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Versifier en bagatelle..., mais aussi en politique.

Légère préface

 

Voici, je recommence à vous présenter mes vers

Et pour les présenter ce tout petit quatrain

Que je laisse en à-propos, pour vous, ouvert

Aux délices des mots à lire avec entrain.

 

(Y'a intérêt sinon je râle, poil au râble)

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     En odes et stances

      Conter l'existence

De la recherche de beauté

 

 

L'amour des vers et des quatrains

 

De fait, là, que je ne le vous cache en rien,

Écrire en poésie m'est, plus qu'autre chose,

Ce plaisir intense qui ne peut qu'être bien,

Même s'il m'est plaisant de poser la prose.

 

Les rimes me viennent comme ondes charnelles,

Sublimant les mots en verbe me bondissant

A l'esprit telles des sylphes passionnelles

Me parcourant séant en forts flux scintillants.

 

Ainsi, pour moi, il ne m'est point de fatigue

Quand je rythme en quatrain le beau vocable.

Reproduisant d'envie de ce don prodigue

A tous ceux pour qui cela est agréable.

 

Comme de tout art je versifie pour l'autre,

De l'inconnu badin en découvrant ce chant

A m'amour absolu pour qui çà devient nôtre,

Jusqu'à des fervent en mes vers aguichants.

 

Sa graphie surannée, mesures de douze pieds,

Oubliée de modernes, tant obscurantistes

De l'expression, en devinrent si estropiés

Qu'ils ânonnent péniblement en casuistes.

 

Oserais-je l'avouer, il m'est d'aussi de joie

D'asticoter ces innocents d'alexandrins,

De cet air charmant se faisant autrefois

Et que je reprends, ici, avec grand entrain.

 

Se peut d'autres peut-être, d'autres assurément,

Font aussi strophe de syllabes en compte,

De mêmes déclamations, d'hymnes d'agrément,

Faire mélodie de ce que l'âme conte.

 

Alors, chacun, je les salue, ces compagnons,

Ignorés confrères en odes et stances,

Nous sachant ardu quand en beauté nous guignons :

Nourrir le langage, raconter l'existence.

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L'existence nous sourit

            De naître

              A la vie

 

 

Naissance

 

En un jour comme un autre, combien semblable

A tant d'autres jours, pourtant remarquable

Pour cet enfant naissant et une mère, enfin,

Des neufs mois attendus du futur couffin.

 

De vie en devenir, entrée en existence,

Ses trois kilo cinq cents passés juste à téter...

Et ses deux parents l'aimant en bienveillance.

 

Le chérubin, nu, bien nourri à satiété,

Sur les seins de maman pleine de confiance

Dort, fatigué d'être né, sur ce flanc ouaté.

 

Sa mère repose de tout ce temps passées

En cette délivrance du poupon défroissé.

Ce couple géniteur de ce beau nourrisson

Se savent ainsi essentiel pour l'enfançon.

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    Agir en noblesse

 C'est faire l'élégance

En simples réflexions

 

 

Vers politiques

 

La politique, tout autant, peut se versifier,

Hugo, en son époque, put nous le prouver :

Il n'est, en l'histoire, pour nous de certifier

Qu'en l'hémicycle bruissaient ses vers éprouvés.

 

Politique prurit faites l'élégance :

De rimes en rythmes qu'en viennent flagrance

Des enjeux malheureux ou de malveillance

Qui, aujourd'hui, submerge jusqu'à la France.

 

Du banal, exception, l'exception fait règle.

Sont honnis des gens se révélant intègres.

Le faux fait croire vrai d'une pensée aigre

De ceux-là parlant comme pisse-vinaigre.

 

Un vent lourd de bêtise souffle sur le pays,

Ne faudrait-il pas autant qu'il ne s'allège ?

Qu'à ces faibles fictions devenues fouillis

Soient balayés tout ce pauvre florilège.

 

Faisons œuvre en parlant de ces actes

De belle manière en vidant tout à trac

L'abject purin emplissant l'havresac

Des hideux cocos n'étant que des réacs.

 

Mais quoi que nous fassions, menons en distinction,

Habilité, finesse toutes nos décisions :

Conduisons-nous donc, en nos envisageables actions,

Tel qu'il se doit en notre civilisation.

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                 Légère bagatelle,

                    Belle frivolité,

Grandeur voluptueuse et sensuelle

 

 

Charnel

 

Être coquin en diable, ma foi, je l'assume

Et d'aimer les femmes ne peut être funeste,

Pour l'homme bien né l'est que manifeste :

Faire œuvre libertine de sa plume :

 

Ses pétales dorés déposaient en mes lèvres

Son pistil vibrant en grande langueur

Qui offraient à son corps de forts sauts de fièvre

En un puissant vibrato d'une vigueur

Me menant à parfaire, tel un orfèvre,

L'œuvre fugace de l'humble fignoleur.

 

Cette plume oisive un temps, légère,

Telle l'abeille entrant dans la corolle,

De l'oriflamme devenu banderole,

Fit lueur, éclats, braises, feux, flashs, éclairs.

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Petite promenade

        D'un mot

          Oublié

 

 

Le mot

 

Un mot se promenant dans quelque catacombe,

Oublié qu'il est, par la foule fascinée

D'un verbe si vulgaire que sa vacuité plombe

De leurs idées, s'exprimant, lors, baragouinés.

 

Ce mot tant solitaire, est-ce un miracle ?

Se comprenant sous terre, émergea soudain

Dans une lumière claire d'un pinacle

De ce très haut duquel il put se dire enfin.

 

Ce mot bicha d'ainsi faire encore sens

Et tout guilleret se révéla à foison

Comme marquant son besoin, sa présence,

Aux discours, aux propos, aux déclinaisons.

 

Un mot n'est un être mais nous rend la pensée

Bien plus éclairante en sa raison.

L'oublier ternit l'esprit voulant s'énoncer,

Affadissant dès lors notre imagination.

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Le fripon des jupons

 Admire, des dames,

      Leur chignon

 

 

L’honnête sacripant

 

Ah Mesdames, j'aime vous voir déambuler,

Vos exquises rondeurs doucement onduler

Au gré de votre marche en un doux balancement :

J'admire chaque jour ces beaux déhanchements.

 

Ne vous suis que des yeux, impavide lecteur,

Secrètement soucieux de ne pas vous gêner,

N'en restant pas moins, de vos charmes, laudateur.

 

Ce ballet chatoyant me laisse m'entraîner

A ces si fripons sentiments adulateurs,

Tenue naturel du mâle s'allant flâner.

 

Mesdames, il n'est là nulle humiliation

De vous conter séant que je vous admire,

Mais de faire gloire de mon admiration :

De quand vous vagabondez, ravi, vous mire.

 

 

THEURIC

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