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  • Ne dirions-nous pas dogmatisme?

     

    Il n'est pas évident de ne pas penser comme tout le monde, hors de cette dualité doctrinale et doctrinaire, bien que complexe (voir texte antérieur sur les "dualités complexes"), faisant, peu ou prou, le centre névralgique de l'idéologique réelle d'une époque (à l'exemple du couple catholicisme, protestantisme et des guerres de religion qui eurent lieu entre le XVI° et XVIII° siècle).

    Il existe aussi, c'est vrai, dans le domaine des idées comme partout ailleurs, l'imaginaire et le farfelu et parfois le n'importe quoi nous faisant nous égarer dans de vagues sentiers n'aboutissant, quand et si ceux-ci aboutissent quelque part, que dans le labyrinthe informe du phantasme ou du délire.

    Mais tout bon penseur ne s'égare-t-il pas de temps en temps au-dedans de ce labyrinthe informe, tel Jean-Jacques Rousseau, poseur du mythe du bon sauvage et qui, en revanche, énonça la notion géniale du contrat social?

    Pour celui ou celle qui, pour des raisons ou d'autres, cheminerait sur les sentiers à peine tracés des idées singulières, il ou elle se retrouverait dans la peine d'une solitude, d'un oubli possible qui, peut-être, ne pourrait être rompu que par la preuve apportée par d'autres du fait d'expérimentation ou d'observation empirique, que par la catastrophe, par lui, annoncée, que par sa vieillesse ou alors que par sa mort, sauf si cette idée novatrice se trouvait, bien entendu, déjà en germination, auquel cas l'aspect subversif de ses idées en seraient, pour le moins, réduites.

    Malheur par qui le scandale arrive!

    Parce qu'il s'agit bien d'un scandale, oui mais lequel?

    Non pas de la tristesse du penseur ou théoricien se retrouvant devant le silence ou même le rejet, parfois violent, de ceux qui en prennent connaissance ou même n'en ont, de perception, que par le seul ouï dire, ce n'est pas là que se situe l'esclandre que peut-être l'émergence de pensées, de vues divergentes, sa tristesse n'a, en vérité, que peu d'importance.

    Scandale parce que, en réalité, ceux qui se retrouvent à se confronter à de telles discordances entre ce que peuvent être leurs concepts et conceptions habituelles et usuelles et celles, opposées et distinctes, des notions initiatrices, avant-gardistes, voire révolutionnaire, font face, si ils en adoptent les fondements, à des tourmentes mentales incommensurables parce que cela les obligeraient à rompre avec les idéaux partagés par la société de l'époque et donc du plus grand nombre de ses semblables, ce qu'une large majorité des individus de tous temps et de tous lieux se refuseront à jamais de faire, leur survie mentale et sociale est à ce prix, au risque de ce que ce conservatisme n'entraine malheurs et calamités, ou, pour le moins, blocage social.

    Il s'agit là, en effet, de l'une des multiples formes que peut prendre la "survie sociale", c'est-à-dire la crainte que nous ressentons tous de nous retrouver honnis, rejetés de la société des hommes et de perdre, ainsi, notre qualité d'humanité par ce rejet collectif, quand bien même cette crainte ne resterait que fantasmatique.

    Cette recherche constante de se reconnaitre dans son humanité aux yeux de tous je l'appelle "adanthropisme" (je vous en exposerai le principe dans le futur) et est le besoin que nous ressentons tous d'être de l'humanité, d'être humain et d'être reconnu comme tel, pris, ici, dans l'un de ses aspect relativement défavorable du conformisme, aspect tout de même nécessaire pour qu'existe un tant soit peu de concordance au sein de la dite société.

    Scandale aussi parce que l'idée nouvelle, quand bien même elle répondrait de façon bien plus approprié aux exigences de l'époque, peut-être même être la seule réponse valide des crises du moment, nécessiterait, pour être approuvée, un tel chambardement de la structure de l'encéphale de chacun, en raison des contradictions majeur que cela ne peut pas ne pas entrainer entre les conceptions anciennes et nouvelles, que cela générerait une forme de douleur mentale que peu serait capable de supporter.

    En fait, les idées novatrices ne sont pas vraiment considérées comme relever de l'humanité tant que celles-ci ne sont pas partagées par une minorité représentative de la société réellement progressiste (et non pas de ces béni-oui-oui se pensant progressiste tout simplement parce que leur discours tenu au présent se formulait déjà longtemps auparavant, parfois même avant leur naissance, voire avant celles de leurs parents).

    Nous pouvons appeler " idée pseudoapoanthropique " (de pseudo-, faux; apo-, hors de; anthropos, être humain) toutes idées émises hors du cadre habituel des notions d'une époque et/ou d'un peuple et rejetées en tant que telles, étant entendu qu'aujourd'hui nous nous retrouvons à partager, quasiment avec le monde entier à quelques variantes et différences près, la même doctrine, la même croyance que j'ai, précédemment, nommée "économisme" et dont le néolibéralisme est la dernière et ultime représentation.

    lorsqu'une société se retrouve devant la situation où les marqueurs intellectuels habituels n'offrent plus de réponses viables à la crise qu'elle traverse sans que ces marqueurs puissent être profondément remaniés deux réflexes s'offrent à elle, soit elle y répond en reprenant toujours les mêmes décisions qu'auparavant et en répétant à l'infini les mêmes rituels antérieurs ce qui ne fera que l'enfoncer encore plus dans les soubresauts de la crise qu'elle croit combattre de la sorte ce qui la conduira inéluctablement droit dans la catastrophe de la régression, soit elle fait un retour à ses fondements anciens pour reprendre des appuis dans un passé qui lui permettra  de retrouver un tant soit peu de son intégrité, quand bien même cette rétrogression, puisque c'est de cela qu'il s'agit, la replongerait dans des tourments dont elle avait préalablement longuement souffert.

    Malheureusement il faudra à cette société, ce peuple, les gens la composant traverser l'une de ces deux phases avant qu'elle ne puisse aborder, collectivement, une nouvelle vision de l'avenir.

    Sauf, peut-être, si l'idée même d'une renaissance, avec tout ce que cela peut comporter de risque, émerge du tréfonds de cette société, ce peuple, ces gens, collectivement.

    Cela ne pouvant que résulter que de la minorité représentative de la société réellement progressiste.


    THEURIC

  • Qui a peur?

    Oserais-je le dire, quasiment tout le monde, moi compris.

    Je le sais, je le sens, le 14 juillet nous fut une date butoire: l'Europe a basculée et ne sera plus jamais comme elle se donnait à paraître depuis cinq à six décennies.

    Depuis 7 jours, une semaine, 90% de lecteurs en moins parcourent ce blog, cela signe, à mon sens, un basculement psychosocial de notre société.

    Cette peur s'inscrit au sein de toutes les strates de la société, au sein de tous les niveaux hiérarchiques, au coeur de toutes les institutions.

    Mais surtout elle empoisonne la raison des élites politiques, économiques et médiatiques qui ne cessent, de toutes leurs forces et au tout les jours, de cacher leur faillite morale.

    Cela veut dire, surtout, que ce processus de cristalisation duquel je vous ai entretenu le 7 Juillet est, dès à présent, en marche.

    C'est à dire que nous allons voir, et ce très rapidement, se transformer le monde à un point tel que dans très peu de temps celui-ci ne ressemblera plus en rien à celui que nous connaissons aujourd'hui encore.

    Si notre gouvernement ne prend pas, pour notre pays, dès à présent, soit trois semaines, les mesures qui s'imposent en mettant, par exemple, derrière les barreaux les petits et les grands truands, malfaiteurs, voyous, fripouilles, mafieux, crapules et malfaisants de tout ordre et de tous niveaux sociaux, je crains que, d'une façon ou une autre, d'autres institutions sociales le feront à sa place, que cela plaise ou non à ses représentants élus et non élus, avec ou sans leur consentement et que nous pourrions même avoir affaire à un débordement des métiers d'armes et de savoirs.

    Si notre président ne fait pas cette rupture qu'il sait depuis longtemps inévitable, et ce dans ce même laps de temps, je crains qu'il ne se retrouve confronté, sous peu, aux mêmes débordements, quitte à nous faire quitter un euro devenu de plus en plus indéfendable  avec sa monnaie en déshérence et ses billets d'une laideur inconcevable, insoutenable qui nous le montrent et démontrent tous les jours: des portes, des fenêtres ou des escaliers ne menant nul part ne peut mener où que cela soit une quelconque société, et encore moins une économie.

    L'heure est grave, très grave, la faillite de la ville de Détroit est une annonce symbolique, comme  le frissonnement du sol avant un terrible séisme, plus personne n'est dûpe mais une majorité, une très large majorité est aveugle, nos élites plus encore!

    Pour nous, il n'y a, maintenant, plus rien à faire que de se protéger et, autant que faire se peu, protéger ses proches si ils comprennent, si ils peuvent comprendre, si ils veulent comprendre la puissante déferlante devant laquelle nous sommes.

    J'ai, maintenant, dis quasiment tout ce que j'avais à dire et vais pouvoir passer à autre chose.

    A bon entendeur,

    salut!


    THEURIC

  • Pourquoi ai-je tenté de prévenir, ici, des suites possibles de la catastrophe économique future telle que je les perçois?

     

    Parce que je me doute que quasiment personne n'en puisse appréhender toutes les conséquences, en considérer, dès aujourd'hui, toute la frénésie, en comprendre les périls.

    Je crains, en effet, que les évènements à venir ne soient bien pires que ce que j'ai bien pu en dire.

    Mais la question titre de ce texte reste : connaître les raisons pour lesquelles je ne consacre l'essentiel de mes écrits qu'aux contingences avenir, ne pas faire comme beaucoup de relayer, par exemple, les informations recueillies ça et là sur le ouèbe (web) ou mes réactions à chaque actualité (bien qu'il m'ait pu arrivé de le faire de temps en temps).

    Étant donné que beaucoup d'autres le font bien mieux que moi, il est inutile que je me plie à un exercice entrant discrètement dans le domaine de la seule mode.

    Quel est le message principal que j'ai voulu faire passer ?

    Non pas d'y dire que notre monde, notre humanité change, mais essayer d'y montrer que ce changement ne se fera pas n'importe comment et qu'il sera chèrement, très chèrement payé tant en vies humaines qu'en traumatismes de toutes sortes !

    J'ai voulu prévenir le plus de gens, tout le monde du pire mais je crains que ce pire ne toque à notre porte !

    C'est l'ébauche d'une analyse géostratégique, d'un début de réflexion d'un renouvellement de la pensée politique ainsi que d'une observation de la nature humaine que j'ai fait en cet essai là, en ce blog, de faire cette prospective avec, de plus, la récurrence de certains messages dû à la structure de ce que peut être un blog imposant aux lecteurs de ne se pencher qu'aux derniers libellés.

    C'est donc la recherche de concepts novateurs me permettant d'au mieux percevoir un devenir restant, par nature, flou, qui fait le centre de mes méditations, la difficulté m'étant autant de l'exposer intelligiblement qu'ensuite d'en faire passer le message.

    La mise en parallèle du communisme et du néolibéralisme, notamment, dans ce que j'appelle « l'économisme », c'est à dire de ne considérer comme primordiales que la seule l'économie, et ce hormis toutes autres considérations, lors d'intentions, de dispositions et de choix politiques en Europe et ailleurs sont, aujourd'hui, sous forme de ce néolibéralisme, les fondements évidents de la débâcle économique et sociale de la France aussi bien que de tous les autres pays européens de même que celle, bientôt patente, des États-Unis-d'Amérique non moins que de l’ensemble de toutes les autres nations humaines, comme hier le communisme fut le tombeau d'une Russie et d'un est-européen dans la pleine puissance de leur âge.

    De considérer ensuite, après avoir fait cette observation là, comme certitude le retour en force d'une pensée purement politique, pensée déstructurée, toutefois, car déconsidérée et négligée parce que devenue négligeable, négligence, déviance anormale et amorale, voire rendue quasiment tabou et donc inhabituelle et lors irraisonnée, naïve et incontrôlable, de considérer cela me fait dire l’immense dangerosité des décennies avenirs.

    Ce qui parlera là, ce qui fera acte seront les vieux réflexes de nos histoires communes !

    L'attraction des peuples pour leur inconscient social !

    C'est vrai, nous n'allons pas rejouer, en France, la haine de la « perfide Albion » ou la détestation de l'Allemand, nous n'allons pas revoir rouler des De-Dion-Bouton ou des Pahard-Levassor, les trains resteront électriques, l'avion sera toujours à réaction et l'informatique aura une présence de plus en plus marqué mais nos automatismes, nos décisions, nos jugements collectifs, eux, seront, reviendront à ceux, quasi ataviques, de la fin du XIX°, début du XX° siècle sauf pour de rares hommes et femmes qui sauront conserver un tant soit peu de leur indépendance d'esprit.

    Nous voyons bien poindre, comme à l'époque, comme sur la pointe des pieds mais avec force, une sorte de retour « aux temps bénis des colonies », une police redevenue inefficace et, lié, un retour d'un banditisme dû au manque de moyen judiciaire et à la pauvreté ouvrière, un racisme idiot, sinistre et primitif, une inculture crasse touchant (dès maintenant) toutes les classes de la société, jusqu'à nos élites et, surtout, leurs enfants: nous reverrons revenir les jugements de classe...

    Bientôt les bals reprendrons du flambeau tout autant que les marches militaires, les drapeaux bleu-blanc-rouge agrémenteront les balcons, les apaches d'aujourd'hui seront de chair à canon de demain ou pourriront dans une façon de bagne en Creuse, dans les Cévennes ou ailleurs..., le (déjà) retour des maladies vénériennes, de la tuberculose, de l'alcoolisme et du manque d'hygiène verront renaître résolutions et décrets en prophylaxie, salubrité et assainissement, l'Europe, première puissance navale et militaire marchera au pas, en cadence et la fleur au fusil… .

    Mais surtout, surtout tous ceux qui œuvrèrent, en toute bonne fois, pour la construction européenne telle quelle s'est construite ce jour dans la crainte essentielle, existentielle d'une présupposée nouvelle guerre mondiale si l'Union-Européenne disparaissait, ceux-là seront les principaux, sinon les uniques responsables des risques prochains devant lesquels sera notre continent, eux qui, déjà, ont LA responsabilité majeur des destructions économiques d'une bonne partie de l'Union-Européenne !

    Ils voulurent nous éviter la haine et la guerre grâce à un présupposé enrichissement infini que l'évangile libre-échangiste disait pourvoir et n'ont, n'auront que pauvreté, haine et guerre comme seules conclusions à leurs confusions!

    Du-moins, en tout cela, y aura-t-il le vaste versant positif d'une inventivité exacerbé, d'une science en recherche de nouveaux fondamentaux, d'un art en création quittant toutes les redites actuelles, les rabâchage du présents et la vulgate vulgarité vomissive d'une pseudo splendeur en starification, pseudo-art médiatiques cachant mal la pauvreté d'un monceau d'abrutissantes créations en déshérences étouffant jusqu'à la moindre parcelle d'âme, aussi la philosophie recommencera, enfin, à redevenir elle-même en provoquant les valeurs les plus sûres, en les questionnant, les secouant, parfois en les mettant en cause, les infrastructures et service publiques recommenceront à remplir leurs rôles et redevenir efficaces, je l'espère, également, les tricheurs de tout acabit seront enfin châtiés selon leurs dûs...!

    Mais ce qui se passera là ne concernera que l'Europe et surtout la France.

    Que puis-je dire, décrire d'autre sans me faire incendier ?

    Puis-je écrire que l'Islam ne vit plus que ces derniers instants sans être blasphématoire bien que les blasphèmes survivent encore en terre d'Islam, que les juifs religieux sont en train, là-bas, de tuer Israël en y étouffant les intelligences, que le Catholicisme se développera avec ou sans le Pape, en Inde, mais pas seulement, en y accompagnant la progression du judaïsme, que les U.S.A. sera le pays, si tant est qu'il soit encore pays, de l'athéisme, suivit en cela par la Russie, que l'athéisme anarchisant sera très puissant chez les anciens musulmans, que la Chine deviendra lamaïste, que l'Europe verra se ré-remplir les églises mais que l'église ne sera plus ce qu'elle est aujourd'hui et se verra pencher autant vers Bouddha que vers le Christ, que les Tibétains seront les parias de demain comme hier le furent les juifs ou que le judaïsme sera de moins en moins sémite... ?

    Puis-je écrire le désir des pays d'Afrique d'être reconquis par leurs anciens maîtres, l'éclatement de l'Europe pour une nouvelle Europe, bien plus politique mais bien plus guerrière aussi, plus dangereuse, un Canada et une Australie qui ne comprendront absolument pas ce qu'il se passera dans le monde et qui, vaille que vaille, comme deux somnambules, traverseront l'histoire en dormant, un Québec devenant pays, état et nation, les bédouins de la péninsule arabique retournant à leurs tentes et à leur sable avec la fin annoncée de leur pétrole et une Mecque perdant de ses pèlerins, l'Irak morcelé, démembré, démantelé par ses voisins, la Turquie, Israël, la Russie, l'Iran, l'Egypte et peut-être l'Europe cherchant à assoir leur pouvoir au Proche-Orient, Proche-Orient au centre de tous les enjeux, verrou du monde (?) et que les palestiniens seront considérés, par tous, que comme des empêcheurs de faire de la politique entre soit... ?

    Puis-je écrire que les U.S.A. perdrons bientôt, plus que ruinées, ses avoirs, ses pouvoirs, ses savoirs par la fuite en avant de ses élites politico-économique et le départ de ses intellectuels et savants, que l'Amérique-du-Sud et centrale, tous pays confondus, se voudront César à la place de César, Amérique à la place de l'Amérique et, le Brésil le premier, tenteront de faire à leurs voisins ce qu'eux-mêmes ont subi d'antan, que l'Asie, comme je l'ai déjà raconté, se verra contrainte par l'animosité que ses deux géants que sont l'Inde et la Chine ont l'un contre l'autre... ?

    Puis-je écrire que dans peu nous verrons, en Europe, un étrange et soudain renoncement aux dogmes néolibéraux par ceux-là même qui en étaient les prescripteurs les plus zélés... ?

    Puis-je écrire, enfin, que nous contemplerons dans peu de temps, médusés, ébahis, effrayés, ce qui nous semblera la rapide et brusque désagrégation U.S., désagrégation, en vérité, déjà depuis longtemps en cours, n'était que notre aveuglement de ne pas nous en apercevoir et, à l'instar de ces tragédies grecques toujours présentes à nos esprits, tous les acteurs étaient, depuis des années, en place pour que ce drame se joue... ?

    Chut !

    Écoutez, de ses trois coups, battre le brigadier, le rideau se lève, le publique applaudit, le premier acte va commencer, la scène est là devant nous... !

    C'est maintenant que tout commence!

    MAINTENANT !


    THEURIC

  • Essai d'une petite réflexion géopolitique.

    Un affrontement majeur n'aura pas pour cause le Proche-Orient, qui reste, quoi qu'il en soit, comme toutes régions frontières et frontalières, une marge, déstabilisé et déstabilisante parce que toujours aux marches de et entre plusieurs puissances (comme les Balkans),  mais il se situera plutôt à la frontière de deux géants voisins en puissance et en développement: entre la Chine et l'Inde.
    Certes, le Proche-Orient peut être un déclencheur (comme aux Balkans et l'attentat de Sarajevo en 1914) mais pas la cause première (les tensions entre Allemagne/Autriche et France/Angleterre/Russie).
    Pour l'instant les évènements probables sont peu lisibles parce qu'il n'y a pas encore une structuration géopolitique véritablement définie, la crise économique première qui ne va pas tarder à advenir, que tous attend et redoute, n'est pas encore passée.
    Elle verra et mettra fin, au mieux, à l’hégémonie américaine, mais plus sûrement à l'existence même des U.S.A..
    Pour l'instant ce pays gesticule pour cacher ses insurmontables faiblesses, l'Europe et Israël a essayé, jusqu'à présent, de s'en voiler la face, mais frémissent les signes d'un revirement, jusqu'à l'Angleterre qui se détourne de son mentor.
    Le reste du monde à d'ores et déjà compris la situation réelle du déclin du second protagoniste de la guerre froide: les États-Unis-d'Amérique suivront sous peu l'U.R.S.S. dans sa disparition.
    Mais à ce jour aucune véritable composition géostratégique ne s'est réellement faite bien que quelques trais se détachent tel que les dissentiments entre la Turquie et l'Iran mais cela même peut évoluer avec le temps.
    Quand à l'Islam, il est traversé d'une contradiction quasiment insurmontable entre une religion et une modernité inconciliables et des enjeux géopolitiques et pétro-politiques dantesques à l'heure de l'épuisement progressif d'une extraction pétrolière de faible coût.
    La multitude de bulles spéculatives parsemant le monde, dont la profusion de surproductions de dollars, yens et livres sterling est moteur, risqueront fort d'éclater quasiment dans le même temps.
    Cet éclatement est déjà par avance et sera sous peu le véritable détonateur de toutes les tragédies des prochaines décennies.
    Ce sera lui le facteur essentiel de la cristallisation, entres autres, des diverses alliances et discordes internationales futures.
    Mais ce qui est aujourd'hui visible ce sont les puissantes forces  centrifuges qui agitent l'Inde comme la Chine dont la modernité n'en est pas moins, ici aussi, le premier responsable (si tant est  que la modernité, comme tout processus, puisse être responsable de quoi que ce soit).
    C'est le déplacement de ces fortes distensions internes à chacun de ces pays hors de leurs frontières qui me fait craindre le risque d'un conflit majeur entre ceux-ci en raison du jeu géostratégique complexe que cela ne pourra pas ne pas générer en Asie.


    THEURIC