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  • Il a marché dans notre futur et ça n'a pas marché!

    Voilà une courte vidéo que j'avais déjà regardé et qui, aujourd'hui, m'a fait rire ( https://lesmoutonsenrages.fr/ ).

    Un certain Vladimir Boukovski, ancien dissident soviétique de son état, nous avait prévenu, il y a quelques années, combien les liens de parenté entre l'U.R.S.S. d'hier et l'U.E. d'aujourd'hui sont flagrants (je remercie "Les Moutons Enragés" de l'avoir remonté à la surface).

    P1010108.JPGCeci me permet d'appuyer ce que j'ai pu déjà expliqué par ailleurs, soit que le capitalisme et le communisme soviétique d'alors étaient les deux représentations en inverse d'un formalisme idéologique semblable, auquel j'ai donné le nom d'économisme dogmatique.

    Qui est, comme j'ai pu déjà le montrer, de mettre, en tant que référence indépassable, l'économie au-devant de toute autre considération politique.

    "Mais alors", me demanderiez-vous, "pourquoi l'Union-Européenne a-t-elle développée ses pires travers après la disparition de  l'Union-des-Républiques-Socialistes-Soviétiques et non pas avant?"

    C'est justement la disparition de l'U.R.S.S. qui généra le déséquilibre qui, dans l'inconscient social des technocrates de Bruxelles et des responsables politiques des pays de la C.E.E., les poussèrent à créer ce monstre imbécile, aidés en cela par l'empire U.S., bien sûr, ses représentants, eux-mêmes, empreints des mêmes contraintes inconscientes.

    Ceci étant dû à ce que cette dualité que représentait la froide opposition hostile antérieur (la guerre froide), idéologique, géostratégique, géopolitique et, surtout, d'une base doctrinale en son inverse: économico-politique, U.S.A./U.R.S.S., se retrouva déstabilisé, d'où l'apparition, par un mécanisme de compensation, d'unP1010054.JPG système politique semblable à ce que fut l'Union-Soviétique: l'Union-Européenne.

    Vous remarquerez la concordance des dates: 1991 disparition de l'U.R.S.S., deux ans seulement après, 1993, création de l'U.E..

    D'ailleurs il était dit, à l'époque, que cette union avait de but de contrecarrer la puissance étasunienne, ce qui était faux par ailleurs.

    De fait, c'est donc cette déstabilisation de l'idéologie économie-dogmatique qui a généré l'émergence de l'U.E. en une ressemblance d'U.R.S.S..

    Il est à noter que les B.R.I.C.A. tendent à créer un système de libre échange, thème d'un papier précédent ( b-r-i-c-a-et-coquin-de-sort-neoliberalisme-quand-tu-nous-5968733.html ).

    Or, le libre échange, soit l'effacement commercial et monétaire des frontières, est la condition incontournable à l'existence du néolibéralisme.

    Que la Russie et la Chine, le premier anciennement communiste, le second qui devrait censément l'être puisqu'en portant le nom (Démocratie Populaire de Chine), puissent ainsi résolument se tourner vers un système capitalistique des plus caricaturaux pourrait paraître étrange.

    Ceci au moment même où Monsieur Trump, toujours en conflit semi-ouvert, semi-P1000879.JPGlarvé d'avec ses oligarques néocons (néoconservateurs, hi, hi, hi), tente de réformer son pays en voulant même, peu ou prou, refermer ses frontières, au moins partiellement, comme il le proclamait dans son programme d'élection.

    Nous voyons donc là une inversion, bien que partielle, des structures idéologiques Russie-Chine/Etasunis en un espace de 26 années.

    Quand à l'Europe, auparavant scindée en deux, elle se trouve toujours au centre de cette dualité.

    Hier sociale-démocrate et déjà créature de l'empire U.S. à l'ouest lors de la guerre-froide et de la confrontation est/ouest,  à l'est sous la direction soviétique du pacte de Varsovie, nous pouvons  percevoir qu'en fait et comme dit plus haut, c'est bien l'effondrement du bloc soviétique qui fit émerger l'Union-Européenne sous une structure semblable de ce que fut l'U.R.S.S..

    Ceci par l'inversion rapide, bien que partielle, de la dualité soviético-étasunienne/communisto-capitalistique.

    Certes, l'Union-Soviétique a disparu en 1991, mais ce basculement débuta plus tôt, à la toute fin des années 70 et début des années 80, avec les arrivées au pouvoir de Madame Thatcher en Grande-Bretagne (1979), de Messieurs Reagan aux U.S.A. P1010093.JPG(1981) et Deng Xiaoping en Chine (1978), de Monsieur Gorbatchev en U.R.S.S. (1985) en, enfin, de Messieurs Mitterrand en France (1981) et Kohl en Allemagne (1982).

    Ce sont ces personnages, devenus historiques, qui, de gré ou de force, menèrent leur pays respectif puis le reste du monde vers ce néolibéralisme qui, je le répète, est le dernier avatar de l'économisme-dogmatique.

    Cette doctrine binaire conduisit et structura les peuples et leur politique pendant tout le XX° siècle réel, soit de 1914 jusqu'à aujourd'hui, et en arrive maintenant à son aboutissement ultime, soit sa disparition par son effondrement en raison de son impossibilité de s'adapter à une évolution interne devenue trop rapide pour elle.

    Maintenant je vous propose d'observer ce que peut être le néolibéralisme sous l'optique de cet effondrement de cette dualité confrontante multi-décennale.

    Il est possible de percevoir cinq mouvements politiques simultanés importants depuis la disparition de l'U.R.S.S.:

    1) Création, donc, de l'Union-Européenne;

    P1010050.JPG2) Entrée du capitalisme néolibéral dans le fonctionnement économique, organisationnel et politique de la Russie et de la Chine (pour les trois autres pays, c'est quelque chose de plus logique);

    3) Faillite du bloc occidental, surtout des U.S.A. et de l'U.E. et endettement généralisé des pays, des peuples et de quasiment l'ensemble des institutions nationales et internationales, privées comme publiques;

    4) Effondrement mondial des frontières, ad minima pour le flux des marchandises et des monnaies;

    5) Véritable explosion technologique via l'informatique sous toutes ses formes.

    Il est loisible d'observer cet étrangeté qu'est un retour actuel à une guerre froide.

    L'agressivité de l'empire U.S. à l'endroit de la Russie et de la Chine, par la Corée du nord pour la seconde, est compréhensible si nous faisons référence à l'histoire.

    En effet, nombre d'empires en fin d'existence tendent à accentuer leur agressivité envers leurs voisins tout en étant de moins en moins dans la capacité de supporter un conflit ouvert.

    Je soupçonne, de plus, et de ça je vous en ai déjà parlé, que Monsieur Trump agasse ainsi ces deux géants afin qu'ils vendent leurs bons du trésor américain, mais bon, en réalité cela reste un soupçon, une  hypothèse de travail.

    En revanche, ce qu'il se passe au Vénézuéla est, en cela, intéressant.P1010133.JPG

    Je suis donc allé voir ce que détenait le Brésil en terme de bon du trésor américain ici ( news-dette-americaine-bonds-tresor-argent-chine-pays-japon-sannat ) et bingo, le Brésil est le pays qui en détenait le plus en 2015.

    Ce qui pourrait être une confirmation indirecte qu'en effet le gouvernement fédéral U.S. pousse les détenteurs de ces fameux bons à les revendre, ce qu'ils font déjà tous, même le Japon s'y met, hormis bien sûr les occidentaux, et encore.

    Ainsi, déjà en Janvier 2017, les pays détenteurs, se disait-il, vendaient une partie des bons qu'ils détenaient ( 22367-123-ECH_les-grands-creanciers-de-l-amerique-reduisent-leur-stock-de-bons-du-tresor.htm ).

    En fait, ce qui est le plus dangereux pour l'économie U.S. et les oligarques ce ne sont pas ces ventes mais la vitesse avec laquelle elles se font.

    Parce que plus elles sont rapide, plus cela risque de déstabiliser les équilibres précaires de l'économie U.S..

    De fait, politiquement, Monsieur Trump n'a plus le choix, soit il réduit ses oligarques, soit il est contraint de leur obéir et, en ce cas, il ne pourra pas réformer son pays, ce qui est tout de même son dessein.

    P1010086.JPG

     

    THEURIC

  • Théorie du complot ou la bêtise en marche.

    En vrai, je n'ai pas grand chose à reprocher aux manipulateurs d'officines et de leurs oligarques de chefs qui ne cessent de nous prendre pour des andouilles.

    Ils font leur boulot, les premiers j'espère grassement payés, pour trouver des tournures idiotes mais facilement assimilable par le commun de mortels, les seconds pour tenter de conserver leur pouvoir, mais vu leur peu d'intelligence, je ne pense pas qu'ils dureront encore bien longtemps.

    Hormis, bien sûr, le fait que leurs délires ne cesse de nous plonger, nous, la population, autant dans la déliquescence mentale, donc dans la déculturation, que dans une faillite universelle en tous points catastrophique.

    Mais bon, que de ces expressions telles que "théorie du complot" soient reprises par les journalistes sans qu'ils en aient saisies tout le ridicule et la bêtise, ne peut que P1000923.JPGmener l'homme et la femme de bien de considérer autant l'entièreté de leur formatage comme de leur peu de jugeote.

    Ainsi, pendant ces élections nationales qui se passèrent il n'y a que quelques mois à peine, Monsieur Asselineau n'eut que de cesse d'expliquer et de montrer combien l'Union-Européenne est, non pas une création justifiée d'homme d'état de pays européens indépendants et souverains, mais bien la créature et la possession colonisée d'un empire, celui des États-Unis-d'Amérique.

    Et chaque fois qu'il abordait ce thème dans les médiats officiels, et quelques autres d'ailleurs, la réponse journalistique fusait en pure réflexe pavlovien en cette sotte  question: "Ne seriez-vous pas complotiste?"!

    En inventant et en faisant employer, par ces journalistes et chroniqueurs (ah les alsaciennes) en vu, divers vocables et expressions de même genre, repris en cœur par une partie de la population, ces manipulateurs tentent d'empêcher monsieur et madame tout le monde de comprendre la réalité présente et dès lors passée.

    De fait, je ne vois pas en quoi dire que les États-Unis-d’Amérique est un empire et que la France, via l’Union-Européenne, en est l’une des colonies, au même titre de ce que fut, aux époques coloniales françaises, l’Indochine pour le Vietnam , peut représenter un mensonge quelconque, ce que tente de faire croire ces creuses oiseuses expressions.

    La réalité de la politique en effet est, de part l'histoire, que la vie dans les hautes sphères des sociétés fut et est toujours ponctuée de complots divers et variés,IMGP0448.JPG parfois intelligents, parfois stupides, parfois réussis, parfois ratés.

    D'ailleurs, en parlant de complot, nos nôtres ploutocrates nationaux devraient se demander si, lorsque Wall Street viendrait à flancher, ce qui surviendra à un moment ou à un autre, ceux, étasuniens, de ploutocrates, ne tenteront pas de ponctionner le capital du C.A.C.40. pour tenter de renflouer leurs bourses.

    Pensée qui m'amuse, à complotiste, complotiste et demi, non?

    Enfin, donc, ceci dit, analysons ce que peut vouloir dire ce mot de complotiste pour en dégoupiller son aspect pervers.

    Si nous allons voir ce qu’en dit le C.N.R.T.L. du C.N.R.S., c’est à dire rien ( http://www.cnrtl.fr/definition/complotiste ), il peut être, voire évidemment être considéré comme étant un néologisme.

    En soit, je n’ai rien contre les néologismes, moi-même en appréciant l’exercice.

    Un complot, toujours d’après ce même site, est soit un dessein secret de plusieurs personnes visant à nuire à l’autorité d’une personne publique ou à une institution, voire d’attenter à sa vie et/ou à son existence.

    P1000449 - Copie.JPGMais quelle définition pourrait-on donner à ce néologisme qu’est ce nouveau vocable de complotisme?

    Je proposerais celle-là: « Croyance imaginaire et fantasmatique en des complots inexistant », autrement appelé théorie du complot.

    Le petit Larousse en donnant la définition suivante:  » se dit de quelqu’un qui récuse la version communément admise d’un événement et cherche à démontrer que celui-ci résulte d’un complot fomenté par une minorité active  » que j’ai été pêcher sur, devinez quoi?

    Conspiraty Watch, en première ligne du moteur de recherche, et oui, encore un anglicisme idiot, enfin pas si idiot que ça, fleurant bon la manipulation impériale, empire U.S. auquel je ne reprocherais pas d’agir en tant que tel, l’histoire nous ayant montré de nombreuses fois qu’un empire étant ce qu’il est, pour lui agir différemment serait d’une dramatique erreur, erreur, d’ailleurs commise en Allemagne, ce qui permet à cette dernière sa nouvelle prise d’indépendance.

    Enfin bref.

    Complotisme et théorie du complot étant synonyme, je vais me pencher sur cette deuxième expression.

    En soit et par nature, une théorie n’a de valeur que par son caractère prédictif.

    Toujours sur le même site du C.N.R.T.L. ( th%C3%A9orie ), j'ai trouvé, pour le motP1000895.JPG théorie, les deux définitions suivantes:

    -" Ensemble de notions, d'idées, de concepts abstraits appliqués à un domaine particulier."

    -" Péj. Ensemble de spéculations, d'idées gratuites ou irréalistes exprimées de façon sentencieuse ou pédante et présentées de manière plus ou moins scientifique."

    Vous remarquerez que c'est la notion péjorative, la seconde, qui fut retenue par nos manipulateur, ce qui est logique.

    Mais que la première est celle que chacun d'entre-nous lui donne en un sens commun et qui, dans ce sens, voudrait dire que toute idée de complot serait réaliste.

    C'était comme si ces manipulateurs, involontairement (?), remettaient en cause les théories de l'électro-magnétisme ou de la physique quantique, entre-autre, tout en affirmant que ces complots existent.

    Ce non-sens, de la part de ces gens qui ont l'air de n'avoir pas une grande longueur de vue de ce que peut être la réalité, ne serait pas pour me surprendre.

    Plutôt que de théorie, il aurait été plus juste autant que précis d’utiliser un terme tel que illusoire, fantasmatique, imaginaire, fictif, spécieux, irréaliste…, la liste en étant longue.

    Fantasmatique complot ou complot spécieux eut été plus élégant, mais, du fait de P1000912.JPGl'imagination des gens de ces officines, ils ne doivent pas avoir les capacités suffisantes pour le comprendre, l'élégance ne peut être saisie à ce niveau là.

    Ceci tout en nous prenant tous pour des imbéciles, naturellement.

    Il est vrai, toutefois, que le mot même de théorie sonne bien mieux pour qui la manipulation mentale collective est d’une absolue nécessité, peut-être plus efficace pour éviter qu’un trop grand nombre de gens comprennent la réalité de ce qu’il se trame juste devant leur yeux.

    (Un manipulateur n'est que rarement un génie et peut être d'une personnalité sans grande intelligence, ce qui est même le plus souvent le cas, d'autant plus que ceux de ces officines doivent avoir suivi une formation ad oc.)

    Cela permettant, de plus, de mettre dans le même sac le délirant pour qui les francs-maçons (les pauvres qui, désormais, ne servent plus à grand chose et n’ont plus, de pouvoir, que celui qu’on leur prête), les sionistes (aux capacités autant restreintes) et autres reptiliens (qui serait des extraterrestres, terme apparu dans un dessin-animé japonais, symbole renvoyant à celui des dragons, serpent à plume et serpent cornu alchimique ( presque-une-petite-pose-en-politique-en-une-reflexion-de-nos-origines-en-59.html )), qui seraient la source de tous nos maux.

    Et, de l’autre coté, ceux qui ont fort bien saisi les nombreux tripatouillages U.S. dont nous sommes victimes et qui voudraient en avertir la population.

    De fait et si nous comprenons bien les raisons pour lesquelles ces expressions tellesP1000810.JPG que complotisme, complotiste et théorie du complot, voire antérieurement, conspirationnisme (il faut changer les expressions régulièrement, sinon elles perdent leur vigueur manipulatrice), furent mises sur la place publique, soit d’égarer l’homme et la femme curieux et intelligents de leur questionnement.

    Si nous comprenons bien cela, ça ne peut que vouloir dire qu’une seule chose: l’empire U.S. n’est plus en capacité de générer des machinations suffisamment discrètes pour que le commun des mortels en ignore tout.

    Certes, internet est un puissant outil laissant lisible et visible leurs-dites machinations, mais de plus ils ont perdu définitivement leur capacités intellectuelles.

    Il ne suffit que de songer à ce que peut être Monseigneur Macron.

    Appartenant en propre au retournement de sens employé avec (de moins en moins de) précision par des officines plus ou moins officieuses, usant de techniques publicitaire, ces expressions, dont ces journalistes et autre chroniqueurs en vu dans la presse de tous médiats ont tâche de propager, jouent leur rôle.

    La preuve en est le nombre de commentaires, dès que, sur un site, est remis en question bien des affirmations, tel que le réchauffement climatique anthropogénique ou le dynamisme économique mondial actuel, aussitôt y est repris le mot de P1000657.JPGcomplotisme, avec délectation et réelle colère, par pure réaction de déni.

    Quel est ce déni?

    Juste la fin assurée de ces Etasunis impériaux, que lui même prouve par l’emploi réflexe de ce terme sans grand sens devenu trivial, fin assurée lorsque nous savons que 102 millions environ de chômeurs de toutes sortes encombre ce pays ( http://www.businessbourse.com/2016/10/14/marc-fiorentino-leconomie-americaine-reste-en-pleine-incertitude/ ) sur 325millions d’habitants ( https://www.populationdata.net/pays/etats-unis/ ), ce qui, calcul fait sur une base de 324 millions en 2016 ( http://nouvelhumanisme.hautetfort.com/archive/2016/10/15/reflexion-mathematique-sur-le-pourcentage-de-chomeurs-aux-u-5861010.html ), donne le chiffre faramineux de 39, 35%.

    Soit, si nous arrondissons à 40% par facilité (oui, je sais, ce n’est pas très honnête mais c’est parlant, comme je l'ai dit, à manipulateur, manipulateur et demi, non?), nous fait tout de même près de 2/5ème de chômeur aux U.S.A..

    Je comprends dès lors l’angoisse existentielle et collective qui affecte une part de la population française et pourquoi elle laissa passer un Monsieur Macron, en tant que Président de la République, qui est à la politique française ce que le génie des alpages est à la vie pastorale: il est le dernier représentant de la pseudo-modernisation du pays par son américanisation forcée forcenée.

    Je comprends aussi pourquoi une si piètre manipulation peut être utiliser avec tant de facilité, au sein d'une population parfois, sinon souvent, de haut niveau d'étude.

    Souvenez-vous du film « Jour de fête » de jacques Tati, tout y était dit avant l’heure.PICT0111.JPG

     

     

    THEURIC

  • B.R.I.C.A. et coquin de sort: néolibéralisme, quand tu nous tiens.

    Comme les médiats officiels français tendent au vide cosmique, cosmétique, parfois même comique, je suis allé voir ce que Sputnik pouvait avoir à raconter par les temps qui courent.

    Je suis tombé là-dessus ( https://fr.sputniknews.com/international/201708041032519401-brics-plan-essor-industrie/ ) où y était expliqué que les ministres de l'industrie brésilien, russe, indien, chinois et sud-africain s'étaient réunis pour, ont-ils dit, "adopter un plan pour favoriser l'essor industriel".

    Rrrraaa lovely, comme aurait dit Super-Dupont de Gotlib, pourquoi donc ces pays ne reprendraient pas les recettes néolibérales qui conduisirent les européens, les étasuniens et autre occidentaux à leur ruine.

    Ben oui, pourquoi pas...

    Certes, cela semble se passer en une belle entente entre ces cinq états discutant enP1000749.JPG toute égalité: "Les B.R.I.C.A. font un pas en avant vers la mondialisation et le libre commerce..." y est-il explicité, la belle affaire.

    Les mêmes causes faisant les mêmes effets, cet accord ne pourra que mener ces pays qu'à leur ruine: le plus gros et le plus dynamique mangera les plus fragiles par la concurrence débridée, comme l'Allemagne le fit en Union-Européenne, qui ne leur vend désormais plus rien puisque le reste des nations de l'U.E. ont ainsi été ruinées.

    D'ailleurs c'est le but des accords de libre échange entre la même U.E. et le Canada, les allemands veulent manger les canadiens et les canadiens manger l'U.E..

    Si tant est que le système économique globalisé n'explose pas avant, bien sûr.

    Et après ça les imbéciles crieront: il faut faire des économies pour rembourser nos dettes, dettes que les mêmes, ou leurs semblables, ou ceux qui voudraient l'être (imbéciles, peut-être) ont générées ou ont accepté qu'elles le soient, d'ailleurs.

    Les états font des dettes parce que l'impôt diminue, sinon ils ne fonctionneraient plus, l'impôt diminue parce que des entreprises ferment (montée du chômage) et que les gens s'appauvrissent puisqu'il y a baisse des émoluments, il y a fermeture P1000865.JPGd'entreprises et baisse des émoluments parce qu'il y a la monté de la concurrence sans régulation entre les entreprises des différents pays et que, surtout, l'état ne peut pas soutenir les domaines où le pays est le plus fragile.

    En fait, si accords il y a entre les états, ce doit être au niveau de la régulation et de la légitimation de l'aide aux domaines faibles au sein de chacun des pays et non pas ouvrir les frontières à grands vents comme c'est la mode aujourd'hui.

    Ensuite nous pourrons dire: "Que le meilleurs gagne", mais pas avant!

    Ceci dit pour montrer que chacun des B.R.I.C.A. n'auront pas d'autres choix, à un moment ou à un autre, que de faire, pour chaque nation, pour les raison exposées plus haut, de la compétition salariale face aux autres pays, soit de faire baisser les émoluments de ceux qui sont en haut (pas trop haut tout de même), au milieu et en bas de l'échelle des payes.

    Ce qui entrainera la diminution des capacités d'achat des populations et la faillite des entreprises puisque, je le répète, les plus gros, les plus dynamiques, et/ou les plus malins, mangerons les plus petits ou les plus faibles et que les états auront de moins en moins les capacités d'action sur l'économie réelle de leur pays.

    N'oublions pas que seules les classes-moyennes font fonctionner la machinerie économique à l'intérieur des frontières d'un pays, et plus il y a de classes-moyennes, intellectuelles et/ou économique, mieux l'économie nationale fonctionne et, ceriseP1000718.JPG sur le gâteau, moins il y a de pauvre et de milliardaire.

    Appauvrir et déclasser les classes-moyennes ne mène, à terme, qu'à un seul effet: la ruine de tous, banques et milliardaires compris.

    C'est ce dont l'Occident et les pays pauvres crèvent!

    Mais pourquoi donc perpétuer des frontières à l'heure de la mondialisation?

    Bonne question à l'heure où la propagande néolibérale n'a même plus besoin de s'exercer.

    En fait, si les frontières deviennent si poreuses que la souveraineté économique s'en trouve tant affaiblie que l'état et son administration ne sait plus vraiment ce qui rentre et sort du pays, il n'y a plus échange entre état mais juste des mouvements de marchandise et d'argent entre particuliers, commerces, entreprises et banques.

    Et cette hyper-concurrence, qui ne pourra que monter en puissance, fera qu'à un moment donné seul une minorité des établissements subsisteront, les autres disparaîtrons inéluctablement.

    Des impôts peuvent certes être perçus, mais cet accroissement de la puissance des plus imposantes de ces entreprises, banques comprises, fera qu'il leur sera possible soit de soudoyer le personnel politique et administratif, soit de faire passer, via la P1000698.JPGpropagande, leur doctrine sur laquelle s'appuie leur puissance, soit, le plus souvent, ces deux actions simultanément.

    Ce qui fera que ces entreprises survivantes pourrons échapper à l'impôt en raison même de leur puissance.

    Elles deviendront, non pas un état dans l'état, mais d'une position mondiale au-dessus des états.

    Comme les gens, appauvris, auront de moins en moins la capacité d'acheter et que les états seront dans la situation de ne plus pouvoir fonctionner, la seule chose qui leur restera sera de contracter des crédits à certaines sociétés, soient aux banques, soient aux commerces de type hypermarchés.

    Pour les états, il en sera de même, sauf que, bien entendu, ils n'emprunteront pas aux hypermarchés, mais aux banques, aux assurances, aux sociétés spéculatives et à d'autres états, puis commenceront à échanger, via leur banque centrale, de l'argent papier ou électronique des Q.E. contre des reconnaissances de dettes qui s'appellent des bons du trésor.

    En fait, c'est plutôt imprécis, ce n'est pas comme ça que ça se passe et c'est beaucoup plus délirant, les banques-centrales des états prêtent de l'argent aux banques qui ensuite prêtent ce même argent aux états contre ces reconnaissances de dette bon du trésor qui, si j'ai bien compris, sont rachetés, pour partie, par les mêmes banques-centrales, avec un bénéfice pour les banques.

    Argent des Q.E. qui, rappelons le, ne vaut plus pipette puisque excessivement produit en rapport avec l'effondrement industriel du pays émetteur.

    Je crois que Pignouf n'aurait pas imaginé mieux, ou Quiri le clown ou n'importe quel comique troupier...

    Mais ces dettes, ben, il faut les rembourser, et ce remboursement fait que c'est de l'argent en moins pour pouvoir acheter ce qui est produit pour les particulier, mais aussi pour les états (le militaire, la police, la justice, l'instruction publique, ...etc, etc..., etc...).

    Phénomène qui appauvrit les entreprises puisqu'il y a moins à vendre, ce qui fait donc monter la concurrence inter-entreprise, et le cycle recommence (entre chaqueP1000878.JPG crise), jusqu'à ce que, à un moment donné, tout s'arrête.

    Je pose donc le postulat que ce sont donc les béances frontalières, accompagnées, il est vrai, de la charge doctrinale ad oc, le néolibéralisme, qui est la cause première de la situation catastrophique dans laquelle se trouve le monde d'aujourd'hui.

    Sans compté les délires dont je ne viens de ne vous montrer qu'un tout petit exemple.

    En France, ce processus a pris plus de quarante années pour que nous en arrivions à la situation industrielle actuelle, sans l'Union-Européenne fascisante telle qu'elle est, plus que néolibérale, voire sans Union-Européenne du tout, nous n'en serions pas là, il est vrai, mais le chômage, avec ce néolibéralisme, bien que moindre, serait, je le pense, néanmoins bien présent.

    Et au niveau mondial la situation, bien moins catastrophique, serait tout de même préoccupante si les étasuniens n'avaient pas ouvert leurs frontières aux quatre vents mais juste de trois.

    Donc, la décision des B.R.I.C.A. est une erreur, compréhensible si nous songeons qu'elle a d'origine de pouvoir contourner la prédominance, la suprématie du dollar pour tout échange marchand international.

    Et puis, des pays comme la Chine et l'Inde purent se développer rapidement grâce, justement, à cette béance frontalière occidentale et aux faibles revenus de leur P1000724.JPGpopulation, qui aujourd'hui s'accroissent.

    Mais l'un comme l'autre, ainsi que les trois autres participants, hormis peut-être la Russie, se trouvent dans une situation difficile puisque l'appauvrissement continuelle des occidentaux fait que le nombre de leurs clients diminue, encore plus depuis 2008, ce qui ne peut que les appauvrir également.

    Or, ce fait ne peut que mener qu'à une scission de leur peuple d'avec l'état puisque celui-ci peut de moins en moins leur offrir ce rêve de classe-moyenne que chaque citoyen de ces pays commençait à voir venir sur le pas de sa porte.

    Et puis, l'appauvrissement de la population veut dire aussi appauvrissement de ces états, avec tous les dangers que cela comporte dont je vous ai entretenus plus haut.

    D'où leur nécessité de trouver une réponse rapide à cet affaiblissement étatique, ce qu'offre cette décision néolibérale d'accord qui ressemble infiniment, à s'y méprendre, à du libre-échange.

    En est puisqu'en porte de nom.

    De fait et par ce simple exemple, nous pouvons voir que tout le monde est piégé par un système économique qui, bien que totalement délirant, n'en est pas moins devenu absolument incontournable.

    Et cela n'ayant d'effet que de déstabiliser un petit peu plus un système économique globalisé déjà au seuil de son implosion.P1000879.JPG

     

     

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