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idée n°3: l'improvisation

 

      L'improvisation n'est pas seulement l'apanage de la musique, mais, comme pour la musique, improviser, en toutes matières, ne se fait pas n'importe comment au risque des fausses notes.

Que ce soit la philosophie, la politique, les sciences et techniques, les arts et toutes ces sortes de sujets faisant commun de l'homme, ils ont besoin, pour se développer, qu'en soient connus le savoir-faire pour pouvoir le dépasser, surtout quand la nécessité fait loi.

Faut-il, aussi, réussir à faire taire nos interdits, ce sur-moi profitable à une socialisation harmonieuse mais pouvant paralyser l'esprit de création.

Seule l'écoute de soi, sans tromperie ni dissimulation, avec hardiesse et prudence, permet de trier le bon grain de l'ivraie de ces prohibitions.

Parce que notre espèce est face à une situation inédite, voire inconcevable il n'y a que peu de temps, périlleuse, peut-être funeste à terme; parce que, également, guère de découvertes traversent les débats, alimentent la réflexion, génèrent des réponses à la mesure des défis, nous nous devons à l'innovation quitte à dénoter.

Mais rien ne se fera si s'instruire en toutes choses, de ce qui fait la mesure du temps présent comme celui du passé n'est pas placé au centre de notre humanité.

Il y a, effectivement, plus qu'un sentiment, une vogue d'affirmer l'achèvement de nos connaissances.

Il est vrai que le téléphone cellulaire, par exemple, semble être d'un grand modernisme mais, à y regarder de plus près, cet outil n'apporte, en vérité, pas de nouveauté technique fondamentale. Il n'est que la fusion du téléphone (Graham Bell 1847-1922), de l'ordinateur (l'ENIAC en 1943), du baladeur (Andreas Pavel en 1977), de l'appareil photo (Nicéphore niépce 1765-1833), de la radio (Guglielmo Marconi 1874-1937) en un tout miniaturisé.

L'astronome recherchant l'immense part de la matière et de l'énergie du cosmos sans pouvoir les distinguer, le physicien ne comprenant pas pourquoi la physique quantique fonctionne, le peintre, le musicien ne faisant qu'imiter ses ainés, le philosophe, le théologien rabâchant les anciens, l'économiste ne se fiant qu'à ses vielles théories flétrie, l'homme politique n'arrivant plus à appliquer les doctrines de jadis, tous ceux-là et bien d'autres, quand ils restent dans l'immobilisme du concervatisme, montrent la difficulté de l'improvisation.

Il est, aujourd'hui, plus que temps de réveiller notre imagination.

THEURIC

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