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  • Voici venir le temps où le monde change!

    Il est de notre humanité cette difficulté d'appréhender l'impermanence du monde et le trouble, la douleur que nous ressentons quand nous faisons face à un bouleversement social ou personnel, même de moindre importance, vient, naturellement, de ce que notre entendement ne nous donne, de limite, que celle, restreinte, de notre apprentissage et de notre quotidien.

    Or nous sommes au-devant d'un processus troublé, chaotique où chamboulements, soubresauts, convulsions feront sous peu l'existence de toutes les sociétés humaines, de chaque être humain.

    Ce processus, tout juste, aujourd'hui, en ses commencements, ne pourra que se renforcer pour s'accroître en un point auquel personne ne peut réellement avoir idée, seuls peuvent être lisibles les quelques prochaines années, cinq ans environ, puis dix ans dans les très grandes lignes, parce que, au-delà, les ébranlements, spasmes et turbulences seront extrêmes et l'avenir indéfinissable.

    Certes, les causes tangibles de cette prochaine catastrophe planétaire sont manifestes: la main-mise d'une infime minorité, faite d'une aristocratie d'argent, sur quasiment toute la richesse humaine et d'une idéologie ad oc, dite néolibérale, professant la toute puissance de l'économie sur tout autre dimension sociale.

    Cependant, les raisons véritables en sont ailleurs, plus discrètes, plus obscures: la mutation, la métamorphose profonde de tout le genre humain, de ses sociétés, en une révolution, une transmutation majeur qui transformera, voire balaiera, en quelques décennies, us, coutumes, traditions, croyances, usage... en une titanesque tempête, un gigantesque cyclone.

    Ce fait n'enlève rien à la responsabilité majeur de la ploutocratie d'abord anglo-saxonne, mais aussi française, européenne, mondiale ainsi que de tous leurs factotum qui, par ignorance, désinvolture, frivolité, couardise, légèreté, suffisance ou, le plus souvent, par lucre, par simple appât du gain, autant dans les médias, dans le monde politique que dans le reste de la société, tous ceux-là qui se sont fait leurs alliés de fait et de jure, consciemment ou non, tous en sont les responsables premiers: leur rêve dérisoire et morbide de toute puissance demeure la cause première de l'appauvrissement des peuples et des infortunes à venir.

    Mais la question nécessaire, essentielle, que nous devons nous poser est celle de savoir quels sont ceux qui sauront, dès le début de la déroute économique mondiale, parmi nos élus actuels et parmi ceux qui ne le sont pas, remettre en question ces dogmes d'aujourd'hui et sauront insuffler les trajectoires politiques nouvelles nécessaires pour que nous évitions, en France comme en Europe, la totale catastrophe?

    Qui donc sera de cette audace, de ce courage là?

    Parce qu'il en faut, même dans les pires des cataclysmes, bien de l'audace et du courage pour renoncer aux croyances qui ont bâti une vie, surtout quand, plusieurs décennies d'âges passées, cette plus que remise en question, presque remise en cause de nos convictions est quasiment semblable à une refondation de l'entier de notre esprit et le doute sur nos choix passés des décisions prises y serait comme le doute mis sur l'entier de notre vie.

    Quelle est la pire des tragédies sinon celle de douter de sa vie passée, de ses choix?

    Et quel plus grand courage et audace peut-il y avoir que celui qui consiste à affronter, même en fin d'été, en automne voire en hiver d'existence, son passé pour oser et savoir contempler autant ses réussites que ses échecs, sa compréhension fine du monde autant que ses pires des abrutissements?

    N'est-il pas audacieux et courageux l'illettré d'âge avancé entrant en salle de classe?

    Sûrement aurons-nous d'heureuses et malheureuses surprises, mais surtout ce sera à chacun d'entre nous de contribuer à l'émergence de cette nouvelle compréhension d'un monde devenu, pour beaucoup, sans sens réel, l'émergence, aussi, d'une action publique en rupture avec celle menée aujourd'hui qui, de plus en plus, se révèle incapable d'apporter la moindre réponse aux immenses défis qui, dès à présent, sont devant nous et qui, bientôt, se montreront quasiment infinis.

    Là nous serons tous au pied du mur et ce sera à chacun d'entre nous de contempler sa propre valeur, sa valeur propre.

     

    THEURIC

     

  • Réflexions multiples sur la géopolitique et réfutation d'un risque de complôt ainsi que de la théorie du complôt.

     Pardonnez moi pour mes difficultés à apprivoiser des traitements de textes parfois désinvoltes.

    C'est le texte le plus osé que je vous présente là, osé parce que j'y avance un certain nombre de prédictions qu'en vrai personne ne pourrait être dans la capacité d'en vérifier la véracité, hormis le temps et les événements qui le jalonnent et ponctuent.

          C'est, en effet, sur de la pure prédictivité qu'il s'appuie, ceci sur l'idée, toutefois, que lors de l'effondrement de l'économie-monde et la disparition, sous une forme ou une autre, de notre mentor et maître, les États-Unis-d'Amérique, quatre mouvements contradictoires se feront montre :

        1)Un mouvement centrifuge de rejet de l'Union-Européenne situé surtout dans le sud européen ainsi qu'en Angleterre et dans une moindre mesure en France ;

       2)Un mouvement centripète de continuation de l'intégration européenne situé dans ce qui fut, autrefois, les empires centraux d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie ;

          3) Une crainte, voire une haine de la Russie toujours persistant dans les pays restés plus de quarante ans sous le joug de l'U.R.S.S. ;

        4) Les réalités géographiques et politiques qu'aucun acteur ne peut oublier sauf à se retrouver dans des situations ingérables, ce qui est largement possible étant donné la perte d'habitude que peuvent avoir les hommes et femmes politiques d'Europe pour tout ce qui concerne ces réalités, accoutumés qu'ils sont d'obéir et suivre les recommandations et injonction de notre seigneur et maître états-unien.

    Je vais donc penser la rupture que peut représenter la faillite universelle, rupture de ce que qu'il s'en dit, ou ne s'en dit pas, dans les médiats officiels ou non.

    Je part du postulat que ce seront surtout les élites européenne qui seront le plus affectés par cet effondrement mondial, élites économiques, médiatiques et politiques surtout et cet effroi les poussera à prendre des mesures hasardeuses contraires à leurs réels intérêts quand elles en prendrons, surtout la ruine des banques et de l'euro créera une situation possiblement explosive dans certaines nations qui contraindra leur gouvernement, sans réelle capacité de maintient de l'ordre, à prendre des mesures en divergence d'avec l'Union-Européenne, Union elle-même risquant fort d'écarter ces pays leur semblant dangereux.

    Je ne pense pas que la fin de l'économie-monde sera le fait de complotistes géniaux, américains, européens, saoudiens, israéliens, chinois ou autres, la situation est, à mon sens, bien pire puisque je considère et m'est logique que plus personne ne maîtrise la conjoncture, croire en l'existence de manipulateurs qui seraient responsables de ce qu'il se passe et se passera ne peut, pour moi, représenter la réalité, tout au plus y a-t-il des tentatives, souvent réussie de manœuvres simples, simplistes, de subordinations des élites, de politiques de canonnière économique, de présences de groupes de pressions..., mais de réels manipulateurs de grande envergure, non.

    J'écarte ainsi les questions de complots ainsi que, liée, l'idée imbécile de théorie du complot (il y a eu des complots mais rarement de hautes factures et même le plus souvent imbéciles, voir les événements de la constitution européenne, ils n'ont marché que parce nous sommes dans une période obscurantiste), tous deux sont aussi fantasmatiques l'un que l'autre, le premier pour trois raisons:

    -La première étant ce que j'appelle le « principe de Peter ultime », le principe de Peter étant : « dans une hiérarchie, tout employé aura tendance à s'élever à son niveau d'incompétence (wikipédia) », le principe de Peter ultime pouvant se définir ainsi : « dans une hiérarchie où, au plus haut niveau, l'incompétence domine, ce sont tous les échelons hiérarchiques qui se trouvent progressivement être accaparés par des incompétents », parce que l'incompétent sachant pertinemment qu'il n'est pas à sa place, dans sa crainte réelle ou imaginaire d'être remplacé par plus compétent que lui, fera tout pour chasser tous ceux, au sein de l'échelle inférieur, qui montreraient quelque efficacité que ce soit.

    Croyez-vous vraiment que de telles échelles d'incompétences seraient capables d'un complotisme subtile ?

    -La seconde pourrait se définir ainsi : « Lorsque une transmutation collective inévitable et naturelle est sur le point de se produire, le premier réflexe est d'en nier son existence, sous une forme ou une autre », cela voulant dire que redouter que cet effondrement économique ne soit le fait que de ruses et de plans froidement calculés et subtiles n'est qu'une manière de nier inconsciemment que nul ne commande le dit effondrement, cela ne voulant pas dire qu'il n'y a pas du tout de complots, il peut en survenir de multiples, mais médiocres, ces manœuvres ne pourront pas aboutir à de quelconque résultat, au contraire, elles risqueraient bien d'en aggraver les conditions, surtout pour ces complotistes.

    -La troisième est moins apparente et concerne le « conatus », concept inventé par Spinoza que me fit connaître Frédéric Lordon lors de l'écoute de l'une de ses interventions sur le net et qui dit que « toute chose qui existe effectivement fait l'effort de persévérer dans son être » et une organisation, une union, une idéologie, une société, un état sont de ces choses existantes effectivement.

    Une union d'états telle que l'Union-Européenne est toujours sous-tendue par une idéologie, là le néolibéralisme et la libre concurrence, d'autant plus que l'U.E. n'a pu se développer que grâce au patronage empressé de notre cher Oncle Sam.

    Lorsque l'économie-monde flanchera et que les États-Unis-d'Amérique ne sera plus empire ou même plus rien du tout, se posera la question, pour la gouvernance européenne, si elle veut survivre et faire survivre l'U.E. dans son actuelle conformité, de deux impossibles choix cornéliens, contradictoires et irréalisables :

    A) Soit de faire un coup d'état légaliste (elles en est habituée) ou armé pour préserver son hégémonie mais elle n'en a pas les moyens : le coût de ce type de manœuvres est élevé  surtout dans plusieurs pays à la fois, l'Europe manque de forces armées et il faudrait contrôler les citoyens surtout sud-européens, or les banque européennes et l'euro seront, à ce moment là, très très mal en point si se n'est faillis, l'Europe ayant une politique de comptable, le coût exorbitant que représente un coup de force le lui rendrait odieux ;

           B) Soit d'abandonner l'idéologie qui soutenait cette union puisque les U.S.A. et le dollar n'existeront plus, au moins en tant que quelconque puissance, cela voudrait dire de se débarrasser de l'ensemble des textes pseudo-constitutionnels qui structurent l'Union-Européenne, donc de faire disparaître de fait l'U.E. elle-même, ce qui ne pourrait être, pour la gouvernance européenne, qu'une décision "non-conatus" et dès lors impossible.

    C'est pourquoi, placée devant cette double impossibilité, un coup d'état sans puissance réelle et onéreux ou renier tout le dogmatisme qui en fait son ossature, la gouvernance européenne se montrera inactive et seuls les gouvernements de chaque pays déciderons.

    C'est pourquoi, aussi, je pense que pas grande décision ne sera prise, encore moins le moindre complot, peut-être de vaines tentatives, des techniques publicitaires seront utilisées, les médiats rabâcheront leurs formules pro-européennes, tous les moyens médiatiques seront mis à contribution (nous connaissons leur efficacité depuis le référendum sur la constitution européenne de 2005) mais, quoi qu'il en soit, tous ces décideurs, à de rares exceptions près, seront pris de stupeur, ne sachant plus quoi faire et les événements se suivrons sans que grand monde ne décide de quoi que ce soit.

    C'est pourquoi également je pense que ce seront les circonstances qui se chargeront de mener la barque, le courant du fleuve du temps, plutôt que des décisions mûrement réfléchies, pesées et soupesées, la seule chose que les hommes et femmes politiques les plus subtiles se devront de faire, parce que ne pouvant pas faire autrement, ce sera d'épouser le déroulement de ces circonstances puis, si ils en ont l'intelligence, d'en infléchir tout doucement le cours.

    C'est pourquoi, enfin, je pense qu'il y aura scission de l'Union-Européenne, scission dont nous voyons les prémisses un peu partout en U.E..

    Et ne croyez pas que des complotistes se cachent en Amérique, les américains auront déjà fort à faire avec leur propre pays et peuple, quand aux banquiers, ceux qui n'aurons pas fuit avant, et ils sont déjà nombreux à l'avoir fait, seront dans l'incapacité d'agir de quelque manière que ce soit, si ils ne se retrouvent pas emprisonnés avant.

    Quand à la théorie du complot, elle part du principe que les américains et tout ceux qui les représentes ne sont que de pures anges bien incapables de susciter la moindre malveillance et manipulation ce qui ne peut être que pure foutaise, surtout si nous comprenons les U.S.A. comme étant un empire conscient, depuis vingt ans, d'être aux abois de sa mort prochaine et si nous saisissons de ce que peuvent être les jeux et enjeux politiques.



    Voici donc ce que je pense de la question complotiste, cela pour vous expliquer que la disparition de l'Union-Européenne peut être fortement envisagée, je n'imagine pas que cette équipe de bras-cassés non-élus puisse nous mitonner quelque plans machiavéliques qui lui permettraient sa survie, imagineriez-vous, vous, un Barroso capable de cela ?

    Je le dis et le répète, en ces choses personne ne peut être sûr de rien, nous pourrions imaginer, par exemple, une Union-Européenne se délitant tout doucement jusqu'à ressembler à quelque chose comme le Saint-Empire-Romain-Germanique finissant du XVIII° siècle mais là encore je n'y crois guère... .

    Voyons maintenant quelle forme peut prendre cette disparition mais entre temps je vais vous entretenir de la Russie, du Proche-Orient et des U.S.A. :

     

    D'ici très peu de temps, dans une période où, dans le même temps, vont se cristalliser, dans le monde, toutes sortes de relations inter-étatiques déjà en situations d'ébauches , nous verrons naître de nouvelles configurations européennes et mondiales auxquelles nous ne sommes que peu habitués.

    La fin de l'économie-monde et, peut-être totalement du néolibéralisme qui en sous tend le simpliste dogme, ce sophisme; la disparition de la comptabilité politique qui ne montre, de réalité, que celle des seuls chiffres en omettant les réelles lois de la politique; l'effondrement économique états-unien et anglais qui, ironie de l'histoire, nous libérera d'une Allemagne, paraissant toute-puissance de sa doxa d'un euro fort, par la chute de ses banques dans le même temps que celles anglo-saxonnes en une étrange compulsion de répétitivité: les anglais nous sauveront de la définitive ruine en se sauvant eux-même par leur faillite et en nous sauvant de l'emprise psychologique de l'Allemagne par cette déconfiture; l'éclatement, enfin, de la zone euro et sûrement de l'Union-Européenne en raison de la trop grande révérence des gouvernances européennes autant aux États-Unis-d'Amérique qu'aux dogmatismes béats d'une libre concurrence de tous contre tous devenue délirante et débilitante feront, en Europe, les causes de transformations fulgurantes des relations que les divers pays de cette région entretiennent les uns, les autres, ce sera le retour aux complexités réelles qu'est la politique autant dans ses principes que dans son formalisme.

    Sous quelle forme?

    Il est pour le moins ardu de définir précisément par avance quelles seront ces transformations mais, pour autant, il nous est possible d’entrapercevoir les mouvements naturels qui traversent dores et déjà les relations entre les pays de l'U.E..

    L'histoire, la géographie, la politique nous en éclaire en effet la trame et les lignes de fractures, pas toujours si anciennes que cela, nous en délimitent les tracés.

    Ces failles sont au nombre de quatre mais avant de les énumérer je voudrais faire une longue aparté:

    N'oublions que l'Europe n'est pas seule (je sais, c'est une évidence), au nord la Russie, au sud méditerranéen, le Maghreb et au-delà l'Afrique-Subsaharienne, à l'est, le Proche-Orient ainsi que les immenses portions de l'est eurasiatique dont l'Europe n'est que l'infime occident et enfin, au large de l'Océan Atlantique, les États-Unis-d'Amérique, le Canada et les pays d'Amérique du Sud, toutes ces régions sont, à des degrés divers, pas toujours pour des raisons de proximité, nos voisins.

    Ainsi:

    La Russie, par exemple, a absolument besoin d'un grand bassin méditerranéen relativement apaisé, des Balkans à l'Angleterre, autant pour des questions militaires que pour le négoce, d'autant plus que le canal de Suez, le détroit de Gibraltar et le passage de la Mer Noir à la Mer méditerranée par la Turquie vont, dans peu de temps (et peut-être déjà, voir les événements Syriens), représenter un enjeu géostratégique de première importance, les climatologues de ce pays ayant pronostiqué un refroidissement climatique au moins pour les cinquante ans à venir, les ports des mers nordiques seront pour eux, le pensent-ils et moi aussi, probablement, ad minima, pour partie bloqués par les glaces et pas seulement en hiver, la reprise en main de l'Ukraine par les russes répond à ces deux impératifs: offrir un allié objectif en Mer Noir ainsi qu'un ou plusieurs ports (?), et conserver ce "grenier à grain" qu'est ce pays en prévision des intempéries futures.

    La Turquie également a amorcé une refondation de sa stratégie d'ensemble avec, central, les tensions préexistante avec l'Iran (qui peuvent d’apaiser et nous pourrions même voir des accords d'échange entre ces deux nations) et leur frontière communes avec l'Irak, c'est pourquoi la Russie aura besoin de s'allier avec des pays balkaniques, slaves ou pas, plus ou moins vassalisés, en tant qu'états tampons d'avec la Turquie pour franchir sans trop de risque l'étroit passage du détroit du Bosphore entre les mers Noir et méditerranéenne, en ces choses, toujours prévoir à l'avance les déconvenues éventuelles.

    Dès à présent un jeu géopolitique compliqué et enchevêtré se joue au Proche-orient depuis le retrait, même relatif, depuis peu de temps des armées américaines de cette région, la confrontation des islams Chiites et Sunnites n'en n'est pas moins l'une des causes et les manœuvres turques, iraniennes, israélienne, russes et saoudiennes y sont centraux (les européens ne sont plus que des pions ballottés par des américains agonisants et des alliés arabiques encombrants mais riches), les enjeux en sont la main-mise autant des champs pétroliers de la régions que le contrôle des flux commerciaux.

    Je suppute que les alliances, discrète ou formelles qui s'effectuent dans cette région risquent d'être bouleversées lorsque l'Oncle Sam sera, de manière formelle, hors d'état d'y jouer un quelconque rôle.

    Je passe rapidement sur Israël, il semble définitivement intégré à la région et contribue à la complexité des relations entre les états.

    La déstabilisation nord-africaine, de l’Égypte à l'Algérie, le Maroc étant lui stabilisé grâce à son roi, rend cette région naturellement instable, c'est pourquoi nos troupes se trouvent au Mali et en Centrafrique, il ne faut pas que ces désordres s'étendent au-delà en risquant de perturber encore plus le Maghreb (faut-il que les gouvernants européens soient d'une sottise crasse pour ne pas comprendre cela, en ne faisant que verser de l'argent sans envoyer de troupes sur place, celles venant de nations africaines n'étant pas toujours suffisamment sûres, ou bien, pire, que l'éloignement géographique, dès passé le Rhin, fasse que ces politiques s'en moquent, quoi qu'il en soit, cela rend visible ce que je pronostique, soit la partition de l'Union-Européenne, les pays du nord nous montrant ainsi définitivement leur désolidarité d'avec le sud, pourtant la stabilité de la Méditerranée est cruciale pour l'Europe, nous pouvons aussi nous demander si la main de pays de la péninsule arabique et l’entregent U.S. n'y serait pas pour rien, ah, cette alliance folle que Monsieur Sarkozy a conclu avec le Qatar et dont Monsieur Hollande voudrait bien se débarrasser, enfin je l'espère).

    Outre-Atlantique, le délitement états-uniens peut prendre bien des formes : guerre civile, délitement définitif, coup d'état, séparation des états dans une relative paix ou processus plus complexe faisant intervenir au moins ces quatre composants, toujours est-il que c'est ce pays pour qui j'ai les interrogations les plus nombreuses, non pas que j'aie à ma disposition moins d'informations qu'en ce qui concerne les autres régions du monde, tout au contraire, mais parce que ce pays a encore en main bien des ressources et des intérêts dont dépendra le futur mondial suivant son effondrement.



    Voyons maintenant les failles dont je vous ai entretenu plus haut et qui, je le pense, risquent fort de se transformer en nouvelles frontières européennes:

    -L'arc atlantico-méditerranéen : il comprendrait, d'est en ouest, la Grèce, l'Italie, la France, l'Espagne, le Portugal, l'Angleterre et l’Irlande plus, peut-être, Malte, la Belgique francophone et quelques nations à l'est de l'Adriatique, voire la Hollande et/ou la Pologne.

    Cataloguée sottement comme la plus pauvre d'Europe, hormis l'Angleterre (et encore) qui pourrait quitter l'Europe de son propre chef, bousculée par les plans économiques absurdes et contre-productifs, assujetties plus que toutes autres aux diktats de l'U.E., dédaignée de plus en plus par l'Europe du nord, elle risque d'être rejetée par le reste du continent dans la crainte que ses difficultés n'en entraîne le reste de l'union.

    Aucun de ces pays ne voudra renouveler l'expérience de l'U.E., c'est pourquoi je ne l'appelle juste qu'arc atlantico-méditerranéen mais les accords, bien que moins formels, qu'ils pourraient s'y passer risquent bien d'être, et de beaucoup, plus solide que ceux de l'Union-Européenne d'aujourd'hui.

    En réalité ce long corridor maritime est, potentiellement, la région la plus riche d'Europe en raison des nombreux atouts dont elle est doté, sa place géostratégique maritime de premier choix autant en Atlantique, en Méditerranée que dans tous les océans de part les territoires français et le Commonwealth Britannique, les langues qui y sont parlées : l'anglais, le français, l'espagnole, le portugais, voire le grecque restant toujours langue savante qui sont, à elles toutes, les langues universelles, les relations historiques plus ou moins formelles avec de très nombreux pays de tous les continents, le taux de natalité en France comme en Angleterre, la puissance agricole, sauf en Angleterre, il est vrai, le nombre de gens bien formés pour l'instant largement sous employés, je suis sûr que bien des personnes compétentes trouveront une liste infinie de ressources à ce que pourrait être cet arc atlantico-méditerranéen.

    -La fédération scandinave : Norvège, Suède, Finlande, avec ou sans le Groenland, l’Islande et le Danemark, pouvant devenir une confédération nordique avec l'intégration des pays Baltes, Estonie, Lettonie, Lituanie.

    Ces pays me sont le plus inconnus.

    Cette fédération ou confédération aurait pour voisins l'immense Russie à l'est et l'infinie océane à l'ouest, la glace au nord et au sud le Royaume-Uni, la Pologne et l'Allemagne et au-delà de l'océan, le Canada.

    Je ne serais pas étonné que ces pays prennent leur indépendance de l'Europe lors de la survenue de cette bientôt crise, les problèmes européens devenant pour eux insurmontables.

    Hormis le pétrole et la pêche, cette région ne semble pas représenter un enjeu stratégique majeur et les pays la composant auraient raison de se regrouper, bon an, mal an, ces peuples semblent avoir une pensée et une histoire commune et éloignées de ce qu'elles peuvent être dans le sud européen.

    En revanche, des accords plus ou moins formels pourraient se faire avec l'arc atlantico-méditerranéen.

    -L'union d'Europe centrale : je postule que les pays centre-européens, lors du véritable choc et stress que représentera l'effondrement de notre économie aura pour réflexe de continuer l'expérience qu'est l'Union-Européenne en retrouvant une sorte de quand-à-soi avec, central, les pays germanophones, Allemagne et Autriche, ainsi que l'ensemble des nations qui composaient autrefois l'Autriche-Hongrie soit tous les pays de l'Europe central sauf sûrement la Pologne et sauf peut-être aussi l'Albanie, la Roumanie, la Moldavie, la Bulgarie et la Serbie, certains s'intégrant à l'arc atlantico-méditerranéen, d'autres se plaçant sous le protectorat russe.

    Paradoxalement ce centre-européen risque fort de devenir à la longue le plus pauvre d'Europe, le vieillissement de toutes ses populations, son conformisme à la doxa néolibérale, sa faiblesse militaire et dès lors politique, son faible débouché maritime, sa faiblesse agricole, la concurrence que chaque pays y exerce sur les autres, la propension naturelle de l'Allemagne à la domination, le banditisme quasiment culturel de certains états de l'est-européen, les lois déjà érigée de l'Union-Européenne vont progressivement y étouffer tout dynamisme.

    -Les états côtiers de l'ouest de la Mer Noire : je me suis demandé comment les Moldavie, Roumanie, Bulgarie ainsi que les Serbie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et tous les autres pays balkaniques réagiront lors de l'effondrement de l'économie-monde.

    Intégration à l'Union-d'Europe-Central, à l'arc atlantico-méditerranéen ou l'indépendance, leur choix seront multiples mais une quatrième possibilité doit aussi être mise au débat : la mise en dépendance de l'un ou plusieurs de ces états par la Russie.

    Pour les mêmes raisons que pour sa main mise sur l'Ukraine, la Russie à un besoin vitale d'avoir les coudées franches en Mer Noire et quel meilleurs moment, pour celle-ci, que celui où l'Europe toute entière sera plongée dans la pénombre de la fin du monde de son élite par la disparition de son seigneur étasunien pour prendre la maîtrise directe ou indirecte de cette région, du-moins de certains de ses pays ?

     De multiples moyens peuvent être employés comme acheter leurs dirigeants et/ou les peuples grâce au gaz et au pétrole dont la Russie est pourvue, faire faire une agitation anti Union-Européenne par quelque groupe affiliés, déstabiliser les partis politiques les plus ouvertement pro U.E., les obliger à se réunir, sous une forme ou une autre, quitte même à se que ces pays désignent eux-mêmes le type de gouvernance, ..., les possibilités russes sont très nombreuses, d'autant plus que le désordre dans l'Union sera important et l'affaiblissement de ses élites tangible.

     



    Je finirais ce texte par trois points :

    Ce n'est pas le moment de se précipiter, chacun d'entre nous doit bien prendre le temps de réfléchir à ce qu'il doit faire, bien soupeser l'ensemble des facteurs, comme je l'ai déjà écrit, les événements seront sous peu extrêmement rapides, c'est pourquoi nous devons, pour l'instant, le plus possible évaluer tous les éléments, ce sera quand ces événements seront devant notre porte que l'action pourrait se faire.

    Mais, avant toute chose, ce qu'il nous manque c'est d'un substrat théorique complet, complexe et contradictoire qui nous permettrait de  pénétrer et concevoir autant notre (prochaine) époque que nos propres décisions, ce sera là, en réalité, notre principale faiblesse.

    Hormis l'arc atlantico-méditerranéen, les réels alliés de la France sont l'Inde, le Japon et la Russie, le reste dépendra des conjonctures.

    Je doute en revanche de la sincérité des pays du golfe.



    THEURIC



     

  • Petit avis sur une petite affaire.

    Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais la petite escapade nocturne de notre Président de la République n'est pas pour me déplaire, eh oui, c'est aussi ça la France.

    C'est vrai, je m'étais promis de ne pas commenter l'actualité mais en entendant cette belle âme qu'est Monsieur Jean-François Copé, je n'ai pu résister à prendre, non pas la plume, mais le clavier.

    Enfin, enfin, enfin nous quittons la vulgaire fièvre de ce pro-américanisme primaire, ce pauvre puritanisme grossier qui empoisonne les esprits de ses préceptes nauséeux pendant que ces messieurs de wall street et d'ailleurs se gobergent de nos sous au nom du dieu dollar.

    Il ne faut pas fumer, c'est mal, un président ne doit pas recevoir quelques caresses labiales d'une petite secrétaire, c'est mal, de créer une sécurité-sociale à l'américaine, c'est mal, mais déclarer une guerre en mentant, c'est bien, en envoyant des jeunes gens tuer et se faire tuer pour rien si ce n'est en raison de calculs imbéciles, c'est bien, espionner l'O.N.U. qui se trouve sur leur sol, c'est bien, d'espionner les peuples du monde entier c'est bien, et c'est ça, ce pays déjanté où le peuple n'a plus le droit que de crever, de maladie et ruiné, où les seules personnes ayant compris ce qu'il se passe vraiment ne sont pas écouté (ici non plus), d'où on ponctionne jusqu'à la moindre peccadille d'euro en faisant les gros yeux à nos gouvernants: "si vous bougez, on vous ruine", d'où l'or allemand a disparu et d'où, surtout, viennent les délires économico-mystiques  qui vont sous peu tous nous ruiner, et c'est ce pays là dont s'inspirent nos pauvres néolibéraux sans cervelle, et c'est de leur langue d'un pauvre anglais que tout le monde parle et qui s'égraine à longueur de rue sur les devantures de boutiques.

    Les titres de films et de feuilletons américains ne sont même plus traduit, où en sommes-nous arrivés.

    Et vous acceptez cela!

    Et personne ne dit  rien!

    Et tout le monde trouve ça normal!

    Alors oui, Monsieur le Président de la République Française, Monsieur François Hollande, alors oui, mille fois merci d'avoir été pris en photo par un malotru de presse de caniveau et j'espère tout votre bonheur avec cette dame.

    Maintenant nous savons qui vous êtes, un homme comme un autre!

    Un homme normal qui aime le vin et la bonne chair, qui va voir sa maitresse la nuit tombée, qui ose aller dans un pays où règne la guerre à l'occasion de la mort de deux soldats et non pas qui va courir comme seul plaisir, qui demande à ses adhérents de rembourser ses propres mécomptes, va faire une conférence payée par et pour Goldman Sachs (il aurait pu rembourser ses dettes) et va vendre l'or de son pays aux américains au plus bas prix!

    Soyez comme Henri IV, Monsieur Hollande, lui qui disait que: "jusqu'à quarante ans j'ai cru que ce n'était qu'un os"!

    C'est tout ce que je vous souhaite.

    Et haro sur cette bien-pensance dégoulinante dont on nous tartine les miasmes à longueur de temps, d'onde et de mœurs, et haro sur tous ces hurluberlus qui prennent pour argent comptant les théories fumeuses du libre-échange absolu venant de l'oncle Sam, qui nous sont bassinées par tant de médiats et pourrissent les économies européennes après celles des américains, et haro sur ces feuilletons débiles, ces reportages dérisoires, ces émissions crétines qui viennent d'Amérique, ou pire, sont copiés ici.

    La France ce n'est pas l'Amérique, l'Europe ce n'est pas l'Amérique, en France je parle le français, sauf aux étrangers, bien sûr...

    ...Et honni soit qui mal y pense!



    THEURIC

  • Aphorismes!

    Bonne année.


    L'obscurantisme, "état d'esprit réfractaire à la raison et au progrès" comme la défini Monsieur Pierre Grou, est le plus grand danger que nous nous devons de vaincre, le plus grand parce qu'il se loge au fin fond de tous les esprits, il s'y est incrusté et, ce, dans toutes les strates de l'échelle sociale, c'est lui qui peut nous mener à tous les cataclysmes.

    L'histoire ne donne que rarement des leçons, quand elle le fait personne n'écoute, ensuite tout le monde a oublié.

    Un mensonge répété fini toujours par être cru par le menteur lui-même, c’est le piège du mensonge d’état.


    Le contrôle des citoyens coûte cher quelque soit les moyens employés, c’est pourquoi toutes dictatures finissent toujours par s’effondrer, ruinées.


    Il y a un pas entre une idéologie et son suivit dogmatique, le principe de réalité rappelle toujours à l’ordre le dirigeant ou le renverse.


    Les magistrales avancées technologiques actuelles font oublier que tous systèmes trop complexes (et parfois simples) deviennent sensibles aux conditions initiales, c’est à dire chaotiques, comme la météo, vouloir faire contrôle de la population grâce à l’informatique, quelque soit la puissance de calcul, rendra ce contrôle impuissant: un facteur crucial sera toujours oublié, ou ignoré.

    L'illusion totalitaire c'est de croire pouvoir tout contrôler, cela ne dure qu'un temps, contrôler tout le temps épuise et, progressivement, des espaces d'éventualités se libèrent, puis de possibilités, de faisabilités, enfin le peuple s'émancipe et chasse cette caste éreintée.


    Ne pas confondre technologie, science appliquée, science de la recherche (on peut ne rien trouver) et science fondamentale, c’est cette dernière qui nous manque parce que c’est essentiellement elle qui répond aux paradoxes, et les paradoxes font légions aujourd’hui, surtout en science.

    La réflexion en science politique est le fait de philosophes, qu'en est-il de la politique et de la science?


    Croire que nous sommes arrivés à la limite ultime de nos capacités de découvertes c’est être sûr qu’aujourd’hui plus rien ne peut évoluer, or tout, naturellement, évolue, même nos croyances, beau paradoxe, non?

    Un paradoxe est une vérité en devenir.


    Une société dominée par les femmes est de même nature qu’une société dominée par les hommes, violente, quand cette domination féminine ne se fait que pour la base de la société et non pas pour son élite c'est un mensonge et une manipulation, dès lors celle-ci ne peut que revenir en arrière parce que ce n’était qu’un moyen de contrôle.

    Nier les différences physiques entre l'homme et la femme est stupide, nier  les différences psychologiques entre l'homme et la femme, bien qu'à la mode, est aussi stupide, nier que l'intelligence est asexués est encore stupide, c'est là que se trouve le seul ferment pour une égalité homme-femme mais il est de taille.

    La domination de l'homme sur la femme ou la domination de la femme sur l'homme rend toute société instable et violente en raison de la frustration que cela induit chez la femme ou l'homme, mais l'égalité homme-femme générera, avec le temps, une spécialisation sexuée des métiers.

    Toute hiérarchisation est comme une échelle quasiment infinie, il y a toujours des barreaux au-dessus et des barreaux en-dessous, l'égalité des droits c'est bien, cela empêche, par la loi, que le malfaisant n'écrase le plus faible, quand le droit ne remplit plus cette fonction c'est l'un des signes des dysfonctionnements sociaux et de l'affaiblissement de la puissance publique, la crise en signera son rétablissement ou l’éclatement de l'état.

    Toutes dominations emploient trois subterfuges sous des formes parfois subtiles, parfois vulgaires:

    -La féminisation de l'homme;

    -L'infantilisation de l'homme ou de la femme;

    -L'animalisation de l'homme ou de la femme.

    Quand on y songe, la publicité infantilise souvent et les extrêmes droites animalisent, seuls les enfants croient en la dualité du bien et du mal, les adultes, non.


    Une morale trop rigide rend pervers parce qu’il n’est pas possible d’obéir à tous les préceptes puisque ne pas s’y plier est un péché et s’y plier part trop empêche l’esprit de s’élever, le frustre, ça s’appelle une double contrainte, là inconsciente.


    La recherche d’harmonie des contraires et l’inter-contrôle, ne serait-ce donc pas là la solution plutôt que de croire en la toute puissance d’une main invisible, invisible ou irréelle?


    Prendre un outil, l’informatique en exemple, pour plus qu’il n'est, n’est-ce pas être animiste?

    En politique, tout manipulateur l'est parce qu'il est manipulable, tout manipulateur se devrait de se demandé par qui il est manipulé et, si il le sait, si celui qui le manipule n'est pas manipulé lui-même et par qui, parce que quand la situation aura changé, ce sera toujours ceux de ces manipulateurs qui sont au bas de l'échelle qui subiront les foudres de leurs anciennes victimes, ce ne sont que des fusibles facilement remplaçables.

    Un pouvoir est comme un fruit, il ne tombe que quand il est mûr.

    Tout pouvoir s'adosse aux savoirs, lorsque le pouvoir est ignorant ou s'est part trop contenté de la spécialité de l'air du temps il sera remplacé quand l'époque le nécessitera.

    Quand un pouvoir politique n'a plus de moyen de décision et d'action alors, pour exister, il fait n'importe quoi, comme une poule, il pond, quel est le pire des tourments que d'avoir le sentiment de ne servir à rien?

    Tout extrémiste oublie souvent, mais pas toujours, qu'il y aura éternellement plus extrémiste que lui et que cet extrémiste sera à jamais son seul et véritable ennemi, c'est pourquoi l'histoire est ponctué de petits meurtres entre amis de mêmes familles.

    C'est par amour de son humanité que l'extrémiste tue, du-moins le dit-il.

    Des médiats, ce n'est jamais ce qu'il s'y dit qui importe mais ce qui ne s'y dit pas, ou si peu, là est la réelle information.

    Les maffias ne font jamais que ce que font bien d'autres, de l'argent, avec, peut-être, un petit peu plus de violence.

    Un accord entre des états ne vaut que ce qu'il vaut, celui de l'intérêt des états, lorsque cet intérêt n'y est plus, même pour un seul de ces états, alors l'accord n'a plus de raison d'être, même pour un seul de ces états.

    Pour assoir sa domination il est toujours possible pour un pouvoir de désigner un bouc émissaire, le montrer ou même le faire venir, mais cela signe tragiquement sa faiblesse.

    Pour lutter contre une opposition puissante, un pouvoir affaibli peut avoir la tentation d'aider au développement d'une autre opposition, minoritaire mais plus immodérée, jusqu'à ce que cette nouvelle opposition devienne plus dangereuse que la précédente ou prenne le pouvoir.

    Une idéologie est comme une chemise, quand elle est vieillissante il ne sert à rien de la rapiécer, sauf à vivre en haillons il faut la remplacer, mais cela coûte.

    La seule puissance politique qui vaille c'est la démocratie, qu'on y songe, elle est économe puisqu'il n'y a pas besoin d'un contrôle politique et policier onéreux de ses habitants, elle est gracieuse puisque elle permet à chacun de vivre décemment, elle est protectrice puisque elle a la médecine, les forces de l'ordre et l'armée du peuple pour protéger le peuple, elle responsabilise chacun par les droits de tous rendus par les devoirs nécessaires, elles affaiblit les pouvoirs dangereux comme ceux de la finance, elle permet la liberté de penser par la liberté de débattre, elle est vertueuse en raison du remplacement continuel des représentants du peuple par des élections non truqués, non manipulés, elle est avantageuse pour chacun puisque elle permet à chacun de bénéficier de services publiques de qualités placés hors tous processus concurrentiels et sous le contrôle de l'état, elle est riche et fait la richesse des pays parce qu'elle seule permet aux classes moyennes de s'épanouir, enfin c'est la seule gouvernance que peut craindre tous ses ennemis, parasites néolibéraux et gouvernances abjectes, c'est pourquoi ils la combattent...    ...Et aujourd'hui ils la combattent en se faisant passer pour elle; la démocratie ce sont des formalismes! Tous ses ennemis peuvent se reconnaître, tous disent, sans aucune exception, que ces formalismes sont dépassés, vieillots, démodés, de la séparation des pouvoirs à l'impossibilité de voter des lois rétroactives, de l'état de droit à l'interdiction de tout groupe de pression au sein de toute institution, de nous faire croire à la fin de la sécurité sociale ou de ce que nous aurions vécu au-dessus de moyens qu'eux-mêmes nous ont confisqués, ..., etc,... , ils sont là ces ennemis de la démocratie, vulgaires, et peuvent être reconnus par ce qu'ils disent et font.

    Il est sagesse, pour un pouvoir politique, de se plier aux désidératas d'une autre puissance plus puissante que lui et d'oublier le peuple, mais lorsque cette puissance s'atténue, il est folie de se plier encore à ses exigences parce que, à ce moment là, le peuple aura le dernier mot.

    Un pays est comme un navire, plus il est petit, plus rapide pourra se faire un changement de cap.

    La violence d'un pouvoir montre toujours sa faiblesse, quelle que puisse être cette violence, quel que puisse être ce pouvoir.

    Il est dit que: "quand le sage montre la Lune l'imbécile regarde le doigt"; j'y rajoute: "quand le manipulateur montre la Lune il est bon de se demander pourquoi".

    Il est normal que dans les hautes fonctions politiques il y ait des silences et des mensonges, en revanche lorsque ces hautes fonctions politiques se mettent à se justifier, alors l'heure est grave.

    Un pouvoir n'a de limite que celle que le peuple lui confère, quel que soit ce pouvoir, mais encore faut-il lui donner à temps ses limites.

    Un pouvoir sans limitation est toujours voué à sa disparition en entrainant à sa suite tout ce qui est sous sa domination.

    Un pouvoir est toujours collectif, n'est que relatif et en vrai limité, il ne concerne pas seulement que la politique, loin de là, bien qu'elle soit la plus puissante, ainsi il est de ces pouvoirs qui sont ignorés par ceux-là même qui les détiennent.

    Pouvoir veut dire pouvoir, pas nécessairement intelligence, la sottise fit plus pour la disparition des empires que tout autre chose.

    Il n'existe plus, pour l'instant, de parti de gauche, ou alors vaguement centre.

    La gauche d'aujourd'hui est simplement républicain-démocrate mais il faut maintenant définir ce que c'est.

    En temps de crise il y a deux choix, soit s'obstiner dans ce qui fut sa cause, le plus facile, soit oser l'inconnu de la nouveauté, le plus difficile, notre condition humaine nous contraint souvent à la paresse, elle n'est jamais une solution mais elle paraît tellement l'être.

    Une crise est toujours le résultat d'un aveuglement, les petits arrangement avec les principes rendent aveugle et les petits arrangements s'additionnent aux petits arrangements, infiniment.

    Ce n'est pas tant le moment de la survenue d'une crise qui est grave mais sa suite.

    Ô ces braves gens déclarant n'avoir pas vu survenir la crise, pourtant ils furent prévenus, parfois par des savants renommés, mais ils n'écoutèrent, hormis eux-mêmes, que les sirènes leur contant que les récits délicieux de la suave béatitude de leurs géniales décisions, ceux qui disaient que tout allait mal gênaient cette transcendance.

    C'est étrange, ce seraient les mêmes, imbéciles, qui conduisent leurs propres économies, et les nôtres, à la ruine et seraient, dans le même temps, des génies fomentant des plans réussis de manipulations complexes, seraient-ce des crétins géniaux ou de géniaux crétins?

    Nos élus détestent les crises mais font tout pour nous y conduire.

    Lors d'une crise quand l'homme politique en parle peu c'est que la situation n'est pas trop grave, quand il dit que la crise est derrière nous c'est que la situation est grave, mais si l'homme politique confirme l'existence de la crise c'est que la situation est extrêmement grave.

    L'ennui des crises ce n'est pas tant les problèmes qu'elles posent que la difficulté d'y trouver des réponses efficaces.

    Considérer l'argent comme un bien, quelle drôle d'affaire, non, il est la représentation d'un bien potentiel, nuance.

    La gouvernance européenne fait toutes les erreurs possibles et imaginables, à croire qu'elle n'aime pas l'Union-Européenne.

    Je ne crois pas les hommes et femmes politiques anges ou démons, je crois qu'ils sont d'abord et avant toute chose hommes et femmes, comme nous.

    Comment est considéré le nouveau chômeur par celui qui a donné l'ordre de son licenciement, au-loin, de son bureau, comme un homme?

    Verse-t-il une larme pour l'enfant atteint d'une maladie orpheline même si c'était l'enfant de l'homme mis plus tôt au chômage?

    Avoir des monceaux d'argent à ne plus savoir qu'en faire, le hasarder dans des placements à risques, tout perdre et après?

    Lorsque un pouvoir politique ne peut être que contraint par un ou plusieurs pouvoirs puissants se trouvant dans un processus de délabrement il doit attendre, ce processus arrivera toujours à son terme, mais quand ce processus arrive à son point de non retour, le pouvoir politique se doit d'agir avec la plus grande célérité et sévérité afin de reprendre son indépendance, il se devra d'être impitoyable pour ceux qui représentaient cet ou ces anciens pouvoirs puissants, fut-il en accointance passé avec eux, son indépendance, voire son pouvoir est à ce prix.

    La démocratie à venir est plus qu'une question d'égalité formelle face à la loi, elle sera celle de l'équilibre des contraires, elles sera plus complexe mais plus solide aussi, aujourd'hui la démocratie souffre de ne plus être égalitaire ni de trouver un quelconque équilibre.

    Refuser les soins médicaux aux malheureux, quelques fussent les causes de ces refus et qui que furent ces malheureux, c'est le risque suicidaire immense que prend l'élite du temps, une pandémie commence toujours au bas de l'échelle sociale mais l'histoire retient l'infinité des morts causée à cette élite.

    La seule richesse d'une nation c'est sa classe moyenne, elle seule pense et achète, les plus pauvres survivent, les plus riches n'ont pas besoin de penser et ne peuvent pas dépenser toutes leurs richesses, trop de pauvres fait trop de riches, trop de riches fait trop de pauvres et ruinent tous pays.

    L’avènement des néolibéraux est logique, depuis longtemps les bourgeois désiraient devenir gentilhomme, à tel point qu'ils en sont devenu aristocrates, à croire qu'ils voudraient finir comme eux.

    Tout ce qui représente un danger pour la société doit impérativement être placé sous l'étroit contrôle de la force publique, voire nationalisé.

    Les frontières sont la peau d'un pays, ouvrir entièrement les frontière c'est écorcher vif le pays, il n'est pas d'exemple de survie d'un écorché vif.

    L'argent représente la richesse mais ne l'est jamais.

    L'argent est une facilité du troc et cela s'appelle l'achat, il est physique donc il existe, l'argent électronique, non physique, n'existe pas et dès lors l'achat n'y est pas possible, il est virtuel et non pas réel.

    Croire au virtuel c'est possible, les enfants croient bien au Père Noël et l'argent virtuel c'est toujours du Père Noël, croire au virtuel c'est être un enfant.

    Quand l'argent créé ne représente plus la richesse réelle la seule chose qu'il peut représenter c'est la croyance en l'existence de cette richesse, quand plus personne n'y croit, la crainte de ne plus avoir d'argent fait que l'on fait semblant d'y croire, jusqu'au moment où il n'y a plus de richesse.

    Rien n'est jamais trop gros pour disparaître, les dinosaures nous le montrent.

    Gens de pouvoir n'ont pas de limite, ou rarement, c'est de la responsabilité des peuples que de leur en conférer une.

    Il est toujours plus rassurant d'être dans l'erreur avec un groupe que d'avoir raison seul, surtout quand ce groupe est important, quelque soit le type d'importance.

    Il peut y avoir un ou plusieurs vainqueurs lors d'une guerre armée, il n'y aura jamais de vainqueur lors d'une guerre économique.

    Chaque empire fait son temps.

    Apprendre c'est bien, comprendre c'est mieux.

    Nous pouvons croire en tout ou en son contraire mais savoir, comprendre, expérimenter, discerner et ressentir c'est tout autre chose.

    Ce n'est pas l'ignorance qui est grave, ce qui est grave c'est de vouloir rester ignorant.

    Ce qui se construit à son pas sera assurément plus durable que toutes bâtisses érigées à la hâte, se précipiter force l'événement et fragilise toute édification, en revanche, lors de toutes circonstance périlleuses il est bon d'accélérer le pas et de la plus ardente nécessité de regarder où l'on marche.

    Nous poursuivons toujours nos idées jusqu'au bout, dans l'erreur et dans la justesse et quelquefois, à la longue, l'erreur se révèle juste et la justesse fausse, seule la réalité du fait nous en montre le résultat.

    Le mot dans sa complexité est maître de la pensée, perdre un mot c'est perdre la possibilité de son sens et perdre un peu le sens du monde, connaître et comprendre les mots, c'est comprendre le monde mais l'ensemble de tous les mots d'une langue ne peut rendre l'infini complexité du monde, il peut juste s'en approcher.

    Un seul exemple:

    Il nous est fait battage, au travers des thèses du G.I.E.C.,  d'un actuel réchauffement climatique cataclysmique dû à la production de gaz à effet de serre d'origine humaine, surtout du gaz carbonique, or peu est fait cas du nombre de climatologues (dits climato-sceptiques) réfutant cette thèse (le W.W.F., lui, parle maintenant de changement climatique, bel échappatoire), le nombre de ces climatologues contestant cette idée s'accroit régulièrement et il en est même ayant démissionné du G.I.E.C. lui-même et nous ne sommes pas informés de ces désistements hormis dans les médias parallèles trouvés sur le net.

    Là où l'analyse devient intéressante c'est que, au vu de ce battage médiatique incessant bien que légèrement décroissant, si l'un de ces climatologues, dit climato-sceptique, venait à changer d'hypothèse et à adopter celle du réchauffement climatique anthropogènique, tous les médiats français ne pourraient pas ne pas s'en faire l'écho.

    Lors, nous pouvons tous percevoir qu'il n'en est rien, aucune information de cette sorte ne nous est parvenue.

    A vous de vous faire votre idée.

    Certes, mes aphorismes vous sont offerts sans que les sujets ne soient vraiment classés, sans qu'il n'y en ait la moindre progression significative mais c'est parce que chacun de ceux-ci est un sujet à lui seul.

    C'est une grille de lecture non exhaustive, une boite à outil non complète, à chacun d'entre-vous d'y puiser et de forger ceux qui vous manquent.

    Mais n'oubliez pas qu'un outil n'a de valeur que dans le temps où il est utile et que chaque outil a sa propre fonction.

     

     

    THEURIC

  • Troisième (et court) appel à une nouvelle renaissance:

    Il n’est pas facile pour quiconque de rechercher des réponses sortant de la ligne idéologique ambiante, du système de valeur collectif, lorsque l’équilibre de la situation d’une époque sur lequel reposait une certaine harmonie relationnelle se rompt depuis tant de temps, et ce quelque soit l’échelle humaine, de la famille au couple, des relations d’amitié jusqu’aux sociétés, des rapports entre pays et même des mouvements communs à l’ensemble de l’humanité, fusse-t-elle de plus de sept milliard.


    Aujourd’hui nous sortons de notre champs idéologique en même temps que celui-ci nous montre sa pleine nocivité, c’est normal, un processus va toujours à son terme, jusqu’à son embrasement suprême et final, nous y sommes.


    Mais quel est, pour peu de temps encore, ce champs idéologique?


    Je l’ai appelé « économisme dogmatique », sa définition en serait: « considérer les préceptes économiques comme ultimes autorités et priorités politiques et sociales avant toute autre considération ».


    C’est pourquoi je considère le communisme comme de même essence que ce néolibéralisme en phase terminale: un économisme d’état comme en U.R.S.S. ou entièrement privé comme aux U.S.A. ne reste que de l’économisme.


    C’est pourquoi, aussi, le parti communiste chinois eu tant de facilité pour s’adapter aux exigences capitalistiques.


    C’est pourquoi, également, le Front de Gauche ne veut pas rejeter l’Union-Européenne mais veut seulement le remanier profondément, ce parti ne peut imaginer la disparition de ce dogme central.


    C’est pourquoi, logiquement, le Front National, discret allié de l'Union-Européenne tant qu'il reste dans l'étroit périmètre qui lui est alloué: pourrir les réels partis réformateurs,  propose un néolibéralisme purement national et que l’U.M.P. peut si facilement s’approcher de ses thèses, l’économisme dogmatique, moribond, entre dans ce dangereux cimetière des idéologies qu’est l’extrême droite.


    C’est pourquoi, enfin, nous percevons bien ce glissement des doctrines de gauche à droite où, dorénavant, l’U.D.I. représente la droite normative, allié à cela par une aile droite du P.S. qui n’ose pas encore franchir le Rubicon de cette rupture et que la gauche du P.S. ainsi que celle anciennement radicale du P.C.F. et du Parti de Gauche se recentrent progressivement pour bientôt ne plus représenter que des élus de notables.


    Le problème de toute utopie, et l'économisme est de puissance première, c’est que celle-ci oublie toujours tel et tel composant psychologique et/ou sociologique: l’être humain, qui, si il est perçu et révélé, si il se perçoit et se révèle tel qu'il est, balaiera comme simple poussière l’illusion qu’a pu représenté la-dite utopie.


    Les dernières en date, toujours d'une sensibilité d'un économisme dogmatique conventionnel, soit le néolibéralisme social et/ou nationaliste, la gouvernance universelle, la décroissance, les radicalismes religieux ou le remboursement éternel à des prêteurs depuis cinq ans ruinés… ne sont que des réponses différentes, inconsistantes et formelles aux même angoisses inconscientes, faussement en opposition, dû à la fin prochaine de ce système prédateur monétariste et financier, derniers représentants utopiques de cette toute puissante idéologie de l'économisme dogmatique.


    Comme au milieu du XIX° siècle, il n’y a pas encore vraiment un renouveau politique avec l’émergence d’une nouvelle gauche mais nous voyons, ça et là, apparaître des mouvements différents tel l’U.P.R. de monsieur François Asselineau et le D.R. de monsieur Nicolas Dupont-Aignan qui représentent tous deux, toutefois, un retour sur des bases arrières, assurément nécessaires.


    En revanche, ce qu’il nous manque cruellement, ce serait la formulation de concepts novateurs grâce auxquels nous pourrions forger de nouvelles institutions, ceci afin de nous adapter au mieux aux véritables bouleversements qui, dès aujourd’hui, montrent leurs exigences mais cela doit être le fait de théoriciens qui dans le calme de leurs demeures et études pourront au mieux en formuler le cadre.


    Nous avons urgemment besoin d'eux, nous entrons en effet dans une ère de rupture et, si nous n’y prenons garde, nous ne serons que ballotés, ne faisant que réagir aux situations sans que nous ne puissions réaliser la porté future de chacune de ces réactions, en des presque réflexes, en piètres décisions.


    De plus, l’extrême fragilité politique et sociale de la France, de l’Union-Européenne et de l’ensemble des pays la composant rend plus dangereux encore le moindre des soubresauts, or c’est à une rupture première que nous devrons nous confronter: la disparition, sous une forme ou une autre, des États-Unis-d’Amérique et l’apparition, déjà avérée, de nouvelles puissances en Amérique-du Sud, en Asie, en Afrique et, pourquoi pas, dans le grand Sud-Pacifique.


    Certes, l’Europe est une colonie américaine et l’euro ressemble furieusement, sous l’aune du dollar, au franc C.F.A., l’obscurantisme crasse de nos élites et contemporains est patent, tout se confond, jusqu'à la sexualité, la masculinité, la féminité en une touchante, imbécile et dangereuse naïveté, les mots et les idées qu’ils embrassent s’oublient et se remplacent souvent par un anglais pauvrement ânonné ou par des raccourcis simplistes, jusqu’à la science qui n’arrive plus à répondre à l'infinité des questions laissé en suspend depuis près de cent ans, qui peut nous dire pourquoi, par exemple, la physique quantique fonctionne ou bien où se trouvent le Charles Darwin ou même le si jeune La Pérouse d’aujourd’hui…?


    Mais nous sommes là à discuter au-travers de nos claviers et écrans, claviers et écrans transcendant les frontières sociales les plus rigides, cet internet, bientôt fragilisé quand les Amériques auront flanché, est de cette révolution là, ce que l’imprimerie permit hier c’est cet informatique connecté par les fils et les ondes qui en fera la continuité: une nouvelle renaissance.



    THEURIC