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De petites idées en goguette...

Bon ben, je suis allé voir le graphique de l'évolution des prix des matières premières produit par l'I.N.S.E.E. et, comme je l'avais supputé précédemment, ils recommencent à descendre ( theme.asp?id=18 ).

Ce qui veut dire que la désindustrialisation reprend son cours après la brève accalmie du printemps et du début d'été.

Ceci dit, ne m’appesantissant pas réellement directement sur des questions économique désormais inéluctables, soit l'effondrement de la globalisation économique, thème que j'ai déjà mainte fois traités, mais je vais ici m'essayer de préciser ma pensée sur des sujets parallèles, ceci pour  affiner notre perception de cet effondrement de l'économie-monde.

Je vous propose aussi que nous allions rapidement nous balader sur les chemins sinueux de la géostratégie, puis d'aller faire une promenade, toujours aussi rapide, au sein de l'empire U.S. et de sa colonie principale, l'U.E., ensuite, nous verrons bien les thèmes qui émergeront, pour l'instant, je n'en sais pas, en cela, plus que vous...

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Les composants de la ruine universelle:

 

C'est hier au soir, en allant me coucher, que je me suis demandé si je ne devais pas, pour comprendre ce processus de ruine universelle et tenter d'en percevoir l'évolution, commencer par décomposer ce système en ses composants les plus importants.

J'en ai décompté huit: les états et unions, les banques centrales, les hypers-productions monétaire, la désindustrialisation internationale, les banques et fonds spéculatifs et de pensions, les crédits, les bourses et actions spéculatives, et enfin, les bulles spéculatives.

En fait, je ne me soucie plus des acteurs puisque ceux-ci n'agissent plus mais ne font que réagir aux événements, quand bien même certains tenteraient une quelconque action pour tenter de redresser la situation déplorable dans laquelle se trouve le système économique globalisé, ils ne feraient qu'en accélérer l'échéance funeste.

1) Les états et unions: pour pouvoir rembourser leurs dettes, ils font naturellement monter les impôts et baisser leurs dépensent, ce qui accélère la désindustrialisation.

Dans le même temps ils emprunte en négatif, ce qui veut dire que ceux leur prêtant de l'argent doivent en plus leur en donner, ce qui pose d'énormes soucis aux assurances-vies et autres fonds de pensions qui auparavant versaient les intérêts de leurs fonds grâce à ceux des prêts faits aux états, comme ceux des retraités, merci à notre retraite par répartition (voir aussi à quelle date apparue en France les assurances-vies et les retraites complémentaires par capitalisation, il me semble qu'une partie de nos dettes d'états se trouvent dans nos poches).

De plus, pour sauver leurs banques, ils ont  autorisé celles-ci à IMGP0447.JPGponctionner les comptes des particuliers si elles se trouvaient en mauvaise posture, ce qui ne  saurait tarder, ce qui a fait que nombre de gens ont utilisé leurs économies pendant le printemps et, de façon moindre, en ce moment pour les vacances, d'où le renouveau de la baisse des prix des matières première après leur légère remonté printanier.

Ils ont aussi créé de toute pièce des banques poubelles pour y jeter toutes les crasses qu'ont accumulé les établissements bancaires tels que des crédits, créances titres titrisés et autres joyeusetés dans l'espoir illusoire que seules ces banques poubelles feront faillite.

2) Les banques centrales: elles inondent le monde de monnaies, autant pour tenter de renflouer les banques que pour acheter les actions qui se cassent la figure (ce qui est une nationalisation larvée) et, cerise  sur le gâteau, elles vont distribuer de ces monnaies hyper-produites aux populations.

Tout cela étant naturellement hyper-inflationniste là où cette monnaie parvient, puisque la valeur d'une monnaie est directement proportionnelle à la masse monétaire en regard de la richesse du pays ou de l'union qui l'émet, P.N.B. et non pas P.I.B. bien sûr.

C'est pourquoi,  si il y a un hélicoptère monétaire, comme il se ditP1000668.JPG sottement dans ce milieu, soit la distribution pour tous de cet argent gratuit, dépensez tout le plus rapidement possible parce que rapidement il ne vaudra plus rien, comme vos paies, retraites et autres émoluments et aides.

De plus elles prêtent cet argent aux banques à 0% d'intérêt, ce qui montre bien qu'il n'a plus de valeur.

3) Les hyper-productions monétaire: en faisant perdre aux monnaies leur valeur intrinsèque, cela génère une inflation égale à leur production là où elles sont utilisées.

De plus, cela encourage certaines entreprises spéculatives de racheter des entreprises avec cette monnaie de singe pour en pomper leurs richesses, ce qui accélère la désindustrialisation mondiale.

4) La désindustrialisation internationale: sujet abordé maintes fois ici, débuté lors du rapport de force entre l'U.E. et la Grèce qui a amené à l'appauvrissement de cette dernière, ce qui a largement  suffit à littéralement vider les entreprises de leurs clients.

En fait, ce processus n'attendait, si je puis dire, qu'un événement relativement mineur survienne pour débuter, même si, pour les grecs, leur ruine n'est pas un événement mineur, cela va de soit.

P1000896.JPGSon origine est à rechercher  dans le déclassement et l'appauvrissement des ouvriers et classes-moyennes dû à la fermeture et/ou exportation des entreprises dès la fin des années 70.

5) Les banques, fonds spéculatifs et de pensions: Tous sont ruinés, officieusement mais pas encore officiellement, tout le monde le sait, du-moins ceux se trouvant aux manettes politiques et économiques des pays.

Sinon les Q.E. n'auraient jamais existé.

Nous pouvons les voir s'agiter en tous sens pour tenter de sauver leur existence, jusqu'à, il y a peu de temps, une proposition de crédit à la consommation, de je ne sais plus laquelle, à 0,5% d'intérêt.

6) Les crédits: en fait, ce qui est rigolo dans cette  histoire c'est que tout le monde a des dettes, du particulier aux états, des banques aux assurances, des fonds machin chose aux industries..., enfin, tout le monde, quoi.

7) Les bourses et autres actions spéculatives: plus rien ne vaut quoi que ce soit, gangréné par les surproductions monétaires, les planches àP1000812.JPG billets, puisque plus personne ne connait la valeur réelle des actions achetées grâce aux hyper-productions monétaires sus-cités, ceci dues, à l'origine, à ce que, en 2008, il fallait bien les sauver, leurs directoires desquelles ayant pleurés dans le giron des gouvernements et de leur chef pour que ceux-ci sauve leur cul.

Ce sont ces mêmes banquiers, qui avaient conduit leur banque et le monde à la banqueroute et qui  avaient fait l’aumône aux états, qui, aujourd'hui, accusent les  banques centrales de ruiner le monde de leurs hyper-productions monétaires.

Ces hypocrites, parfaitement incompétents pour la plupart, paieront un jour leur forfaitures de leur ruine..., mais aussi de la nôtre.

Enfin, là encore, le fait amusant est que le rachat par les banques centrales des actions génère une nationalisation qui ne dit pas son nom, même si c'est grâce à la planche à billet.

8) Les bulles spéculatives: la plus belle est celle industrielle, mais celle-là n'a rien à voir avec celles qui ont traversé ce début de XXI° siècle, en fait, je devrais plutôt parler de bulle des baisses salariales.

Parce que, en fin de compte, ce sont les salaires des gens, les bénéfice des P.M.E./P.M.I. et des grandes entreprises qui font fonctionner l'économie et non pas les énooormes fortunes qui, elles, les détruisent.

P1000130.JPGLes autres bulles, gigantesques, imploseront/exploseront lorsque la désindustrialisation mondiale sera arrivé à un point tel que cela stoppera totalement toutes les activités économiques, régionales, nationales et mondiales.

Ensuite la reprise se fera d'abord régionalement, puis nationalement et enfin à l'échelle internationale, il est à craindre que la remilitarisation du monde en deviendra l'un des ferments les plus puissants.

 

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Champ idéologique et économisme dogmatique:

 

Un champ idéologique est un système doctrinal complexe composé d'une doctrine de base, de son inverse et d'un ensemble de nombreux composants gravitant autour de ses deux fondements en des positions subtiles, contradictoires et complémentaires.

Il est difficile de s'abstraire de celui-ci et ceux qui le font, par nature ou par réflexion, seront irrémédiablement chassés de la sphère des conversations et des  questionnements collectifs, non pas par méchanceté mais plus sûrement par incompréhension.

Un champs idéologique, et non pas un mème, bien plus restrictif, est donc, dans leP1000771 - Copie.JPG même temps, un phénomène individuel et collectif puisque c'est autour de quoi va se structurer la pensée commune mais aussi la position politique, religieuse, économique, scientifique, artistique...etc... de chacun.

Nous pouvons donc spéculer du fait qu'un champ idéologique est fait de la somme des croyances d'une époque et d'un lieu donné en un tout dual et composite en une dualité contradictoire et complexe, dont la remise en question ne peut que se révéler difficilement envisageable.

De plus, s'y intègre, lorsqu'il atteint sa toutes puissance, l'ensemble des connaissances et savoirs sociétaux, ce qui fait  que c'est le-dit champ qui définira pour tous la réalité de ce qui est compris et su.

C'est cette complexité du champ idéologique, toujours largement majoritaire, qui le rend difficilement discernable pour celui le vivant en son lieu et son époque, ne serait-ce du fait qu'il soit quasiment impossible de le questionner publiquement, même lors de discussion informelle entre amis.

Un champ idéologique, tout comme un mème qui n'est, après tout, que le nom donné aux composantes de celui-ci en tant que croyance constitutif au-dit champ, a une  existence propre en ceci qu'il nait, évolue puis s'intègre, avec le temps, à l'inconscient social ou disparaît totalement.

Celui dont nous causons ici nous concerne directement puisque c'est sous son emprise que nous vivons et  que je nomme l'économisme dogmatique.

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L'économisme dogmatique est le champ idéologique faisant considérer l'économie comme étant la composante essentielle de toute société moderne et démocratique (ce que nous pouvons voir comme étant faux, démocratie et économie de marché étant deux choses tout à fait différents) au-delà de tout autre domaine et composante de la vie sociale.

Nous pouvons remarquer que celui-ci s'exprime de manière différente suivant les lieux, les milieux, les thèmes abordés mais que diverses mèmes le composant seront niés ou affirmés suivant la personne avec qui nous pouvons échanger.

Mais, au total de l'ensemble de ces  discours paraissant contradictoires se révèle,  en fond complémentaire, de même schème.

La particularité de notre époque, et ceci en raison de l'effondrement idéologique ne se produisant pas seulement en France mais  bien partout dans le monde, est que le champ idéologique existant, l'économisme dogmatique, tend à réduire son  ensemble conceptuel en y intégrant les traits les plus représentatifs des structures d'états du XX° siècle, à l'exemple du fonctionnement institutionnel de l'Union-Européenne ressemblant à s'y méprendre à celui de l'Union-des-Républiques-Socialiste-Soviétique, de cette alliance de l'U.E., des U.S.A. et de l'O.T.A.N. avec les nazis ukrainiens ou du rejet de 70% de la jeunesse étasunienne de la société de marché, centre  doctrinal, depuis ses origines, du fonctionnement des Etasunis...

Ce sont ces signes, avec d'autres, qui me permettent de conjecturer cet 100_1633.JPGeffondrement idéologique actuel, et son inintelligibilité quasiment total rend son processus invisible.

C'est bien d'être parvenu à la fin de son dynamisme évolutif qui génère son effondrement de part son autodestruction, tant doctrinal qu'effectif, c'est pourquoi considérer, comme je le fais, l'économie monde comme étant en plein dans un mécanisme de délitement ne pouvant que conduire, d'abord à son arrêt total dans un laps de temps proche, puis, par  phases successives et au  fil des années et de  quelques décennies, à l'anéantissement définitif de ce-dit champ idéologique et des bribes d'économie globalisées subsistant encore, ne me peut que me paraître de la plus pure des logiques.

 

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Rapide visite en terre géostratégique:

 

Je soupçonne, comme j'ai pu déjà l'écrire, l'empire U.S. de vouloir démembrer l'Union-Européenne, ce qui a déjà commencé lors du référendum britannique (et qui rend compréhensible les étranges erreurs de Monsieur Obama consistant à s'en mêler en en intervenant au pire moment pour les eurolâtres anglais).

L'attente annoncée du gouvernement de sa très gracieuse majesté de déposer sa demande de sortie de l'U.E. par l'article 50 de sa pseudo-constitution serait, à mon sens, un moyen de désorganiser l'union en laissant sa direction dans l'expectative.

Si en cela  j'ai raison, alors cette demande sera déposée à un moment où personne ne s'y attend.

De plus, cela ne pourra pas ne pas s'accompagner d'un début de IMGP0335.JPGdéstabilisation des partis de gouvernements français, P.S./U.D.I./L.R./F.N., ceci a fin de rendre éligibles les courants anti-U.E. lors des élections présidentielles, ce qui, en ce cas, ne devrait pas tarder à survenir.

Les raisons pour lesquelles les Etasunis voudraient se délester de notre union proviendraient du renversement de tendance historique dans ce pays où, de celle impériale viendrait se substituer celle isolationniste qui, depuis l'intervention des troupes américaines en 1917 lors de la  guerre de 14/18, s'était progressivement estompée.

Ce qui pourrait conduire ce pays à une nouvelle guerre civile après celle de sécession (1861/1865).

Nous assistons donc au repli sur soi de ce pays, processus visible par la présence de Monsieur Trump lors de leurs élections nationales.

En Europe, il y a de forte probabilité que nous assistions à divers mouvement dans la décennie qui vient après l'éclatement de l'U.E., ne pouvant qu'être suivit d'une transformation rapide des équilibres antérieurs, soit sous forme de confédérations, tel qu'un arc atlantico-méditerranéen de la Grande-Bretagne à la Grèce, ou de scissions, telle que celle de l'Allemagne entre ses  anciens blocs est/ouest...;

L'assise russe  au Proche-Orient ne pourra que se renforcer, son problème principal restant le même que celui rencontré par l'empire U.S. et l'O.T.A.N., soit la réelle détestation subsistant entre la Grèce ainsi que certains pays des Balkans et la Turquie, cette dernière prise en tenaille par une Iran voulant désormais compter dans la région, pourrait êtreGéomètre à barreau, semiothisa clathrata.JPG tentée par bien des aventures.

Cependant, ce pourrait être la seule chance pour les kurdes de bâtir un ou plusieurs états, devenant tampons entre la Turquie et le reste de la région est, ouest et sud.

A une stabilité retrouvée en Syrie et Irak, ce sera la péninsule Arabique qui ne pourra pas éviter une très forte instabilité pouvant déclencher divers conflits, déjà qu'au Yémen...

Je ne sais pas jusqu'à quel point les voisins de l’Afghanistan ne seraient pas tentés de s'accaparer chacun une portion de ce pays suivant la proximité anthropologique et/ou géographique de chacun des peuple le composant, voire aussi la création d'états indépendants, au nord notamment, signant ainsi sa disparition.

Ce que je crains le plus ce sont les tensions  historiques entre l'Inde et la Chine, déjà des désaccords commerciaux se font jour entre eux deux et l'affaiblissement continuel des U.S.A. ne  feront que les exacerber et, également, conduiront à des relations multi-latéraux d'avec leurs nombreux voisins plus petits.

Je ne pense pas que la Russie, même avec tous les efforts qu'elle déploie, arrivera à calmer ces tensions largement préexistantes.

P1000453.JPGCet affaiblissement U.S. mènera les pays d'Amérique-du-Sud à sortir de leur torpeur, eux qui, pour l'instant, subissent de plein fouet la dégradation de l'empire et ses derniers  sursauts impériaux.

La tentation sera forte pour le Brésil de vouloir prendre la place de leur dominateur.

L'Afrique-du-Nord continuera son petit bonhomme de chemin comme si de rien n'était quand, au-delà du Sahara, de nombreux mouvements se feront jour avec des rapprochements divers entre pays, d'abord, mais aussi avec l'Afrique-du-Sud, la Grande-Bretagne et/ou la France, la Chine, l'inde...

Ce qui génèrera d'autres tensions, internationales celles-là, très importantes en raison de la foison de matières-premières disséminées partout dans ce grand continent.

Tensions difficiles à maîtriser en raison de la destruction de l'O.N.U. que l'empire U.S. a depuis si longtemps mis en œuvre.

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Les psychopathes sont en train de décompresser et de s'autodétruire.

 

Qui qu'ils soient, où qu'ils soient, quoi qu'ils fassent, l'inexorable processus d'autodestruction provenant de leur sentiment de toute puissance, de leur amour du danger, puisque l’excitation de la peur est la seule émotion qui leur reste avec leur haine des gens normaux, leur manque de total de toute empathie, leur vide existentielle, leur incroyable inconscient sentiment de culpabilité qui a généré leur maladie mentale et, surtout, leur réaliste intuition que le monde individualiste dans lequelIMGP0198.JPG ils vivaient comme un poisson dans l'eau disparaît, tout cela les tendant à une autodestruction inexorable dont eux-mêmes ne peuvent avoir conscience, ceci en entrainant avec eux tous ceux avec qui ils avaient des liens.

Notre problème vient de ce que nombre d'entre eux détiennent une bonne part des pouvoir journalistiques, économiques et politiques.

Songeons à comment se termina l'Allemagne nazi et, surtout, les nazis eux-mêmes, dont le premier d'entre eux, Hitler...

C'est pourquoi vous devez vous préparer à une période de violence et de folie en tous genres.

 

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Notre mémoire.

 

C'est parce que nous, peuples, ne voulons ou pouvons nous souvenir ni comprendre les événements passés que, depuis si longtemps, nous nous retrouvons bien malgré-nous dans des situations épouvantables comme ils furent et sont les guerres ou les faillites d'état et de pays.

Certes, dès qu'il s'agit d'autodéfense, il est normal que la nation se défende, voire  quand des intérêts vitaux,  comme il peut en être des risques de déstabilisations méditerranéennes, sont en jeu.

En revanche, il est  d'une importance  vitale de se souvenir des origines des graves problèmes qui semblent survenir par je ne  sais qu'elle hasard ou vilénie malencontreuse.

P1000839.JPGQui se souvient, par exemple, que, dans les années 90 nombre d'historiens et  autre géopolitologues expliquaient que les États-unis-d'Amérique, ayant un besoin vital de se trouver un ennemi pour leur stabilité intérieur et peut-être extérieur, étaient en train d'instrumentaliser l'Islam Sunnite dans ce but?

Qui se souvient, également, que dans les années 80 maints journaux et autres médiats nous expliquaient que la France avait trop de médecin et que, donc, le  numérus clausus serait réduit (d'où les déserts médicaux actuels)?

Qui se souvient de la guerre entre l'Inde et la Chine de 1962 et dont les prétentions territoriales de l'un et de l'autre ne sont pas encore réglés?

Ces trois seuls exemples montrent  que les événements présents ne surviennent jamais par hasard mais sont en réalité la résultante de circonstances passées et que ce n'est qu'en en comprenant les processus historiques depuis leurs origines, donc à les garder en mémoire, que nous pourrons en saisir le sens puis agir au mieux suivant la position de chacun d'entre-nous.

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De la folie des monnaies virtuelles, bite-coin ou autres.

 

Pour cela, il me faut tenter de définir, déjà, ce que peut être une monnaie et, surtout ce qui définit sa valeur.

En fait, la seule raison d'être d'une monnaie c'est sa valeur d'échange et rien d'autre.

Cette valeur a trois dimensions: de réserve, d'état et, enfin, de commerce, ces deux dernières étant les monnaies véritables :

1) valeur de réserve : habituellement et logiquement la monnaie de réserve, celle que les banques centrales emmagasinent dans leurs coffres, sont trois métaux précieux, l'or, l'argent et le platine, l'existence  du pétrodollar fit que bons nombres d'états firent du dollar monnaies d'échange mondiale, une quatrième monnaie de réserve (ce qui fut une erreur, notre proche futur nous le montrera quand cetteP1000880.JPG monnaie n'existera plus).

Son utilité est de permettre au pays, lorsque surviennent de grandes difficultés, guerre, effondrement industriel, catastrophe naturelle de grande ampleur, forte inflation ou, pire, déflation, par exemple, de pouvoir pallier à la perte de valeur de sa monnaie et de se reconstruire et/ou de pouvoir lutter contre son ennemi.

Elle peut être aussi utile aux particuliers qui peuvent également en accumuler  si il sent que la période est propice à un effondrement systémique du système économique du moment, quelles qu'en soient, là encore, les raisons.

Hormis la forfaiture que fut le dollar en tant que valeur de réserve, ces trois métaux précieux conservent internationalement une valeur intrinsèque partagée;

2) valeur d'état : c'est la valeur qui est conférée à une monnaie, autant au sein du pays que hors de ses frontières.

Complexe à définir, celle-ci entend autant les biens et services vendus au-dedans et au-dehors de sa nation (toute importation étant une sortie de valeur de la-dite nation, d'où l'incohérence du P.I.B.), la qualité et l'efficacité de ses infrastructures et de son administration, la qualité de formation de sa population ainsi que de divers richesses, historiques, du type de gouvernance et de sa vertu (la démocratie à état de droit réelle étant la plus féconde, ce qui n'est plus le cas des pays de l'Union-Européenne), de la probité de ses citoyens etc...;

3) valeur d'échanges : C'est ce qu'il est possible d'acheter et vendre grâce à cette monnaie au-dedans comme au-dehors des frontières du pays, que ce soit un objet, une idée ou la rémunération d'un travail et, ce, quel que soit leur valeur.

IMGP0202.JPGUne monnaie n'a que l'importance que de la valeur d'échange qu'elle détient et, dès lors, de sa masse produite en regard de la réalité de la richesse du pays ou union émetteur, ni plus, ni moins.

Elle est donc essentiellement relative et de ce fait purement subjective, elle n'est donc qu'une convention collective et légale nécessaire au bon fonctionnement de l'économie d'un pays.

Les monnaies de différents pays s'évaluent les unes, les autres, à l'aune de la puissance économique relative de chacun de ceux-ci, de leur masse  produite, en circulation ou pas et des valeurs marchandes de ce qui est exporté par chacun, étant entendu que chaque pays à le droit le plus stricte de compenser les disparités de valeur entre les produits importés et ceux fabriqués au-dedans de ses frontières.

Le problème que pose une monnaie virtuelle tel que le bite-coin c'est qu'elle est virtuelle, justement, et non plus relative à la richesse du pays ou de l'union qui l'émet, ce qui veut dire qu'elle est latente et théorique, voire hypothétique et ne peut plus faire convention puisque pas encore existante physiquement.

De plus, une monnaie virtuelle, du-fait de son inexistence physique, ne peut pas être normalement évaluée psychiquement, que nous en ayons conscience ou pas.

Pourquoi?

La virtualité s'emploie pour désigner ce qui est créé en informatique, le terme même de "réalité virtuelle" est, en effet, un oxymore en un paradoxe apparent puisqu'il place l'usagé de l'informatique à l'intérieur d'un monde non matériel et de ce fait inexistant, il est, en lui-même, au sein d'un rêve éveillé, il en est ainsi de ce que je peux écrire sur ce blogue, quand bien même les idées qui le traversent permettent à mes lecteurs de les découvrir puis de bâtir leurs propres réflexions.

La réalité-virtuelle, informatique, est d'une totale fausseté, n'ayant pas d'existence P1000755 - Copie.JPGpropre mais n'étant que le résultat de calcul et de représentation qu'un monde inexistant, elle ne peut être la réalité d'échange marchand mais jute la virtualité de cet échange, soit ce qui se trouve dans l'entre-deux de ce qui existe et ce qui n'existe pas, c'est ce qui fait que l'esprit humain ne peut en comprendre le sens véritable.

La monnaie informatique est donc réalité-virtuelle, nous pouvons donc dire qu'elle est le chat de Schrödinger du commerce qui, dans sa boite, est dans le double état de vie  et de mort, ceci expliquant peut-être pourquoi les monnaies hyper-produites des Q.E., plus virtuelles que réelles puisque n'étant pas fabriquées en papier monnaie par les planches à billets, désorganisent tant l'économie-monde et la détruit.

De plus, pour en revenir sur l'exemple de mon blogue, il est facile, pour la personne ayant un certain minimum de connaissance en informatique d'agir sur mes écrits de telles sortes que cela peut en transformer totalement le sens, étend entendu que, de tous temps, aucun cryptage, aucun code n'ait pu résister à son décodage, surtout lorsque cela se fait avec de puissants moyens financiers ou avec suffisamment d'intelligence.

Ceci contrairement aux productions matérielles, papiers, pellicules, métaux etc..., qui furent, de tous temps, bien plus ardus à falsifier et gardent bien plus longtemps, sur des siècles et des millénaires, toutes ses informations.

P1000675.JPGEn effet, autant internet n'est qu'un flux d'information, autant la mémorisation informatique, de l'ordinateur ou de masse, pose le double problème du temps de conservation et de  transformation possible de ces informations.

Conclusion: une monnaie purement informatique est, au mieux une escroquerie, au pire un délire et est intrinsèquement impossible à faire perdurer, si tant est qu'elle puisse exister un jour (bien que, sait-on jamais?).

Je ne donne que rarement de conclusions claires et franches, laissant à chacun l'indépendance d'esprit nécessaire à la sienne propre, toutefois il me semble de ma responsabilité d'avertir, autant que faire se peu, le plus de monde possible de l'effondrement de l'économie-monde actuelle, n'étant expert en rien sauf d'avoir un naturel curieux et inventif.

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