Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Réflexion pamphlétaire sur la décroissance et ses partisans

     

    Il y a beaucoup de personnes, oserais-je dire pour être à la mode, qui se proposent de faire de la nouveauté dans le retour en arrière, la belle affaire!

    La décroissance, c'est moderne, coco et puis cela ne demande pas de longs questionnements.

    La paupérisation des peuples c'est de la décroissance et nous l’avons, nous la vivons ici sous forme d'une déflation récurante et ce depuis trente ans : vous ferais-je remarquer cette évolution qui fait que le statut des plus pauvres (et des classes moyennes) des pays les plus riches rejoint le statut des plus pauvres des pays les plus pauvres tout comme le statut des plus pauvres des pays les plus pauvres rejoint le statut des plus pauvres (et des classes moyennes) des pays les plus riches?

    En fait, ceux qui prônent la décroissance ne font rien d’autre, ne pensent à rien d’autre que ce que font et pensent les néo-libéraux et les communistes des temps anciens: de l’économie-politique, n’ont, donc, de pensées, que des pensées essentiellement basées que sur de l’économisme dans un sens ô combien trivial et en ce sens fort simpliste.

    Ce que je propose, en revanche, c’est de renverser cette pensée dominante par une pensée essentiellement politique, c’est à dire de donner la priorité, les prérogatives pour tous projets, actions, valeurs, décisions, visions, même, à la chose publique et qu'est ce que la chose publique sinon, évidemment, la politique.

    L’économie, tout comme les forces armées, militaires et policiers, entrant alors dans le giron des pouvoirs régaliens qui ne peuvent être que l’apanage de la force publique.

    L’importance de la démocratie se trouve dans cette nécessité: le pouvoir politique se trouve, en vrai, dans une situation de pouvoir absolu et il n’y a que le peuple souverain d’en contrebalancer les méfaits de par la possibilité, le droit, le devoir de remplacer continuellement les hommes au pouvoir par la votation.

    L’économie-politique n'est que du passé, la décroissance n’a pas de sens sauf à considérer le Cambodge de Pol-Pot que comme une petite promenade de santé !

    Parce que, quasiment personne ne voulant de décroissance, dans les pays émergeants comme en Occident (Japon compris), personne, donc, n'en voulant, ceux qui la prônent se devront de la faire accepter de force, de plus, une économie étant par nature un processus dynamique, décroitre voudra dire stopper la-dite économie et dès-lors son dynamisme et même si je demande que nous revenions à des considérarions prioritairement politiques, je reconnais que, sans la vitalité d'une économie bien faite, les sociétés ne peuvent que souffrir de déclin et de dépérissement.

    Mais pourquoi faut-il donc que, toujours, il faille rechercher les idées là où elles ne se trouvent pas, pourquoi donc, continuellement rejouer cette mascarade???

    Ce n’est pas repenser l’économie qu’il nous faut mais repenser la politique, mais qui aurait ce courage de remettre en question les vérités établies?

    Qui donc oserait de remettre en question la notion d'économie politique pour donner une substance moderne à celle de politique économique?

    Pour tout dire, il y a peu, même un ministère s’appelait un marocain!

    C’est facile de se dire: « puisque notre situation vient de ce que nous avons bien trop cru et cru que devoir croitre nous rendrait heureux, faisons le contraire: décroissons! »

    Ce serait comme de se dire: « Diantre, que ne me suis-je donc tant fatigué de courir droit devant moi, lors, pour que je puisse me reposer, vais-je courir à reculons. »

    Je ne dis pas que l’économie n’est pas importante pour le bon fonctionnement des affaires humaines, je dis que ce qui les domine c’est la politique et tout comme les forces armées furent mises sous le contrôle du politique, comme le furent aussi, en Europe, les religions, l’économie se doit de l'être également.

    En fait, il n’y a pas de différence philosophique notable entre les tenants à la décroissance et les néolibéraux, ils sont de même essence, ils croient que l'économie est au centre du monde.

    Baliverne!!!

    N'ont-ils jamais imaginé, ces apôtres du décroissement, qu'une autre vision de notre humanité nous offrirait une perception différente de ce que pourrait être une sortie élégante de nos difficultés actuelles, une perception différente  de ce pourrait être un (proche?) futur enthousiasmant, une perception vivifiante de notre avenir?

    Nous sommes, nous Homo Sapiens Sapiens, sur Terre depuis deux cent mille ans environ et cette planète fut notre berceau, l'humanité ne va tout de même pas rester de tout temps dans un nid qui, bien que douillet, n'en reste pas moins qu'un nid, nid, de plus, de plus en plus étroit !

    « Mais nous ne pouvons pas voyager plus vite que la lumière, ouininin! », dit avec des larmes de crocodile ce quidam écolo-décroisseur n'ayant pas l'imagination plus loin que le bout de son nez, s'il en a, du nez.

    Qu'en sait-il, qu'en savons-nous ?

    Sait-il pourquoi la physique quantique fonctionne et ce que peuvent être matière noire ou énergie sombre ?

    Moi pas, mais quand nous le saurons alors saurons-nous peut-être aussi si oui ou non nous pouvons voyager au-delà de notre système solaire.

    Parce que ce n'est pas tant la vie sur Terre qu'il aime et qu'il veut sauver, ce n'est pas tant la Terre qu'il aime et qu'il veut sauver (vouloir sauver la planète, quelle absurdité!), ce n'est pas tant notre espèce, son espèce qu'il aime et veut sauver, c'est l'humain, tout le genre humain qu'il voudrait, secrètement, voir disparaître, voir annihiler !

    La vie comme la Terre, Gaïa, elle, se moque, comme de sa première chemise de la pollution et de la disparition des espèces, elle en a vu bien d'autres et de bien plus terribles.

    La décroissance, cette théorie économique (une de plus), est le plus grand mépris qu'il puisse exister tant des êtres humains que de leurs intelligences, c'est la plus belle et grossière insulte faite à nos capacités (et pourtant il y en a eu beaucoup d'autres, et croquignolettes), l'injure la plus méprisante pour la noblesse de notre esprit d'aventure, pour la noblesse de notre esprit, de notre psyché et en ses facultés, talents, dispositions!

    Et, pire que tout, elle est vulgaire!

    Notre espèce, Homo Sapiens Sapiens, mérite mieux, comme futur, que de rester à vivoter, la tête vide, sur son petit carré de jardin bio.

    Elle a le flamboyant privilège de vouloir et pouvoir un jour partir visiter les contrée lointaines et inconnues des espaces infinis, de vivre l'aventure exaltante de découvertes somptueuses, de s'épandre et ensemencer des planètes vierges de toute vie, de trembler face à l'effroi du mystèrieux, de l'énigmatique, de l'étranger...

    Rester pour toujours sur Terre serait pareil que notre mort, pareil que notre disparition, serait pareil qu'une extinction nucléaire!

    Notre espèce, Homo Sapiens Sapiens, a plus que le droit, le devoir de vivre!

     

  • Réflexion sur une déception: le blog de monsieur Jacques Attali

     

    Je viens de rendre visite au site de monsieur Attali pour y laisser quelques considérations de mon cru, or, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il n'y est plus possible d'y laisser quelque commentaire que ce soit.

    J'imagine qu'il soit à craindre que cela ne soit dû qu'aux réactions violentes qui, en remarques cinglantes, peut-être parfois injurieuses, se distillent continuellement sur son blog.

    Mais ce n'est pas par la censure qu'il pourra connaître les effets que peuvent produire sa glose, sa pensée, sa croyance.

    En fait et en cela ce bon monsieur me déçoit!

    Je l'aime bien monsieur Attali, même si je ne suis pas d'accord avec ses présupposés, il est d'une autre trempe que bien des sermonneurs médiatiques rabâchant leurs sempiternels théologies néolibéralisantes de leurs verbes ennuyeux et pompeux, si sûr de leur doctrine qu'ils en ânonnent les mêmes mots, les mêmes phrases, les mêmes textes d'un même élan christique.

    Du-moins lui fait-il preuve d'inventivité, de créativité, de réflexion et aborde ce crédo par des biais inédits, des approches novatrices, de l'intelligence.

     

    Mais bon, cette déception ne fait en rien une réflexion constructive.

    En fait mon désaccord avec lui ne se pose que sur une conception mais elle est de taille: l’asservissement inévitable de la politique par l’économie.

    Cette conception se montre, au fil du temps et avec raison, de plus en plus rejetée et haït par une population dont l’exaspération peut se percevoir par la nécessité qu'a monsieur Attali d'empêcher quiconque de laisser un commentaire sur son blog.

    La semaine dernière, encore, je pouvais y laisser de ma prose et naguère, en Novembre, il était encore possible de lui répondre, cela n'est plus possible, c'est dommage mais logique : le principe de réalité le rattrape et n'est plus que cette fermeture censurielle pour qu'il ne puisse pas voir, en un déni formel, combien il fut et reste dans cette erreur là.

    Mais il est à noter que son point de vu, sa vision est tout de même, ô combien, plus sérieuse et vigoureuse que la vulgate de bien des farfelus battant campagnes médiatiques ou électorales.

    Lors, il conserve, en lacune, cette faiblesse indépassable de ne pouvoir observer notre réalité du temps sous d’autres angles que celui du néo-libéralisme.

    C’est donc, comme je l’ai déjà exposé, la politique qui se doit d’avoir la suprématie sur l’économie et non pas l'inverse ce que notre frère Jacques ne peut concevoir, dès lors notre problème est d’essayer de définir ce que peut être la politique, à quelles notions cela renvoie.

    La première difficulté réside dans la profusion, la surabondance de ses champs d’actions et domaines de compétences.

    Ainsi est-elle au centre de tout ce qui peut être considéré comme relatif aux jeux de pouvoir collectifs et interindividuels, donc, en cela, essentiellement lié à différentes dimensions de notre psychés conscientes et inconscientes dont le complexe d'infériorité, l’analyse transactionnelle ou le complexe d’Œdipe... ont, chacun dans leur domaine, détaillé certaines dynamiques.

    La politique est aussi organisation, gestion de crise, décisions à destinations futures, … , quand elle est, mais pas seulement, le fait de l’état.

    Elle est également représentation du monde, représentation et action de soi dans le monde quand elle est engagement, action et souscription adhérente (bien que ne pas choisir, en politique, soit, en lui-même, déjà faire un choix).

    Elle est aussi, en liste non exhaustive, ce qui délimite par la loi les règles de vie, les interdits..., délimite aussi le territoire et la porosité frontalière, elle est également lieu d’affrontement pacifié ou armé des dogmes, principes, crédos…, visions du passé, présent comme de l’avenir dans le court, moyen et long terme et de toutes les décisions ad oc, … .

    La politique est, en tout cela, une grande part de notre vie sociale d’êtres grégaire et, de ce fait, elle est de cette toute puissance qu’il nous faut à tous prix circonscrire et modérer, d’où la démocratie nécessaire.

     

    Ce qui me navre le plus dans sa surdité et son aveuglement, parce que de la part d'une personne d'une telle intelligence il ne peut s'agir que de surdité et d'aveuglement, c'est que cela réduit nécessairement la vision qu'il peut avoir de la nature de notre présent, de la profonde métamorphose de la société humaine.

    Ainsi sommes-nous donc à un tournant, non pas tant de la seule France ni même de la seule Europe, mais de notre espèce, Homo Sapiens Sapiens, du genre humain dans son entier, nous vivons donc un bouleversement à nul autre pareil.

    Lors, deux choix s’offrent à nous, soit nous le vivons en nous laissant conduire par les flots tempétueux des terribles soubresauts que de tels ébranlements ne peuvent pas ne pas entrainer, soit, en amont, nous pensons les divers et complexes scenarii auxquels nous nous devrons de nous confronter afin d’en pouvoir en accompagner et amoindrir les effets délétères.

    L’une des grandes difficultés psychologiques devant lesquelles nous buttons tous, nous autres êtres humains, c’est la peine que nous avons de considérer l’évolution des situations comme allant naturellement de soit, ce conservatisme donnant l’impression de se nicher au plus profond de notre structure psychique, voire neuronale, et plus nous avançons dans l'âge, plus cette barrière conservatrice se fait puissante.

    C’est cela qui, je vous l’avoue, m’inspire le plus de crainte pour notre futur immédiat: le vieillissement de la population européenne, il est vrai réduit en France.

    De plus notre pays sera contraint de jouer, qu’il le veuille ou non, sur la scène européenne et, au-delà, à l’échelle du monde, un rôle central et, ce, dès que l’effondrement des U.S.A. sera de l’ordre, pour tous, de l’évidence, soit, à mon sens, dans moins de deux ans maximum.

    Cela sera en raison de l'image collective de notre pays, inconsciente pour une large part, et qui fait de celui-ci, à tord ou à raison, le chantre d'un au-delà de la modernité, d'un au-delà d'une aspiration à la modernité, l'aspiration, l'appétit, la soif d'un avenir d'autant craint qu'il est intensément désiré, d'autant plus craint et désiré que personne ne peut dire vraiment à quoi il ressemblera, en quoi il sera fait, ce sera pour cette raison là que s'abattra sur nos épaules, sous peu, une responsabilité que personne, au grand jamais, n'a recherchée et ne veut.

    Mais avant que notre pays soit ainsi au centre d'un tel intérêt nous accompagnons encore l'Amérique dans son inéluctable ruine et ce sont, en plus d'un chômage prodigieux et croissant, les fondations premières d'une économie prospères, la production de matières premières ou secondaires comme l'acier ou le plastique, qui se feront le plus cruellement sentir par leur manque.

    Lors, paradoxalement, bien que la conjoncture, au moment de cet effondrement, aura changée du tout au tout, les retards que nous aurons pris pour reconstruire une infrastructure efficiente, dans la métallurgie, notamment, pourrait bien se faire à une vitesse qui nous laisserait tous pantois.

    La réindustrialisation de la zone européenne pourrait se faire avec une rapidité jamais atteinte auparavant.

    La cause n’en viendrait pas de quelque déterminant génial de l’européen mais parce que ce proche chambardement, cette proche catastrophe, la disparition momentanée ou définitive des États-unis-d'Amérique génèrera des effets rapides et brutaux :

    Parce que l’ouest de l’Eurasie est isolée et donc relativement protégé, devant la monté rapide d’une violence croissante, sociale et/ou politico-guerrière surtout en Amérique et en Asie, l’intelligentsia internationale trouvera ici un havre de paix.

    Monsieur Attali peut-il saisir que nous aurons dans peu de temps, en Europe et à contrario en France, le bénéfice d'une diaspora faite d'intellectuels de haut niveau qui fuirons les méandres mortifères de soubresauts et calamités dû à l'effondrement de l'économie mondiale, qu'universitaires, scientifique, artistes fuiront sans demander leurs restes comme, il y a soixante-dix ans, les intellectuelles européens fuyaient les délirants et barbares nazis.

    Il nous faudra, à ce moment là, les accueillir avec tous les honneurs qui leurs sont dû.

     

    Il est une autre dimension, primordiale, que notre modernité exige de comprendre et que monsieur Attali est bien en peine de se représenter : nous nous devons de faire émerger une nouvelle renaissance !

    Une nouvelle renaissance c’est tout..., mais c’est beaucoup.

    Mais qu’est-elle?

    Le questionnement des anciens au travers de notre modernité!

    Cela nous obligerait à deux choses: revenir aux textes de base, les critiquer, surtout ceux oubliés et ouvrir de nouvelles orientations encore jamais imaginées.

    Pourquoi?

    Pour réinvestir dans l’inventivité, l’esprit et le goût du savoir et de la découverte et, avant tout, d'être excentrique, c’est à dire se placer hors du centre, sortir des lieux communs pour que les pensées originales puissent émerger!

    D'être d'un réel esprit humaniste, en quelque sorte!

    Parce que l’évidence n’est, souvent, que l’apparence de la réalité, qu'elle est le masque que nous faisons prendre à la réalité quand nous nous égarons dans des vérités séduisantes et absurdes toujours dangereuses, le néolibéralisme étant de celles-là, nous nous devons d'aller au-delà de ce que cette évidence peut nous donner paraître, ceci afin de pouvoir rompre avec les sempiternelles illusions.

    Dans ce cas, une seule question ne peut que rester d’actualité: ce que je pense est-il juste en terme de justesse?

    Le reste n’apparaissant plus, alors, que comme de l’habillage, certes d’un costume trois pièce mais usé et rapiécé.

    De plus, l’inventivité la plus absolue est toujours le fait de solitaire, en effet il n’est pas aisé de tenir un discourt différent de son entourage:

    Amorcer, être initiateur d'une nouvelle renaissance est donc autant une question de courage que de discernement, il est vrai que la valeur de la création est de tout temps reconnue, or cela se fait, parfois, post-mortem, je comprends ainsi pourquoi il soit si difficile de tenir un discourt dissemblable, voire opposé de celui proposé par la collectivité à laquelle nous appartenons: nous risquons d'être rejetés.

    Cependant les recettes du passé ne peuvent plus, en rien, répondre aux difficultés qui sont devant nous, nous nous devons donc d’en inventer de nouvelles.

    Encore faut-il, pour cela, que le plus grand nombre soit accoutumé à se confronter à l’imagination débridée et aux concepts novateurs.

    Cela n'a rien d'évident, il faut du temps et de l'énergie pour que nous, êtres ô combien humains, acceptions l'émergence de concepts fondamentaux inédits, il en faut des batailles homériques contre les conservatismes ambiants, les intérêts mesquins, la crasse bêtise, la vaniteuse ignorance, la sotte jalousie, notre simple condition d'Homo Sapiens Sapiens pour que soit acceptées des conceptions originales et nouvelles de notre univers.

    En revanche, la qualité génère la qualité, la médiocrité génère la médiocrité et penser juste demande un substrat: de la culture et de l’enseignement!

    C'est, me semble-t-il, l'une des grandes faiblesses de notre époque, il est toutefois à noter que paraît s'amorcer le goût du beau et du bon ainsi que du savoir.

    Partant de cette observation je suis pour le moins optimiste.

    Je me sais être parmi les pionniers prônant l'apparition d'une renaissance contemporaine, de plus ma position sociale n'entraine pas forcément l'écoute de ce que je peux conter, par contre je perçois combien nous buttons contre un mur de conformisme qui nous interdirait bien tout esprit décalé, certes pas de façon violente ni coercitive mais par une réprobation silencieuse ou sentencieuse.

    Ce sont les jeunes, néanmoins, pour qui la crainte dans l'originalité d'une pensée est la moins pesante, parfois inexistante, d'où cet optimisme.


    THEURIC

  • Remarque sur le temps présent et le proche avenir 3

     

    Ce système économique devrait déjà s'être effondré et pourtant il perdure.

    Ce serait comme si était retiré la moitié de la base d'un château de cartes qui, cependant, s'obstine à rester debout.

    Parler de terribles bulles spéculatives c'est, pour le moins, faire preuve de modération et plus le temps passe, plus cette au-delà de crise sera sévère.

    Alors quoi, que nous vaut ce sursis, cette pause, cette temporisation ?

    La crainte, la peur d'une faillite de l'économie internationale fait que les décideurs font tout pour que cela n'arrive pas, mais malheureusement cette fin est inéluctable.

    Emmanuel Todd, Pierre Jovanovic, entre autres, nous expliquent tout cela bien mieux que je ne pourrais le faire mais ce dernier, dans une interview donnée en Juin de cette année prévoyait, de façon argumentée, cette catastrophe pour la fin 2012, or elle n'a pas eu lieu, d'où mon interrogation.

    Mais une autre question, en écrivant ces lignes, fait jour : si, en effet, la peur de cet effondrement monétaire fait que les décisions sont prisent pour que la date de son avènement recule, cela voudrait-il dire qu'il y a conscience de la condition déplorable de l'économie mondiale ?

    Alors pourquoi les mesures, qu'il serait simples à appliquer, nous est-il expliqué, ne sont-elles pas immédiatement engagée pour nous éviter la pleine banqueroute ou du-moins la réduire ?

    Parce ce que ce ne sont pas seulement les hommes de pouvoir et politiques européens dont il est ici question mais ceux du Moyen-Orient, d'Asie et d'Amérique, voire d'Afrique et qui seraient, réagiraient comme dans la détresse d'un deuil d'où mon intérogation.

    Au-delà de la manipulation néo-libérale à laquelle nous fûmes soumis depuis plus de quarante ans qui commença par les séries américaines pour continuer par la vulgate marchéiste divulguée avec complaisance dans nos médiats, nous trouvons aussi, discrètement dissimulé au sein de notre inconscient, la rassurante présence de ce gendarme absolu que beaucoup crurent être les États-Unis-d'Amérique.

    En fait, ce policier se révèle être le faiseur de désordre.

    Il faut comprendre que nous restons encore psychologiquement dans la terrible angoisse de la guerre froide et les U.S.A. en furent les vainqueurs par K.O., l'U.R.S.S. s'est ruiné à cette course échevelée aux armements (nous pourrions même nous demander si les U.S.A., aussi, ne subissent pas, aujourd'hui, leur ruine en raison même de cette course).

    Les choses, à cette époque, étaient on ne peut plus claires et simples : il y avait deux camps, celui des russes et celui des américains et même ceux se disant indépendant adoptaient, en réalité, la philosophie politico-économique soit de l'un, communiste ou socialiste, soit de l'autre, capitaliste ou social-démocrate.

    Maintenant ce bipartisme, cette dualité a volé en éclat et les lois complexes de la politique reprend naturellement ses droits, les sud-américains l'ont compris les premiers qui reprennent leur indépendance et liberté de peuple parce que leur encombrant voisin n'est plus, depuis longtemps, ce qu'il a pu être hier.

    Je me demande également si ces deux géants, ces empires moribonds ne nous montreraient pas, de par leur disparition, l'exemple de quelque chose de l'ordre d'un principe social : il y aurait les empires détestés, l'U.R.S.S. et les empires révérés, sinon chéris, les U.S.A..

    Ceci dit, ce sera la qualité et la vitesse de réaction de notre président de la république dont dépendra la suite des évènements mondiaux.

    Je me doute que d'écrire cela doit en surprendre plus d'un mais je ne le fais pas par quelque fanfaronnade ou esprit d'excentricité mais bien parce que ce sujet porte sur la perception, qu' à tord ou à raison, une large part de la population mondiale a des français : la révolution.

    C'est en cela que j'écrivais précédemment que « tout le monde lorgne la France ».

    Les révolutions qui eurent lieu dans le sud méditerranéen fait craindre que cela ne se reproduise ailleurs d'autant plus que d'être resté sous le joug, qui de l'Amérique, qui de la Russie a fait perdre, pas seulement à la seule hiérarchie européenne, le goût de la décision murement réfléchie.

    Infantilisés, ces hiérarques ont perdu l'habitude de penser par eux-même et leur choix ne se font pas, le plus souvent, pour l'intérêt général mais bien dans cette idée de faire plaisir au vainqueur de cette guerre larvée entre ces deux anciens maîtres.

    Quand faillira le monde, si notre président de la république n'entame pas rapidement une politique différente de celle menée actuellement, il est à craindre qu'il ne soit balayé par des forces impétueuses, même si il n'est que peu responsable de l'état actuel du pays.

    En réalité, surveillez l'Angleterre qui, bien qu'aujourd'hui à terre, saurait bien nous étonner par un retournement que seul son talent peut permettre, elle a de tout temps eut ce génie d'être en avance sur le reste de l'Europe, la première révolution fut le fait des anglais, qui s'en souvient ?

    La nôtre suivit un siècle après.

    Mais autant la Grande-Bretagne conservât ses institutions, autant la France renversât la table, là est la différence.

    « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ! »

    Winston Churchill


    THEURIC

  • Remarque sur le temps présent et le proche futur 2

     Il est une donnée qui est le plus souvent méconnue, sinon oubliée: l'ignorance, la naïveté, la futilité, l'orgueil et la simple bêtise ont forgés l'histoire bien plus sûrement que le rare génie.

    C'est pourquoi l'idée d'un complot d'excellence, fomenté par quelques obscurs et supérieurs conspirateurs d’exception, pour conserver et accroitre leurs richesses et mettre le monde sous leurs bottes me semble aller au-delà des évènements tels que je les perçois.

    Non pas tant que cela ne soit pas tenté, non pas tant que ne soit pas suscité, en Europe notamment, quelques prises de contrôle des affaires publiques et politiques des états, non pas tant, même, que les hommes politiques des pays anglo-saxons, États-Unis et Angleterre, ne soient pas enrégimentés par des liens part trop resserrés avec les puissances financières, mais la vanité, la prétention, la morgue ainsi que la sottise et la paresse d'esprit fondent le cimetière de cette caste ploutocratique.

    Et ils le savent !

    C'est pourquoi, prenant en compte ce fait je pense que, dès aujourd'hui, un grand nombre d'entre-eux préparent leur départ, ineptie ne voulant pas dire naïveté, je les imagine difficilement rester sur place, attendre voir le résultat de leur débauche au risque de se confronter à la vindicte populaire, à la rugosité de la loi ou aux forces armées, ces seules institutions, avec les universités, encore à peu près valide sur le sol anglais et nord-américain qui se feront une joie de se venger de leur dégradation et affaiblissement.

    Je fais donc le pari que ce sera la cause principale de notre prochaine banqueroute.

    Si ce pari se révèle tel, la suite en serait logique :

    -Presque toutes les banques et les bourses se retrouveraient avoir leurs comptes à zéro, le commerce international serait profondément touché, l'aviation et la navigation commerciale se verrait tout autant affecté avec une période de quasi interruption ;

    -Dans les premiers temps les désordres dans le monde seraient gigantesques et la violence s'y exprimerait avec force, peut-être plus mesurée en Europe du nord, dans son sud elle risquerait bien d'être inextinguible, les hommes politiques en place n'ayant que peu ou prou pressenti ce qu'il se tramait seront pour la plupart sidérés et réagiront dans la plus complète incohérence, il sera remarquable de voir que les partis d'extrême droite n'en tireront que peu de bénéfice, avec retard, quelques uns de nos banquiers les plus malhonnêtes fuiront notre continent ;

    -La survie de l'Union-Européenne ne résultera que de la vitesse de réaction de la France, de la compréhension et des dispositions que saura prendre son gouvernement ou de son remplacement ;

    -L’Angleterre n'aura plus que la monarchie, l'armée et quelques intellectuels, universitaires et scientifiques pour la sauver, sa déroute sera totale et sa misère intense, tout dépendra, ensuite, de la réactivité du prince Charles ;

    -Quasiment tout les pays d’Amérique du Sud ayant déjà éprouvé, dans leur chair, de pareilles tribulations, ce sera là où l'onde de choc sera le moins intense, il pourrait même y avoir lieu, ça et là, des réjouissances ;

    -Les pays africains seront touchés surtout où les politiques d'exportations auront été trop généralisé, ce sera peut-être là que les évènements seront les plus terribles ;

    -Au Moyen-orient il y aura un moment de flottement, la disparition des U.S.A. changeant de façon radicale le jeu géostratégique déjà extrêmement complexe et il faudra, pour tous, un temps de réflexion, il serait possible que les enjeux en deviennent encore plus inextricables ;

    -L'Asie, hormis les U.S.A., sera la partie du monde où se produira le plus violent des fracas et ses deux géants, l'Inde et la Chine, surtout la Chine, auront toutes les difficultés pour rétablir un semblant d'ordre, la plupart des autres pays subiront aussi de graves désordres, ma crainte serait la tentation des gouvernants pour rediriger l'agressivité hors des frontières ;

    -La Russie a déjà traversée des périodes de troubles et ne souffrira pas trop de cette débâcle. A la suite, il ne serait pas étonnant de voir le gouvernement russe se tourner encore plus résolument vers l'Europe.

    -Enfin l'Amérique du nord : les U.S.A. seront gravement blessés, peut-être à mort et si ils se relèvent cela ne pourra se faire au minimum qu'en un demi-siècle. Le Canada survivra, avec ou sans le Québec, mais souffrira de sa trop grande proximité avec son ex-puissant voisin ;

    -J'oubliais l'Australie. Ce pays semble traversé par des forces contradictoires. J'avoue ne pas avoir la moindre idée de se qu'il s'y passera sur le moment, toutefois, à terme, les forces géostratégiques l'obligeront à des décisions inexorables.

  • Remarque sur le temps présent et notre proche futur

     

    Comme certains créent de l'art brut, c'est de la philosophie brut que je façonne étant donné que je n'ai pas, à ma disposition, de formalisme académique qui sont, à n'en pas douter, des outils utiles pour organiser la pensée.

    C'est parce que j'ai compris, certes un petit peu tardivement, devant quels difficultés et dangers nous nous retrouverons bientôt que j'ai décidé d'avertir, au travers de ce blog, des suites plausibles et possibles de l'écroulement de l'économie globale par celui du dollar et des U.S.A..

    J'y ai aussi montré quelques unes des découvertes théoriques que j'ai faites me servant à définir au plus proche la suite logique des évènements.

    Il est tout aussi vrai que ceux-ci auront un caractère hautement chaotique et, à ce moment là, difficilement discernable, c'est pourquoi j'explore, dans mes différents libellés, des scenarii variés qui, dans l'ensemble, conservent une trame comparable.

    Pourquoi ?

    J'y ai postulé, en effet, que l'Europe, du-moins pour partie, souffrirait bien moins de la crise de l'effondrement de l'économie mondiale que la plupart des autres régions du monde mais, à n'en pas douter, nous aurons plusieurs années particulièrement pénibles et tourmentés à traverser, deux ans, à mon sens, pour qu'ensuite nous puissions envisager une accalmie temporaire de cinq à dix ans pendant lesquels nous retrouverons un dynamisme rarement atteint sous nos latitudes.

    Paradoxalement, les premiers mois de cette crise pourraient voir un retour de nos entreprises parce que, partant du principe que les gouvernements de bien des pays (Chine, Inde, etc...), fragilisés par la disparition du dollar et des U.S.A. ainsi que du jeu géostratégique que les états-uniens instituaient, seraient enclins à recourir à l'agressivité trans-frontalière (la guerre) pour stabiliser leur pouvoir et, donc, recourraient rapidement à des prises de contrôles de ces dites entreprises pour les transformer en productions guerrières.

    Les véritables forces de l’Europe et de ses peuples c'est qu'ils ont, que nous avons, nous et surtout nos aïeux, déjà rencontré par le passé des situations analogues et même si cela remonte au siècle, au siècle et demi, voire à deux siècles, l'élite éclairée qui conserve encore la mémoire de ces périodes y a toujours suffisamment d'écoute, tant des peuples que des gouvernants, pour que cela influe sur les choix qui seront fait.

    N'est pas sûr que cette même élite ait ailleurs la même attention ni qu'elle soit autant encline à une égale indépendance d'esprit.

    Cette crise, parce que convergera, en plus du crash de la mondialisation économique, une myriade d'autres difficultés surtout centrées autour de l'énergie, des matières premières et de la nourriture, se révèlera plus du domaine de la tragédie, du ravage ou du cataclysme que de la péripétie ou de la simple convulsion.

    La gouvernance européenne actuelle, tant des pays de l'U.E. que celle de l'Union-Européenne, montre définitivement son inanité et n'est pas besoin d'être devin pour comprendre que cette large équipe montrera (sauf douteuse bonne surprise) sa déficience collective dans un tel moment.

    Mais en France, et me semble-t-il dans dans d'autres pays, la relève est prête tant à droite avec le parti « debout la république » qu'à gauche avec le front de gauche.

    La disparition des États-Unis d'Amérique, bien que tout le monde, peu ou prou s'y attende, produira un choc, une déflagration telle que cela risquerait bien de ne produire, ici, à ces tous début, qu'un ébranlement et les plus surpris seront ceux qui ont à charge la politique et l’économie européenne, non pas parce qu’ils ignorent que cela adviendra mais en raison du déni qu’ils ont développé sur ce sujet.

    Ils sont déjà pris dans un processus de dissonance cognitive qui ne pourra que s'accroitre, ce qui les empêchera de saisir l’état réel de l’Union-Européenne et surtout de la situation géostratégique et économique des sociétés tant américaines, asiatiques qu'africaine...


    Cela les ébranlera d’une façon telle qu’ils seront bien en peine de prendre les décisions qui s’imposeront alors et risqueraient même de réagir de manières agressives.

    Bien entendu, ils justifieront cette agressivité par les divers émeutes qui risqueront bien de se produire mais n'est pas sûr qu'elle pourra leur être, si elle s'avèrerait telle, d'un quelconque recourt, n'oublions pas que tout le monde, quelque soit son métier, son niveau, connaît une à plusieurs personnes au chômage.

    Une révolution ne se produit que quand une partie de ces élites rejoint le peuple dans  son exaspèration.

    Ce sera, dans le monde, le retour du politique sur l’économie, comme Marx il y a peu, Adam Smith sera rejeté sur le bord de la route de l’histoire et l'Europe n'y échapera pas.

    Si nos gouvernants ne comprennent pas dès maintenant cela ils risquent fort de se retrouver chassées et ce type de conjoncture n'est jamais de bonne augure quand survient des ébranlements de cette sorte.


    THEURIC

  • Remarque sur notre temps présent 2)!

         Les évènements politiques français sont, actuellement, des plus passionnants : c'est son paysage qui, devant nos yeux, se chamboule radicalement.


    Deux crises concomitantes viennent nous le montrer, celle  déterminant qui, de messieurs Copé ou Fillon prendra la direction de l'U.M.P. et celle ayant trait à la fermeture, au moins partielle, des aciéries Gandrange et du désaccord de fait au sein même du gouvernement et lors, du P.S..


    Allons donc plus loin en ayant toujours à l'esprit,  comme fil rouge, les réactions possibles de nos élites quand surviendra la faillite de l'économie mondiale telle qu'elle existe à présent.


    Mais avant cela il est important de dire qu'il est pour le moins fantastique que ce soit maintenant, peu de temps avant que ce cataclysme ne débute, qu'il nous soit montré une telle désunion à l’intérieur de ce qui est convenu d'appelé « les deux principaux partis de gouvernement » :


    L'U.M.P., après qu'un certain nombre de centristes faisant parti de la droite dite orléaniste ait pris son indépendance sous la forme de l'U.D.I., se scinde de nouveau, soit de fait, soit symboliquement, révélant le véritable fossé existant entre la droite orléaniste et la droite légitimiste dont le F.N. est le représentant le plus extrême ;


    Debout la république, dernier et seul représentant, minoritaire, de la droite bonapartiste, risque bien de se révéler être, avec le temps, l'unique bénéficiaire de ce combat fratricide ;


    Le P.S. aussi subit des tensions sécessionnistes entre son aile droite très proche en réalité de l'U.D.I. dans une optique, certes, plus sociale et sociétale de type socio-libéral et son aile gauche se montrant très proche, dans son approche de ce que doit être une organisation sociale, du front de gauche et c'est la fermeture de hauts-fourneaux qui nous montre à quel point ces deux antagonismes se font de plus en plus béance ;


    Les écologistes, de son centrisme originel, suit son attraction naturelle en se gauchisant continuellement pour, à terme, remplacer les mouvements d'extrême-gauches et, ce, jusqu'à faire émerger des sensibilités semblables à ce que furent l'anarchisme ancien.



    Les événement des dernières semaines nous montrent la fragilité intrinsèque de l'U.M.P et du P.S., aucun des deux (même si l'U.M.P. change de nom et de forme comme à son habitude) ne se remettront de ces épisodes et nous pouvons, dès à présent, spéculer sur leur survie du-moins en tant que parti politique de premier ordre.


    Au-delà des adhérents, ce sont tous les électeurs qui se sentent trahi et qui, pire que tout, ont compris cette faiblesse, cette immense faille et ce ne sera pas l'U.D.I. qui pourra, à droite, refermer cette terrible meurtrissure.


    Je ne sais pas quelle tournure cela prendra surtout si nous nous retrouvons devant la ruine effective du néolibéralisme, de nos banques et de nos porte-monnaies.


    Dors et déjà et parce que ces partis politiques ont montré leur plus que faiblesse, leur déficience, ils sont pensés comme pire qu'impuissance, inconsistance.


    Cela est grave, très grave, plus aucun d'entre-eux deux et tous ceux œuvrant en leur sein ne peuvent se permettre le moindre écart mais ils en feront, peut-être de bien pis.


    Nous vivons l'histoire en direct, certains d'entre nous la feront, messieurs Copé, Fillon, Hollande et Ayrault ont pris des risques incommensurables sans, peut-être, en être réellement conscient tout simplement parce qu'ils ne comprennent pas combien les temps ont changé et beaucoup sont dans leur cas, dans l'Union-Européenne, notamment.


    Et ce sera au mieux l'euro, au pire l'Union-Européenne qu'ils entraineront dans leur chute.


    A ce moment là, qu'aucun d'entre eux n'en accusent quiconque, il n'en seront que les seuls responsables, mais le comprendront-ils ?


    THEURIC