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Vision d'une métaphisique politique de notre situation.

De tout temps il y eût autant de révolutions technologiques qui menèrent à de fulgurantes transformations sociales que des invariances indépassables qui, bien que sous des formes différentes, n'en demeurèrent et n'en demeurent pas moins des permanences inconscientes incontournables.

C'est au centre de ces deux mouvements que se trouvèrent confrontées les sociétés humaines de 1918, voire bien avant, jusqu'à 1991: la lutte farouche entre la fulgurante transformation de notre technologie et  notre inconscient collectif.

Mais maintenant nous en sommes à ce que de cette fulgurante avancée passée, nous vivons une révolution technologique plus inouïe encore, celle de l'informatique, sous tous ses aspects, c'est de cela qui fait que les sociétés tremblent infiniment plus sous leurs bases, bien que chacun en use et parfois abuse de l'outil, prises entre ces deux feux naturels aux Hommes que sont l'allant et l'élan vers la modernité et le frein conservateur constitutif de ce qui a fait société.

P1000825.JPGC'est à cela auquel nous assistons en tant qu'acteur.

Comprenez bien que ces forces monétaires, au nom de néolibérales, faute de mieux, sont aux prises, elles aussi, à ces doubles contraintes mortifères, c'est cela qui les détruit, étant entendu que je ne pardonne en rien de ces paroles, ne voulant juste que poser un regard attentif autant sur notre présent que sur notre devenir.

L'aveuglement, notre aveuglement, puisque c'est de cela qu'il s'agit, est devenu si puissant, cela en raison de la violence de la transition mutagène que nous vivons, que nous nous murons au-dedans du vain espoir de recouvrer la simple réalité de nos aïeux.

Celle de ce dualisme complexe du siècle dernier, de ce capitalisme de grand-papa, aujourd'hui devenu fou d'une modernité qu'elle ne comprend qu'à peine, à un communisme désormais forclos de n'avoir existé qu'en contrepoint d'une bourgeoisie en déshérence, en n'oubliant pas les extrêmes d'une droite, hier bestiale et criminelle, maintenant faite de potiches aux ordres de qui paiera au mieux et d'un gauchisme divagant au fil de l'histoire n'étant plus que l'ombre de son ombre.

Or, c'est devenu impossible, nous ne pouvons pas revenir en arrière, les principes de l'évolution le veulent ainsi, que voulez-vous, les temps changent, internet en fait foi.

Alors, que faisons-nous, coincés entre ce modernisme nous poussant dans les bras d'un renouveau social que nous craignons et refusons tant parce que inconnu, et d'un arrêt sociétal total impossible parce que l'arrêt d'évolution est la non vie, estP1000895.JPG l'angoisse du désir de mort en face de cette violente évolution que nous réfutons bien que nous la vivons?

Comment régler cette complexe contradiction angoissante devenue impossible?

Comme cela n'est pas collectivement pensé, alors ce sera la nature, notre nature, qui guidera nos choix.

Or, que dit-elle, sinon que pour palier notre paralysie due à cette immensément puissante angoisse, ce seront de nos plus anciens réflexes sociétaux, ce sont déjà de nos plus anciens réflexes sociétaux qui reprendront, reprennent déjà cours, ceux de nos religions partagées, de nos ardeurs patriotiques, de nos désirs de puissance, de ces visions politiques aussi anciennes que celles des deuxièmes et troisièmes républiques, des relations homme/femme antérieures, d'une vie d'un XIXème siècle imaginé, cru et fantasmé bien qu'ignorées...

Ce ne sera pas un réel retour en arrière, non, ce sera la redécouverte inconsciente du socle ancien sur lequel repose toujours nos pieds mais que nous avons écarté avec dédain, nous et nos anciens, au-devant de ces terribles traumatismes que furent deux guerres mondiales précédées et suivies d'autres conflagrations tout autant P1000866.JPGterrifiant et de la culpabilité des colonisations.

Nous qui crûmes en écarter la commotion, le trauma, la blessure en laissant, antérieurement à d'autres, si proches et si lointains, russe et américain, le soin de nous guider, en une infantile béatitude, vers le non-être édénique d'une paix éternelle.

Nous qui nous sommes placés sous le joug paraissant parental et bienveillant, bien que tyrannique, d'une Union-Européenne désormais haïe et rejetée.

Elle qui n'est pas la cause mais bien l'un des multiples effets de notre désir passé de ne plus exister, elle qui n'est que l'ultime résultat de cette scission névrotique que fut la guerre froide, cette réunion mortifère de ces deux anciennes Europe de l'est et de l'ouest, cette pauvre créature d'un empire U.S. las de ses cendres, las de sa puissance, las de ses nuisances.

Cet aveuglement dû à ce refus d'une modernité incontournable, cet aveuglement dûPICT0111.JPG à notre refus de penser cette modernité nous guide vers ce nécessaire archaïsme collectif, parce que nous n'avons pas d'autre choix, nous n'avons plus d'autre choix.

Parce que seul cet archaïsme nous fera enfin accepter ce que cette modernité engendrera et ne peut encore pas générer: non pas le bonheur mais l'aventure, celle de notre humanité.

L'Europe, fille de Zeus, n'est pas éteinte, n'est pas morte, ne décline pas.

Contre sa volonté elle se trouve désormais au centre du monde, elle ne le veut pas, regimbe, rue, mord la poussière de se vouloir à terre, trépigne, fait refus d'avancer, s'assoit quand ce monde tourne autour d'elle, mais elle est là et elle le sait, nous le savons tous.

C'est cet appel que nous refusons, l'appel à l'histoire que nous voudrions sans nous, rêvant encore à nos gesticulations passées, à ces joutes dérisoires par empires interposés.

Anges et démons, nous mènerons cette modernité à son terme, pour le pire ou pour P1000831.JPGle meilleurs, que nous le voulions ou non, non pas parce que nous le souhaitons mais bien parce que le monde entier nous en fait l'appel.

Et de l'Europe, au centre, se trouve la France.

Et elle aussi, à l'encontre de son fort intérieur, de ses rêveries juvéniles, se trouve déjà au centre de tous les désirs.

Le monde nous attend, ne le décevons pas!

 

 

THEURIC

Commentaires

  • Ô rage, Ô désespoir !! Au fond la seule vraie réalité de ce monde agité, en perpétuel soubresaut est "sa peur de mourir".
    Le monde ne nous attend pas car nous sommes le monde. Quant à le décevoir, n'est-ce pas une projection de notre propre désespoir de prétendre ne pas vouloir le décevoir ?
    La vie nous offre le plus beau des cadeaux, "un présent" devrai-je dire ! Mais le "monde" préfère imaginer son futur sur les ruines de son passé, au gré de ses expériences, sans considérer un instant que l'humain est intimement dépendant de l'Etre . Il "systémise" tout et ne cesse de se justifier comme autant de dogmes et autres règles qui ne sont que des aveux de faiblesse. Mais en prend-il conscience ? Je n'y crois guère tant la tâche est ardue que de regarder dans le gouffre de son propre néant... C'est pourtant là que se trouve la solution propre à chacun, là que se nouent dans l'absolu l'ensemble des puissances de l'univers. Nous ne sommes qu'Un tant l'étroitement lié des choses est évident.
    Boomerang, aile de papillon ne sont pas que des expressions, mais bien des appels à une prise de conscience de l'unicité. Doit-on rester les deux pieds dans le même sabot ? Doit-on fuir ? Ni l'un ni l'autre à mon humble avis. Il est temps de s'éveiller et d'observer l'essence de la beauté de la vie qui coule en chacun de nous.
    Nous ne pouvons échapper à l'inéluctable.

  • De l'individualité au collectif, le nécessaire est que chaque chose soit à sa place.
    Autant comprendre ce qui nous anime en soi, nous comprendre en propre est nécessaire, autant saisir l'évolution de ce qui fait société l'est également.
    Ne serait-ce pour éviter que nous ne nous laissions entrainer dans d'obscures mouvements de foule en en perdant notre conscience.
    L'histoire, en cela, fourmille de telles péripéties.
    Toutefois, je laisse à chacun le choix des son cheminement, sauf de ceux menant aux pires pour l'humain, bien sûr.
    Que tous les Êtres Humains soient heureux n'est-ce pas ce que l'on peut le mieux souhaiter au monde?

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