparente puissance d'un oncle Sam au fait d'une gloire dès maintenant en extinction, tous, ou quasiment, en notre doux continent, suivirent les consignes sottes de conseillés d'économie en tout point ruineuses.

    Ainsi est ce néolibéralisme, tare achevée des délires dérisoires mais mortels d'un obscur obscurantisme, ploutocratie orgueilleuse prétendant prendre place des aristocraties passées, en Europe comme dans les Amériques, en un délire psychopathique nous contraignant à la pauvreté, dans une dérive hallucinatoire de l'infinité de leur enrichissement nous entraînant sous peu dans une ère où monnaies et argents perdront toute valeur.

    Alors que tous contempleront, aux faîtes des calamités, la faillite commune des centres économiques, les banques en fermeture, les monnaies en dérision, viendra se signaler le frémissement d'éveille d'une Europe perdu sans son bouclier paradisiaque de cet Amérique en perdition.

    Mais voilà qu'au Mali quelques zigotos, héritiers anachroniques des flux périodiques des fous de dieu qui guerroyaient leurs semblables pour purifier un Islam qui ne leur semblait que si peu respecté par des croyants à leurs yeux faiblement vertueux, viennent vouloir déstabiliser l'un des nœuds majeur du nord-ouest de l'Afrique tant fragilisé où des minerais nécessaires à notre subsistance interdit à la France, à l'Europe de laisser cette massacreuse conversion religieuse donner toute sa puissance.

    Et là se contemple en directe le vide infini de la ridicule capacité d'action de tous les pays européens sauf la France qui ne peut qu'utiliser un matériel d'une telle ancienneté que l'usure y est au-delà de la panne.

    L'Allemagne aimerait tant nous accompagner sur les chemins mouvementé, tortueux des aventures guerrières, sans le dire, sans peut-être même le savoir, sans en être consciente, contrainte par le souvenir des terribles temps où elle se laissât entrainée par un fou et ses meurtriers truands, elle n'ose mais bave d'envie, retenue par un frein qui, en vérité, ne tient plus que par un frêle fil n'attendant que la moindre des péripéties pour rompre.

    Le reste de l'Europe, toujours psychologiquement scindée en ses deux zones, est et ouest, reliquat d'un temps pas si lointain où les deux démocraties régnantes, populaire et libérale, assouvissaient leurs puissances par d'autres, tant d'autres, chacune désignée d'un sigle au même commencement: "union", qui enfantèrent, en leur fin, l'Union-Européenne, le reste de l'Europe, dis-je, sud et nord, ouest et est, garde toujours en mémoire la riche et terrible histoire des tribulations historiques; tous voudraient partager en confédération pas encore satisfaite parce que toujours union.

    Deux milles, trois milles ans partagés, voire plus, tellement plus, de cette histoire ouest-eurasiatique voyant depuis tant de temps passer les envahisseurs déferlants, venant de ces contrées lointaines, arrêtes par l'Océan insondable et restés là de ne pouvoir aller plus loin.

    Europe, amoureuse du dieu des dieux, Zeus, amoureux d'elle, plus qu'une histoire, plus qu'un mythe, Europe et ses fils, presque dieux, futurs dieux, Europe enfantée de la Grèce, Europe reste toujours inscrite, en nom, comme socle et fondation, en filiation de l'ouest-eurasiatique, filiation oubliée, puissante filiation parce que oubliée.

    Peut-on comprendre l'Europe sans connaître rien qu'un peu de cette mythologie?

    Et voici que ces fous de dieu, chaperonnés par ces pays de l'arabique péninsule culpabilisant de leurs richesses provenant de puits de pétroles dont il est déjà perçu le fond, de leurs égratignement du rigorisme que leur habitat déclame, de faire appelle à ces barbares d'européens, seuls capables de bâtir cette modernité que leurs fortunes commandent, que ces fous de dieu, donc, raniment ce rêveur, ce géant endormi de ne plus vouloir être elle, l'Europe et qui, maintenant, en a oublié jusqu'aux raisons de son oubli.

    Et voici que cette Europe, encore ensommeillée, tout juste s'ébrouant, éberlué des craintes de voir s'affaisser le tout dernier titan, son gardien, son sauveur, comprend que la ronde de la vie, de la mort, de l'histoire arrive à sa porte, y toque, y sonne.

    Bien?

    Mal?

    L'Asie, les Amériques, l'Océanie, l'Afrique, des quatre coins du monde le retentissement de l'effroyable écroulement de ces U.S.A. déjà vacillants se redoute autant que la pire calamité, de ces pays s'achètent en dollar de rien leur remplissant les caisses, le reste des valeurs en usines et en biens que les européens vendent sans y comprendre goute; Le rire des acquéreurs, rire de bon cœur et avec raison, résonne sur la Terre comme si elle tremblait de toutes fondations: comment ne pas s'amuser de ces anciens maîtres qui se dépouillent ainsi de leurs derniers fleurons?

    Qu'y aurait-il donc à craindre de cette région du monde où on s'y déshabille sans pudeur et sans honte de ce qui fit d'elle première?

    Moi je la crains!

    Elle, l'Europe, conserve encore en elle de cette pure folie qui secoua l'univers, força l'humanité, domina bien des peuples.

    Arbitre ou acteur?

    Ou autre, aussi?

    A-t-elle dans ses rêve acquise une sagesse telle qu'elle saura peser et poser, en gestes de paix et en justes puissances, l’apaisement de pays aux conflits frontaliers?

    Saura-t-elle donner justice quand le faible et fragile état risque d'être avalé par un plus puissant que lui?

    Ou voudra-t-elle renouveler, triviales jouissances, de ses anciens pouvoirs, anciennes dominations, qui firent que du levé au couché du soleil, ses rayons y puisaient les sources de son empire?

    Ou bien, ou bien, de cette énergie encore balbutiante se fera-t-elle Ariane en fil inspirateur pour le voyage promis au sein de toutes étoiles, instigatrice des seuls chemins d'une destinée vouée à tout humain: visiter les planètes et le vide abyssal, transcender le destin des foules tempétueuses dans les folles poursuites des courses au long-cours?

    Voilà de ce réveille ce que je voulais dire, l'Europe est aujourd'hui à l'aube de son temps, soit ange, soit démon, voire un peu des deux, mais ce qu'elle se voudra être déterminera, à jamais, le futur d'Homo Sapiens Sapiens.


    THEURIC

  • idée n° 8: Essai de début de réflexion sur le temps présent et notre proche avenir.

    Nous sommes face à ce qui nous semble être, politiquement, une impasse, or je suis convaincu que cela n'est pas et que cette impasse ne vient que de ce que nous n'avons pas, au-devant de nous, les outils conceptuels nous permettant d'envisager d'autres horizons que ceux auxquels nous fûmes antérieurement confrontés.

    Or, depuis déjà plusieurs décennies, toutes les sociétés ont évolués et évoluent toujours à un rythme accéléré et elles se transforment sous nos yeux à une vitesse prodigieuse sans que nous n'en ayons pleinement conscience.

    De plus, ceci s'est accompagné d'une théorie politico-économique dite néo-libérale, autrement appelée marchéiste qui, mettant la pensée politique au second plan, nous empêche la formulation de nouveaux concepts.

    Cette théorie n'est pas d'une grande nouveauté, ses deux siècles d'existance la place, au contraire, dans le prolongement de réflexions pûrement économiques dont les fondements s'ébauchèrent à une époque ou vivaient sur Terre moins d'un milliard d'habitants et, aujourd'hui, avec une population mondiale multipliée par plus de sept, nous sommes au seuil de son achèvement.

    Mais il est à remarquer que ce qui fut des trois ordres anciens: le religieux, le guerrier et le marchand, les deux premiers se retrouvent dans les pays européens, sous une forme ou sous une autre, sous le contrôle étatique: l'anglicanisme de Grande-Bretagne sous la férule de la reine, laïcité française, l'impôt religieux allemand,..., pour ce qui est des religions (avec des exceptions telles que la Grèce); les forces armées, quand à elles, sont assujéties, de par leurs fonctions régaliennes, à l'état montrent la nécessité des gouvernements de maîtriser ces vieux ordres.

    Cela se fit, dans l'histoire avec beaucoup de difficultés, des avancées et des reculs

    Il n'est, donc, que les puissances financières qui échapent encore à la régulation des nations.

    C'est, je le pense, la cause majeur des difficultés devant lesquelles nous sommes: n'avoir pour seule horizon d'une pensée politique et de la chose publique que des considérations de l'ordre de l'économisme et du monétarisme arc-bouté sur une philosophie sociale purement individualiste (pensée archaïque totalement différente et opposée de ce que peut être l'individualité) en mésestimant ce que peut-être l'organisation et la régulation, les équilibres des pouvoirs, la recherche de la justesse des prises de décisions, les avis contraires, le symbolisme, l'histoire et la géographie,..., toutes ces dimensions pénétrant les sociétés, d'autant plus quand leur complexité atteint, comme en Occident (Japon compris) ou dans les pays émergeants un certain seuil nécessitant une démocratie représentative.

    Ce pouvoir, dit néo-libéral ou marchéiste, d'essence oligarchique de type ploutocratique et de genre ubuesque semi-totalitaire perd progressivement de ce qui fait la force et la durée de tout pouvoir, son intelligence et son esprit de création: soit par le rejet de ses éléments les plus contradicteurs donc ceux qui sont  intellectuellement les plus vigoureux, indépendants et inventifs, soit par l'éloignement décidé et délibéré de ceux-ci pour divers raisons.

    Nous sommes dans ce moment où ces forces gangréneuses ne sont plus dans la capacité de leur propre survie, mais entre temps elles aurons destabilisé l'ensemble des sociétés et, tant qu'elles tiennent encore, et la survivance du dollar en est l'étalon, nous pouvons considérer deux choses: la première est une déstabilisation accrue des sociétés, la seconde que  nous ne sommes pas encore dedant l'immense cataclysme accompagnant cet effondrement, la question n'étant pas de savoir si il aura lieu mais quand.

    Or, quand cela aura lieu, l'ensemble des vieilles forces inconscientes, parce que misent sous le boisseau, rejailliront au grand jour chez tous les peuples et, parce que le politique reprendra ses droits, les jeux de force à l'intérieur des pays et entre les états, la géopolitique, l'inconscient des peuples, les contradictions entre traditions, conservatismes et la modernité, les frustrations... pourrons facilement se muter en agressivité, parfois la plus extrême.

    N'oublions jamais cet étrange attraction des peuples pour leur inconscient social. Étrange parce que les peuples sont attirés, aspirés par cet inconscient en en ayant véritablement ni le désir, ni l'envie et sans même que cet inconscient s'exprimât jamais d'une semblable manière.

    Tout compte fait, le véritable danger, de tout temps, fut et reste la passion des hommes, elle peut-être constructive et bâtisseuse en un éros fabuleux, flamboyant ou, quand elle s'est tournée vers le sombre regard des pulsions destructrices, peut devenir un thanatos grimassant.

    Il est, à mon sens, totalement inutile de considérer la perversité du néo-libéralisme ni même son effondrement, tout simplement parce que ce n'est que s'encombrer l'esprit d'évidence puisque cet évènement aura lieu, quelque soit la façon que cela se fera. En revanche il est d'une extraordinaire urgence de songer l'instant de cet effondrement et de sa suite dans le court terme, de s'y préparer, non pas en individualiste, avatar désuet et morbide du marchéisme, ni en un réflexe purement collectif, réaction primitive et dangereuse qui ne viendrait qu'en réaction de la tentative d'effacement de la notion même de peuple mais dans une action dont le socle serait l'individualité, c'est-à-dire la compréhension conscience de sa propre existence et de celle de l'autre, de la conscience en son inconscient mise en corrélation avec l'existence propre et distinct de chaque autre être humain, de son respect, ainsi que de la compréhension et du respect de la vie en société (compréhension et respect voulant dire, aussi, souplesse et égratignement des dits respects de l'autre et la vie en société). Cela ne retire en rien la nécessité absolue que chacun d'entre nous, ainsi que les sociétés ont de se défendre.

    Des questions telles que qu'est-ce que la démocratie, qu'est-ce que notre modernité, qu'est-ce que la propriété, à qui appartient véritablement une usine, une liasse de billets, un sol, le ciel, une molécule, une idée, une oeuvre, un homme, une femme, un enfant, un chien, une touffe de cheveux, quel taux de perméabilité pour les frontières, quel est le minimum de savoir que doit avoir acquis chaque enfant, quelle est la place du citoyen dans la société, la place du religieux, la place du bandit, du gendarme, du politique, la place du savant, de l'ignorant, du différent, du géni et du crétin,...,etc,...? Toutes ces questions et une myriade d'autres, tant d'autres, ne doivent plus être dans l'obscurité de notre peur du savoir et du comprendre, de son rejet, mais jaillir, rejaillir au grand jour en une force irrésistible.

    Parce que, en fin de compte, le néo-libéraliste, l'individualisme sont, pour l'essentiel, que pures pensées obscurantistes, que purs obscurantismes d'où ego et narcissisme, ces deux frères jumeaux, puisent leurs puissances.

    C'est la raison pour laquelle j'appelle à une nouvelle renaissance!


    THEURIC

  • poésie 2

                        LE PARDON                                                                           

     

    L'injure abattu à l'angle de l'esprit  

    Ruine les desseins en songe de mépris:                               

    Voilà, l'ombre indu maintenant s'épanche,                                

    Envahit les humains, soude les revanches.                                                                                   

     

    Ces pleurs silencieux, en vilenies sournoises,                           

    Troquent toutes raisons de leurs âmes matoises                          

    Contre gestes vicieux, fiels, vils venins,                              

     Libèrent le poison du durable chagrin.                                                                                    

     

     Souhaiter l'échafaud à ces nombreux porteurs                           

     D'injures proférées, de maux et de douleurs                               

     Fait croire aux badauds, en peine adoucie,                              

     La querelle vidée par vengeance transie.                                                                                   

     

     Aussi de conserver, en son sein, comme l'or,                               

     La  vaste tristesse des maints courroux retors                           

     En plaisirs éprouvés du malheur ineffable                               

     Donne, là, faiblesse à l'être respectable.                                                                                   

     

     Certes, l'inopportun, le fâcheux, le faquin,                                

     Tous ces tristes sires croisés sur les chemins,                           

     Quand ils auront, chacun, l'offense en bouche                          

     Se devront défaillir quand réponses touchent.                                                                                   

     

     Mais de garder, en soi, cette peste morbide...;                           

     Peut-elle terrasser, comme hier le Cid?                               

     N'importe qui, un roi, un sage ou un saint?                               

     Elle peut terrasser n'importe quel destin!                                                                                  

     

     Saisir le trait de l'affront proféré,                                   

     Comprendre le secret des sentiments cabrés                              

      Et en soi le méfait de l'atteinte des maux                              

      Fera, un jour, décret: le tort pur est nabot!                                                                                   

     

      De tout cela, ce sac remplit de tant d'odeurs:                               

      Immondes, infectes, pestilentiel leurre,                               

      Il faut, tout à trac, vider le chargement,                              

      Il faut, de l'abject, éteindre les tourments.                                                                                    

     

      Ainsi l'esprit, guérit, soufflette les outrages,                              

      Ces réels manquements, d'un simple balayage:                          

      L'indignité périt en justes abandons                                  

      Que s'épanouisse, séant, le tangible pardon.                               
                                                   

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  • poésie 1

                        mémoires



    Qu'est donc l'appris, le su, sur le front de l'oubli ?
    Qu'est donc l'aperçu des âges de l'histoire ?
    Les blanchis cheminant en ces ères vieillis
    Se sont-ils affranchis de passer la mémoire ?

    Les jeunes éperdus de perdre la liaison
    Pleurent et rient, flétris de ne pouvoir savoir
    Les lointains passages de ces fonds d'horizons
    Que connaît cet âge ayant passé le soir.

    Et ces vies anciennes, aux milles chants perdus,
    Riches de tant de siens, tant d'expériences,
    Ivres d'abandonner à de jeunes assidus
    Tout ce temps façonné durant tant d'ans intenses :

    « Ancien, racontes moi », demande ce gamin.
    Et le verbe en émoi, l'ancien lui raconte,
    « Voici, ce fut ma vie ! », et les photos en main
    Il narre, à l'envie, cette saga, il conte... .

    Ces mondes s'éprouvent, le jeune et le vieux,
    Se parlent, se trouvent, découvrent, hors du temps
    Cet instant complice du récit merveilleux,
    Boivent le calice de ce moment pressant.

    Puis fusent, abondant, en gerbes incessantes,
    D'un verbe déroulant un trop plein d'émotion,
    Les questions du cadet, de ces questions ferventes
    Auxquelles l’aïeux répond en faim de confession.

    Dès lors, de ce  passé passé en un présent présent
    Offert en donation et reçu en offrande
    Est cet ultime don du récit apaisant
    Du doux héritage que le futur mande.

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  • idée n° 6 : Élément, Instant & Temps d'Existence

        Chaque élément de l'univers et l'univers lui-même ont leur propre temps d’existence.

        Mais ne confondons pas existence et vie.
        La vie et l'existence sont de sens en tous points distincts :
        La première désigne « l'état d'activité de la substance organisée. Chez les plantes, la vie est constituée par deux fonctions, la nutrition et la génération ; chez les animaux, il y a en plus la contraction et la sensibilité. » (dictionnaire Le Littré). Bactéries, champignons, virus,..., répondent, bien entendu, à ces critères.
        La seconde, elle, défini tout ce qui existe, à leur état.
        La Vie est donc Existence mais l'Existence n'est pas obligatoirement la Vie, l'Existence est même rarement la Vie.
        Ces éléments de l'univers, dont nous sommes, naissent, se développent puis meurent (ou disparaissent), hormis, peut-être, certaines particules qui sembleraient éternelles.
        Mais  que deviendraient ces dernières si notre univers, lui-même, achevait son existence ?
        Nous pouvons appeler « Temps d'Existence » , le temps écoulé entre le moment où un élément parait et le moment de sa disparition ou de son observation.
        Pourquoi ces considérations ?
        Maintenant  que nous nous sommes convenus que chaque élément constituant  l'univers et l'univers lui-même, écrivons-le « Élément », que chaque Élément, donc, a son propre Temps d'Existence, nous pouvons nous demander ce qu'est, pour chacun de ceux-ci, l'Instant (là encore, la majuscule marque un principe).
        Pour commencer, disons que l'Instant, pour un être vivant, est une fraction de son Temps d'Existence.
        Mais si nous considérons que tout ce qui existe est Élément, alors chacun de ces Éléments a son Temps d'Existence avec la même définition de l'Instant.
        Ces Éléments sont, tout autant, une étoile, une histoire, une société, un astéroïde, un caillou, une agrafeuse, une chanson, une idée, une idéologie, un atome, une molécule..., toutes choses, donc, dont l'Instant est une fraction de leur Temps d'Existence.
        Cette fraction étant proportionnelle au Temps d'Existence.
        Je ne sais pas si l'Instant de chaque Élément est toujours de même proportion.
        Mais cela veut dire que l'Instant de la biogée (soit l'ensemble de la vie terrestre depuis son apparition) est plus important que l'Instant d'une société, comme l'Instant d'une société est plus important que l'Instant d'un être humain.

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  • idée n°5: la Justesse

     

    Comment peut-il y avoir de justice sans quête de Justesse?

    Est-on juste dans la Justesse ou dans la justice?

    La Justesse, charpente de la raison et vertu première de l'esprit humain, est ce qui permet d'évaluer les multiples informations, d'en apprécier la pertinence, d'élaborer l'action adaptée à la situation.

    Ennemie des paradoxes, ogre jamais repu, la Justesse se repait de ce qui fait intelligibilité faite de renseignements, d'enseignements, d'expériences, de logique et de cohérence, de précisions, de questionnements, d'observations, (observation imitative, mère de tout apprentissage, observation philosophique ordonnant la pensée, observation métaphysique signifiant le monde par l'en dedans de soi, observation empirique qui est soit l'élaboration des savoirs-faire par le cycle essais, échecs puis réussites ou examen de la concordance entre des évènements semblables et, enfin, observation scientifique recherchant, de proche en proche, les causalités par le binôme énonciation théorique puis vérification par l'expérimentation)... .

    Plus riches seront les acquis, plus riche sera la compréhension de l'univers, plus riches, encore, sera la variété des choix possibles au-devant des contextes. De part la précision qu'elle appelle, la Justesse amplifie l'imagination ainsi que la qualité de la création.

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  • idée n°4: l'impermanence

     

               Rien ne se fini, rien n'est achevé, tout est en devenir.

    Grande est la difficulté de sentir le monde changer sous nos pas.

    Bien qu'inéluctables, ces changements, inhérents à l'univers et à ce qui le compose, provoque souvent malaises, inquiétudes, peines, angoisses, douleurs même.

    C'est cela le deuil!

    Cette transformation perpétuelle de notre environnement, vécu, fréquemment, comme une altérité, une brisure, est la simple condition de l'existence.

    L'être tant aimé, le somptueux objet d'art, le plus utile des outils, la vérité intense, essentielle, les hommes, les femmes, les sociétés, les espèces, la Terre et que sais-je encore quoi d'autre, les planètes, les étoiles, les galaxies..., tout ce qui existe, connu et inconnu, ne restera jamais égal à ce qu'il à bien pu être dans le passé, pas plus qu'il ne le reste dans le présent.

    C'est dans le fonctionnement du cerveau, dans sa structure, que se discerne le refus et/ou le rejet de la nouveauté.

    Ce trait, au nom de misonéisme, trouve son origine dans ce même processus de deuil.

    Le réajustement synaptique que cela demande génère une souffrance telle que de la violence ou du désespoir en est, fréquemment, engendrée et ceci parce que notre encéphale, dans un processus de concervation, de protection, fait barage à cette nouveauté.

    Tournée vers soi au travers d'une maladie, d'une dépression à la perte d'un être cher, d'une guerre pour une société en plein chamboulement (guerre de 14/18), ou bien à l'endroit du porteur du message de ce changement (Giordano Bruno), ou de celui, de ceux qui représentent cette transformation (les musulmans en Europe, les américains en Orient, les juifs en Occident et au Proche-Orient, les arabes en Israël, les bouddhistes tibétains en Chine, les noirs pour les non noir...), cette agressivité montre que nous avons encore, nous, êtres humains, à un haut degré, des inclinations à d'antédiluviens réflexes.

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  • idée n°3: l'improvisation

     

          L'improvisation n'est pas seulement l'apanage de la musique, mais, comme pour la musique, improviser, en toutes matières, ne se fait pas n'importe comment au risque des fausses notes.

    Que ce soit la philosophie, la politique, les sciences et techniques, les arts et toutes ces sortes de sujets faisant commun de l'homme, ils ont besoin, pour se développer, qu'en soient connus le savoir-faire pour pouvoir le dépasser, surtout quand la nécessité fait loi.

    Faut-il, aussi, réussir à faire taire nos interdits, ce sur-moi profitable à une socialisation harmonieuse mais pouvant paralyser l'esprit de création.

    Seule l'écoute de soi, sans tromperie ni dissimulation, avec hardiesse et prudence, permet de trier le bon grain de l'ivraie de ces prohibitions.

    Parce que notre espèce est face à une situation inédite, voire inconcevable il n'y a que peu de temps, périlleuse, peut-être funeste à terme; parce que, également, guère de découvertes traversent les débats, alimentent la réflexion, génèrent des réponses à la mesure des défis, nous nous devons à l'innovation quitte à dénoter.

    Mais rien ne se fera si s'instruire en toutes choses, de ce qui fait la mesure du temps présent comme celui du passé n'est pas placé au centre de notre humanité.

    Il y a, effectivement, plus qu'un sentiment, une vogue d'affirmer l'achèvement de nos connaissances.

    Il est vrai que le téléphone cellulaire, par exemple, semble être d'un grand modernisme mais, à y regarder de plus près, cet outil n'apporte, en vérité, pas de nouveauté technique fondamentale. Il n'est que la fusion du téléphone (Graham Bell 1847-1922), de l'ordinateur (l'ENIAC en 1943), du baladeur (Andreas Pavel en 1977), de l'appareil photo (Nicéphore niépce 1765-1833), de la radio (Guglielmo Marconi 1874-1937) en un tout miniaturisé.

    L'astronome recherchant l'immense part de la matière et de l'énergie du cosmos sans pouvoir les distinguer, le physicien ne comprenant pas pourquoi la physique quantique fonctionne, le peintre, le musicien ne faisant qu'imiter ses ainés, le philosophe, le théologien rabâchant les anciens, l'économiste ne se fiant qu'à ses vielles théories flétrie, l'homme politique n'arrivant plus à appliquer les doctrines de jadis, tous ceux-là et bien d'autres, quand ils restent dans l'immobilisme du concervatisme, montrent la difficulté de l'improvisation.

    Il est, aujourd'hui, plus que temps de réveiller notre imagination.

    THEURIC

  • idée n°2: de l'Ennui

          Cette leçon n'a pas pour but de discuter de ce petit ennui du tout les jours venant de ce que, à un moment, en un lieu donné, nous ne trouvions rien à faire ni à penser qui ne nous satisfât.

    L'Ennui dont il est question, ici, est ce sentiment d'insatisfaction conscient et/ou inconscient qu'éprouve celui qui ne peut exprimer, assouvir ce vers quoi ses capacités, ses talents, ses facultés le susciteraient.

    Certes, un désordre ou un manque affectif peut conduire à de telles carences mais les pressions collectives aux interdits ainsi que la commune opinion d'un achèvement, d'un parachèvement de tous savoirs, découvertes et créations (ce que nous vivons actuellement) mènent, tout autant, à ce travers.

    Ivresses des dérobades, des tribulations, des calamités recherchées, des drogues et des alcools, des violences sont le lot  de l'état de manque (manque de soi-même) auquel conduit l'Ennui.

    Il n'est de solution que dans la confiance en soi et questionnement des vérités établies.

    Il y a-t-il plus grand plaisir intellectuel que de passer au crible les dogmes, sentences, certitudes actuels, qu'ils viennent des orthodoxies officielles ou des convictions informelles?

    Ainsi de ce fameux réchauffement climatique: nombres d'écologistes et de climatologues nous mettent en garde contre le risque de ce dérèglement atmosphérique dû aux gaz à effet de serre alors que des physiciens craignent un refroidissement de cette même atmosphère en raison d'une baisse d'énergie irradiée par notre soleil.

    Voilà, pour moi, à tout point de vue, un sujet, au centre d'un débat, digne d'intérêt.

    A chacun son chemin, mais il est domage que beaucoup de mes contemporains souffrent de se penser enfermés entre ces remâchements et ces renoncements.

    THEURIC

  • idée n°1: Instruction & éducation

         Il est pour le moins étonnant que l'amalgame soit fait entre instruction et éducation.

    Si la première est transmission des savoirs, techniques et connaissance, la seconde est liée à l'apprentissage des seules règles sociales en espérant tendre, pour l'éducation la mieux faite, à la construction harmonieuse d'une personnalité (ce qui ne peut être qu'une bonne chose).

    D'affirmer, donc, la bonne éducation d'un enfant est essentiellement différent que de le dire être d'une bonne instruction.

    La confusion est là au ministère de l'éducation nationale enterrinant cet imbroglio de par son seul nom.

    De fait, un professeur professe, un instituteur instruit et un éducateur essaie de redonner à l'enfant perdu un tant soit peu de sociabilité.

    Lors, si l'adulte devenu continu de s'instruire en toutes choses, il ne peut que, face au sentiment d'un mal-être ou d'un manque de savoir vivre, se refaire une éducation et ce qu'au travers de ce qu'il s'est instruit.

    Cette faute sémantique est l'une des causes des problèmes de l'école d'aujourd'hui.

    Si l'instruction, de l'intellect, se peaufine, se parfait, l'éducation ne peut que se refaire.

    Par conséquent l'une construit la raison et le savoir et l'autre la sociabilité ainsi que les interdits du surmoi.

    THEURIC

  • Aux élites cachées

     

    De notre humanité, je fuis les marécages et pleure de dépit le vide des regards, éperdu.

    Il est, de par le monde, des personnalités d'importances, invisibles, inconnues, marginales.

    Est-ce véritablement par choix que ceux-ci vivent, ainsi, dans cette discrète clandestinité, dans ce refus d'un monde qui les refuse?

    Insoupçonnées nébuleuses, ces véritables humanistes badaudent, certains en groupes informels, d'autres seuls, dans l'insatisfaction de l'ivresse inutile et sans joie de la fuite de la médiocrité du temps, la petitesse de leurs contemporains, la référence au confortable conformisme, découvrant, effarés, que, partout, sévit la même insignifiance des sombres orthodoxies.

    Ceux, aussi, qui, environnés de benêts, plongés dans les tristes conventions du travail, de la famille, des associations, des églises et chapelles, de la politique..., s'assèchent, se noient, parfois ploient, plongés dans cette chape et font semblant, sans être dupe, d'une douce vie dans attente, illusoire, d'être reconnu.

    Tous s'étourdissent, s'enivrent d'arts, d'études, de voyages, d'amitiés, d'amours, de sexes, de révoltes, d'angoisses, de nourritures, d'alcools, de drogues sans véritablement prendre part à l'excellence tout en en ayant, au- delà, même, de tout autre, les facultés, le talent.

    Comme une élite cachée, lâches dans la conscience en leurs capacités, ils fuient le néant mortifère de leurs contemporains, catégoriquement résolus à n'être ni dominants, ni dominés.

    Ils fuient, ainsi, sans comprendre que c'est en eux et, peut-être, en eux seuls, que se trouvent les ressources nous permettant de surmonter les immenses défis du temps. C'est pour eux que je dédie ces lignes!

    THEURIC