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  • idée n°1: Instruction & éducation

         Il est pour le moins étonnant que l'amalgame soit fait entre instruction et éducation.

    Si la première est transmission des savoirs, techniques et connaissance, la seconde est liée à l'apprentissage des seules règles sociales en espérant tendre, pour l'éducation la mieux faite, à la construction harmonieuse d'une personnalité (ce qui ne peut être qu'une bonne chose).

    D'affirmer, donc, la bonne éducation d'un enfant est essentiellement différent que de le dire être d'une bonne instruction.

    La confusion est là au ministère de l'éducation nationale enterrinant cet imbroglio de par son seul nom.

    De fait, un professeur professe, un instituteur instruit et un éducateur essaie de redonner à l'enfant perdu un tant soit peu de sociabilité.

    Lors, si l'adulte devenu continu de s'instruire en toutes choses, il ne peut que, face au sentiment d'un mal-être ou d'un manque de savoir vivre, se refaire une éducation et ce qu'au travers de ce qu'il s'est instruit.

    Cette faute sémantique est l'une des causes des problèmes de l'école d'aujourd'hui.

    Si l'instruction, de l'intellect, se peaufine, se parfait, l'éducation ne peut que se refaire.

    Par conséquent l'une construit la raison et le savoir et l'autre la sociabilité ainsi que les interdits du surmoi.

    THEURIC

  • Aux élites cachées

     

    De notre humanité, je fuis les marécages et pleure de dépit le vide des regards, éperdu.

    Il est, de par le monde, des personnalités d'importances, invisibles, inconnues, marginales.

    Est-ce véritablement par choix que ceux-ci vivent, ainsi, dans cette discrète clandestinité, dans ce refus d'un monde qui les refuse?

    Insoupçonnées nébuleuses, ces véritables humanistes badaudent, certains en groupes informels, d'autres seuls, dans l'insatisfaction de l'ivresse inutile et sans joie de la fuite de la médiocrité du temps, la petitesse de leurs contemporains, la référence au confortable conformisme, découvrant, effarés, que, partout, sévit la même insignifiance des sombres orthodoxies.

    Ceux, aussi, qui, environnés de benêts, plongés dans les tristes conventions du travail, de la famille, des associations, des églises et chapelles, de la politique..., s'assèchent, se noient, parfois ploient, plongés dans cette chape et font semblant, sans être dupe, d'une douce vie dans attente, illusoire, d'être reconnu.

    Tous s'étourdissent, s'enivrent d'arts, d'études, de voyages, d'amitiés, d'amours, de sexes, de révoltes, d'angoisses, de nourritures, d'alcools, de drogues sans véritablement prendre part à l'excellence tout en en ayant, au- delà, même, de tout autre, les facultés, le talent.

    Comme une élite cachée, lâches dans la conscience en leurs capacités, ils fuient le néant mortifère de leurs contemporains, catégoriquement résolus à n'être ni dominants, ni dominés.

    Ils fuient, ainsi, sans comprendre que c'est en eux et, peut-être, en eux seuls, que se trouvent les ressources nous permettant de surmonter les immenses défis du temps. C'est pour eux que je dédie ces lignes!

    THEURIC