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poésie

  • De l'index généralisé.

    Il me semble, chers lecteurs, que ce poème vous nécessitera un travail de décryptage, le sujet traitant du mur qu'il est toujours possible de contourner ou gravir d'une manière ou d'une autre.

    Ecrit il y a de cela quelques semaines, je le publie maintenant sentant le vent tourner.

     

    Voici que par trois fois mon  âme sensibleP1060137.JPG

    Perçut, en bel instinct, le risque d'aléas

    D'algorithmes voyeurs m'en faisant la cible,

    De quelconque guêpier, peut-être lauréat.

     

    Ces triples recensions séant, ma foi, le requiers: 

    D'opprobre de ceux-là dont je conte la course

    De leur saugrenuité au fiel ordinaire 

    Minant tous les péquins, flétrir leurs ressources.

     

    Le doigt de l'index, là, sur toutes proses posé

    Nous mène qu'à gauchir cette Anastasie,

    De tâcher bien faire net en traits déposés

    Pour pourvoir en plis ce risque d'aphasie.

     

    P1060045.JPG

    L'automate se perd en ces mots si retords,

    Le cuistre s'égare de son impéritie:

    Ce dédale ci façonne pléthore

    De termes abscons en très larges glacis.

     

    Du bon mot, contrepet et autres à-peu-près,

    Boutades, galéjades ainsi qu'évocations 

    Ne peuvent que vaquer, de trames aux apprêts,

    A clamer, manifeste, humeur, rescisions.

     

    Je rime en quatrain, une geste malicieuse,

    Ce verbe si désuet pour empaumer le fat,

    Sentir ce baragouin est action malgracieuse, 

    D'entortiller ces buses, mais quelle nouba!P1060029.JPG

     

     

     

    THEURIC

    PS: Sans être un sonnet en est alexandrins.

           Vous est recommandé le dictionnaire en main.

     

  • poésie 1

                        mémoires



    Qu'est donc l'appris, le su, sur le front de l'oubli ?
    Qu'est donc l'aperçu des âges de l'histoire ?
    Les blanchis cheminant en ces ères vieillis
    Se sont-ils affranchis de passer la mémoire ?

    Les jeunes éperdus de perdre la liaison
    Pleurent et rient, flétris de ne pouvoir savoir
    Les lointains passages de ces fonds d'horizons
    Que connaît cet âge ayant passé le soir.

    Et ces vies anciennes, aux milles chants perdus,
    Riches de tant de siens, tant d'expériences,
    Ivres d'abandonner à de jeunes assidus
    Tout ce temps façonné durant tant d'ans intenses :

    « Ancien, racontes moi », demande ce gamin.
    Et le verbe en émoi, l'ancien lui raconte,
    « Voici, ce fut ma vie ! », et les photos en main
    Il narre, à l'envie, cette saga, il conte... .

    Ces mondes s'éprouvent, le jeune et le vieux,
    Se parlent, se trouvent, découvrent, hors du temps
    Cet instant complice du récit merveilleux,
    Boivent le calice de ce moment pressant.

    Puis fusent, abondant, en gerbes incessantes,
    D'un verbe déroulant un trop plein d'émotion,
    Les questions du cadet, de ces questions ferventes
    Auxquelles l’aïeux répond en faim de confession.

    Dès lors, de ce  passé passé en un présent présent
    Offert en donation et reçu en offrande
    Est cet ultime don du récit apaisant
    Du doux héritage que le futur mande.

    THEURIC