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Rechercher : brouillard conceptuel

  • Essai de réflexion sur les origines d'Homo Sapiens Sapiens.

    Je vous avais conté, amis lecteurs, de ce que je pense des origines du singe ici et là j'y avais exposé ce que je pensais de la nature de la pensée.

    Je vais, derechef, faire cet exercice périlleux consistant à m'essayer de concevoir notre passé lointain, soit ici l'origine de notre langage complexe et notre démarche si intrigante, deux des attributs spécifiques de notre condition humaine.

    Pour cela je vais reprendre comme base réflexive, une fois encore, la théorie du primate aquatique chère à Elaine Morgan (ici vous en trouverez un bref résumé en pour et en contre), que vous retrouverez dans "Les cicatrices de l'évolution", toutefois il me semble que l'explication qu'elle avait fourni pour expliquer l'évolution des pattes arrières de nos ancêtres en jambe fut un petit peu trop rapidement conceptualisée.

    Le livre d'Yvette Déloison: "La préhistoire du Piéton" est également d'une grande importance dans ma réflexion, je vous le conseille également, je suis juste en désaccord avec elle quand elle affirme que la position debout existerait déjà chez le proto-singe, ce qui ne colle pas avec mes propres pensées.

    Quand à l'origine de notre capacité d'échanger oralement, je fais l'essai d'en concevoir les premières évolutions en m'inspirant des échanges sonores des cétacés.

    Il est vrai que cette théorie du primate aquatique n'est pas validée par les paléoanthropologues.

    Celle-ci se dit hypothèse, ce qui en soit c'est logique, souvenons-nous de cet aphorisme de mon cru: "Une théorie n'a de valeur que par son caractère prédictif."P1010624 - Copie.JPG

    Or, toutes les théories, sans une exception, sur l'origine de notre espèce si particulière posent d'infinis tracas conceptuels, c'est pourquoi plutôt que théories, parlons (c'est le cas de le dire), pour l'ensemble de celles-ci, d'hypothèses.

    Une évolution ne peut se faire que si l'espèce a, en elle-même, le potentiel pour que cette évolution se fasse, et une fois celle-ci faite il est (quasiment?) impossible pour elle de revenir en arrière, sauf si elle a conservé en elle des traces archaïque.

    Ainsi, nous ne sommes pas si glabre que cela, nos poils sont juste devenus minuscules, s'il y a nécessité, une longue période glacière de plus d'une centaine de millier d'année par exemple, ce qui fut le cas d'Homo Sapiens Neandertalensis qui lui en avait traversé plusieurs, ceux-ci pourraient très bien, si je puis dire, reprendre du poil de la bête et se redévelopper, il est ainsi possible de représenter Neandertal hirsute, ce qui me semblerait logique.

    Mais une longue pilosité nécessite une  énergie supplémentaire que le métabolisme se devra de fournir, or, l'une des nombreuses particularités humaine c'est d'avoir un cerveau qui, de ses 2% me masse corporelle en moyenne, utilise 20% de l'énergie que le corps produit.

    Ce cerveau a donc, ainsi, un coût énergétique énorme et son évolution ne peut s'être fait que de par la nécessité que cela se produise, ceci doublé de ce potentiel qui rendit ceci possible.

    Il en est du cerveau comme de notre bipédie et de notre langage complexe.

    P1010666 - Copie.JPGDe cette nécessité évolutive due à un nouveau milieu et des contraintes qui y sont liées, au potentiel évolutif de l'espèce antérieur, il faut y rajouter le fait que ce milieu puisse offrir le cadre indispensable pour que la-dite évolution puisse se produire.

    Ce sont, à mon sens, ces trois simultanéité qu'il faut rassembler pour construire un ensemble théorique cohérent et dynamique pour saisir ce qui fait de nous, aujourd'hui, ce que nous sommes: le potentiel, les contraintes et les possibilités.

    Mais à quoi cela pourrait-il servir?

    Tout simplement de nous comprendre dans ce qu'il y a de plus profond dans notre psyché, ce que peut recéler de plus ancien de notre inconscient, nos pulsions instinctuelles d'Être Humain qui peuvent, si nous n'en prenons pas conscience, prendre une place part trop considérable dans notre vie du tous les jours.

    Je vous propose donc que nous fassions ce voyage dans le temps de nos ancêtres d'il y a plusieurs millions d'années passés.P1010577.JPG

     Comprendre le pourquoi de nos facultés à la parole et de notre marche debout, sur nos deux pieds, sans queue servant de balancier, est loin d'être les moindres de nos difficultés.

    N'oublions pas que toute évolution nécessite, comme je l'ai dit plus haut, une dépense, tant en énergie qu'en potentiel évolutif, et une fois ce potentiel épuisé, la forme de vie, le morphogène, disparaitra dès qu'une transformation de l'habitat plus ou moins violente et rapide demanderait de nouvelles adaptations ou que cette dernière parviendra à un sens unique débilitant.

    Songeons simplement au guépard et au panda qui, l'un et l'autre, en raison, entre-autre, de leurs difficultés reproductrices et de leur hyper-spécialisation, sont au bord de l'extinction.

    Donc, notre langage, ou plutôt notre proto-langage, est apparu dès que cette nécessité se fit jour.

    Il ne peut en être autrement pour notre station verticale.

    P1010712.JPGEnsuite ces deux traits ont évolué suivant les acclimatations et les besoins adaptatif à la survie que les représentants de notre proto-espèce et de ceux antérieurs rencontrèrent.

    A ce propos, la première question à se poser serait celle de savoir si nos capacités d'élocution seraient ou non apparues en même temps que notre érection (sans connotation sexuée, hi, hi, hi).

    A cette-dite nécessité évolutive, donc, il faut aussi y adjoindre la possibilité pour que ce soit l'ensemble de la forme de l'espèce qui évolue en même temps, ce qui n'est toutefois pas une obligation mais qui là est essentiel.

    Un autre point important auquel il faut songer c'est que notre cerveau est un ogre d'énergie, de 2% du poids de notre corps, il en consomme, suivant les informations que j'ai recueilli, entre 20 et 25% (toujours cette sacrée énergie sans quoi rien n'existerait).

    De ce fait, je vous propose également cette vidéo où Madame Herculano-Houzel (pas mal ce nom au scrable mais trop long et interdit par les règles du jeu) expose la particularité des cerveaux simiesques et du lien du développement de celui du genre Homo d'avec sa découverte de la maîtrise du feu par Homo Erectus il y a de cela de 400 000 à 800 000 ans.

    Je commence donc par résumer l'idée de Madame Morgan: le milieu semi-aquatique des mangroves, ici celui disparu situé dans le rift africain (ici aussi) à l'est du continent, souvent riches en matière nutritive, fruits des arbres et fruits de mer,P1010759.JPG sans compter les poissons sûrement pêchés par nos lointains ancêtres, une bonne part de ces espèces n'ayant pu, depuis, que s'être éteint avec la disparition de cette mer antédiluvienne, ce milieu semi-aquatique serait donc le moteur de l'érection de l'humain très archaïque.

    Mais si nos aïeux les plus lointains se sont retrouvés, dans le même temps, à nager, entre-autre sous l'eau, et à marcher en même temps dans l'eau et sur la terre ferme, c'est qu'il y avait une nécessité, comme je l'ai dit, il ne saurait y avoir d'évolution sans qu'il n'y en ai eu de nécessité.

    Sinon, se retrouvant hors de l'eau, ils se seraient remis naturellement à se déplacer à quatre pattes.

    Et il en est de même de notre langage parlé.

    Pour explorer cette double nécessité, je vais employer deux outils, celui de causalité tel que je l'avais exposé antérieurement (vous le trouverez en fin de page), et la loi de Dollo qui stipule qu'il n'est pas possible pour un morphogène de revenir sur une évolution passée, qu'il n'y a pas, en cela, de retour en arrière possible, enfin presque.

    Dès lors, commençons par une réflexion sur cette intrigante position debout.

    Pour qui a vu une mangrove et leurs palétuviers à la télé ou de visu, ce qui fut mon cas en Martinique, aura sûrement été surpris d'observer ces racines creuses qui montent à la verticale, des pneumatophores.

    Leur raison d'être est de fournir de l'oxygène aux racines des arbres dans un sol très P1010498.JPGpeu oxygéné, sujet aux marées.

    Or, vous remarquerez, sur la photo du site vers lequel je vous renvoie, la bonne taille des-dits pneumatophore et qu'à certains endroits ils peuvent être très serrés les uns des autres.

    Si nous rejoignons l'hypothèse émise par Madame Morgan que le proto-homo était un être infiniment plus archaïque que les singes que nous pouvons contempler dans les zoos, bonobos compris, ce que la forme indifférenciée et non spécialisée de notre main démontre.

    Celle-ci conserve, en effet, la même forme en étoile des quadrupèdes originel, ce que nous retrouvons chez le lézard par exemple, contrairement à la majorité des mammifères.

    En revanche, notre pied, à l'opposé de la main, se révèle, lui, hautement spécialisé pour la marche.

    Si vous allez voir ou avez lu le billet ou j'aborde la question de l'origine du singe, indéfectiblement lié à celle de l'ongle, vous y verriez que, selon moi, le pied avait commencé à prendre sa forme en raison de cet ongle qui, contrairement à la griffe, ne permet pas une bonne accroche au sol pour courir à quatre pattes.

    Ce proto-pied, relativement allongé, conservait toujours ses cinq doigts, sûrement bien plus aligné à la paume qu'à l'origine mais conservant la souplesse et la puissance nécessaire à la course.

    N'oublions pas que, suivant mes hypothèses, ce qui deviendra des pieds et des mains ont pris cette forme, à l'origine, pour courir et aussi, en même temps, pour saisir en ce qui concerne la main, très tôt chez le proto-primate, c'en serait même P1010631.JPGune évolution consubstantiel.

    Une information à prendre également en compte est de savoir combien de temps nous sépare des grands singes, suivant les chercheurs cela s'étalerait entre 7 et 13 millions d'années, ce qui laisse une large palette d'approximation.

    Mais aussi matière à réflexion puisque cela donne du relief à cette évolution progressive du pied d'une position  quadrupède à celle bipède.

    Revenons à la mangrove, voulez-vous (et si vous ne le voulez pas, ce sera pareil).

    Où donc ce ou ces mangroves se sont-elles formées dans cette région du rift africain?

    N'étant ni géophysicien, ni géologue, je ne pourrais vous le dire, en revanche il est possible d'imaginer, en plus d'un flux et reflux de la mer au fil des ères, suivant les mouvement tectoniques et maritimes de la région (pour ces derniers suivant les différentes phases glaciaires et interglaciaires du quaternaire, débutés il y a 2, 58 millions d'années), que des mangroves se soient développées en plusieurs endroits, séparées par des bras de mer, et que, suivant les époques, celles-ci étaient plus ou moins développées et dense.

    Ce long préambule fait, voyons pourquoi  nous marchons sur deux pieds, enfin, plutôt ce que j'en pense:

    P1010609.JPGPour le dire vite: pour enjamber les pneumatophores.

    Pour comprendre ce que je veux dire, laissez-vous aller à votre imagination, scenario se passant pendant des millions d'années.

    Il y a très longtemps, un petit animal, un singe plutôt archaïque, très proche de ce qu'était celui que je décrivais dans mon texte sur l'origine des ongles, très peu spécialisé, s'était installé un petit peu partout dans le monde en se diversifiant suivant l'habitat où il se trouvait.

    Dans certains endroits plutôt froid, il y en eut qui perdirent leur queue, par évolution pour éviter, si je puis dire, qu'elle ne se gèle, comme il peut en être pour le lynx par exemple.

    L'un de ceux-là devint l'ancêtre de la grande famille des hominoïdes dont  nous sommes avec les chimpanzés, les orangs-outans, les gorilles et les bonobos.

    D'avoir semer tout un tas d'espèces en Afrique et en Asie, il y en a un qui s'était retrouvé bloqué quelque part dans le rift est-africain il y a, donc, entre 7 à 13 millions d'années, à l'intérieur d'une mangrove.

    Pour se nourrir, il y trouvait les fruits des arbres, peut-être des feuilles, et, de plus, tout un tas de fruits de mer, connaissant même les capacités des bonobos et chimpanzés à confectionner des outils et donc potentiellement des armes, le poisson dû être rapidement à sa portée lors de l'invention du premier harpon.P1010474.JPG

    Notre ancêtre commençait donc à pêcher et à cueillir, en ayant souvent la tête sous l'eau, il pouvait peut-être manger tout ça sur place, mais ça ne devait pas être très pratique dans la mer ou au milieu des pneumatophores.

    Il lui fallait donc remonter son petit butin jusqu'à la terre ferme pour déguster le tout avec ses potes et sa copine, et les mains, dans ce cas là, étaient bien  pratiques.

    Alors il devait aller traverser toute cette mangrove d'aplomb, déjà pour tenir sa cueillette, ensuite pour enjamber les pneumatophores, ce qui avait nécessité aussi qu'il grandisse progressivement.

    Et oui, s'il grimpait dans les arbres, ses mimines lui étaient indispensables, il lui aurait donc fallu tout lâcher, ce qui aurait été absurde: il n'est pas bon de grimper aux arbres le ventre vide.

    Vous remarquerez une chose: du fait qu'il pouvait traverser les pneumatophores et, de la mer, regagner la mangrove, il pouvait facilement échapper aux prédateurs, c'est pourquoi il put, puis dut, au fil des myriades de générations, conserver cette position debout, même si cela le conduisait à être infiniment moins prompt que les carnivores.

    P1010561 - Copie.JPGEt oui, face à un quadrupède prédateur qui ne peut qu'être que plus rapide que lui, ou à un requin affamé à la nage tout aussi véloce, sa disposition verticale ne peut que lui être salvatrice.

    C'est pourquoi il pu se redresser progressivement et conserver cette position originale: cette érection, au début utile juste pour se nourrir, lui devenant nécessaire à sa survie, ce qui ne pu que la renforcer en une série d'effets de rétroaction.

    Ceci d'autant plus que, pour nager et n'ayant pas de queue, comme le castor ou la loutre, les jambes et des pieds, sûrement plus souples et plus musclés que les nôtre, pouvaient servir d'organe natatoire primitif.

    Ce furent soit une relative explosion démographique, soit un assèchement de la région par le reflux marin, voire les deux à la fois, qui firent que, sporadiquement, un certain nombre d'individus partirent au loin chercher leur pitance, ce qui fait que les paléoanthropologues retrouvent de nos ancêtres à des évolutions différentes disséminés çà et là, Homo Habilis et Homo Erectus surtout.

    De plus, sa nourriture, fruits de mer et des arbres, poissons, feuilles, algues, ainsi que des insectes et de petits a